lundi 30 novembre 2009
RFO :LA DILUTION-DISPARITION PROGRAMMEE PAR FRANCETELEVISIONS
Depuis plusieurs mois, le SPC-CFE.CGC soutient qu’il serait hérésie de diluer - notamment l’information et la rédaction parisiennes de RFO - dans un magma informe intitulé "Info Vidéo X ou ? " et ,ce alors que les plus hauts responsables de l’Etat souhaitent- parce que les populations le réclament- que les Outremers aient au contraire plus de présence sur le territoire national.
La direction de Francetélévisions persiste à ce jour dans son opération 3D :
Dilution
Digestion
Disparition .
Peut-être n’a-t-elle pas entendu le Chef de l’Etat lui-même le rappeler haut et fort en décidant de diffuser France Ô dans tout l’hexagone dès 2010.
Comment imaginer la diffusion d’une chaîne qui n’aurait pas pour cœur l’information ?
Il semble donc urgent aux journalistes du SPC que la Direction de Francetélévisions réécrive sa copie.
vendredi 8 mai 2009
RADIO FRANCE: PAS DE CE UNIQUE.LA DDTE DONNE RAISON A LA CGC
Eh bien voilà ! La DDTE a rejoint la CGC Radio France dans son analyse, en maintenant les CE régionaux comme demandé, tant par écrit que de vive voix… et comme cela a toujours été clamé par le syndicat.
Alors que reste-t-il des attaques de la Direction de Radio France et de certains syndicats, qui se sont lamentablement engouffrés dans ses arguments, complices de la manipulation orchestrée par la DRH, en tombant naïvement dans ce piège grossier ?
RIEN ! Si ce n’est une frayeur inutile disséminée dans les régions, auprès des secrétaires des CE régionaux et des élu(e)s, si inquiet(e)s pour leurs mandats et leurs protections… qui accusaient d’avance la CGC Radio France d'hypothétiques maux, persuadés que les effets seraient de mettre au chômage les unes… et supprimer les mandats électifs des autres. Tout par pure diabolisation.....
RIEN donc !? A part une haine savamment entretenue !
Que n’avons-nous lu et entendu…menaces, des insultes, des anathèmes… florilège :
SUD : « CE unique, la honte » « la belle unanimité syndicale n’aura pas duré, la CFTC ( ? ) et la CGC ont décidé de laisser la direction casser l’organisation des instances représentatives du personnel ! … »
CFDT : « Comment ne pas penser aux secrétaires administratives des C.E qui ont peur pour leur emploi ? » « Comment pourrons-nous être aussi efficaces en passant de 140 élu-e-s à 40 élu-e-s ?... »
CGT : « Mais nous savons que, faute d’accord unanime, la DDTE statuera pour un seul CE pour tout Radio France… »
SNJ : « Une autre organisation syndicale (c’est nous !) paraît décidée à provoquer une confrontation devant la Direction départementale du Travail (avec le risque d’un CE unique de 18 élus pour les 4600 salariés de Radio France)… »
Quant aux courriels insultants reçus par le syndicat et autres motions apocalyptiques des CE en régions, ils sont soit du même tonneau soit beaucoup plus violents !
Toutes ces réactions alarmistes ayant été attisées par les écrits et les paroles de la Direction de Radio France qui jura la main sur le cœur qu’elle ne souhaitait pas le CE unique… mais s’empressait d’envoyer un courrier « TGV » à la DDTE, expliquant très précisément que toutes les décisions (dont les embauches) sont prises au siège de Paris, comprenez : « Nous vous signalons clairement que Radio France, c’est un seul établissement ! »
Il est donc utile de rappeler tout de même que, si le protocole d’accord préélectoral n'a pas unanimement été signé, c’est parce que la composition des collèges (Cadres, notamment) ne correspond pas à notre statut d’organisation catégorielle ! Et rien d’autre !!
Par voie de tract, la CGC Radio France a souhaité remercier ses collègues de la CFTC et de FO qui ne se sont pas abaissés à rentrer dans le jeu manipulateur de la DRH et appelé les salariés lors des prochaines élections, à montrer qu'ils ne sont pas laissés impressionner par les gesticulations de la Direction !
Une crainte cependant se fait jour, que l’intersyndicale qui s’est naturellement mise en place autour de la sauvegarde des Conventions Collectives, ne vole en éclats à l’approche des élections du personnel.
La CGC Radio France gardant pleinement son sang froid ne fera rien pour déclencher les hostilités ( pourtant, il y aurait de quoi !!) sachant que le SNPCA-CGC national dépose 2 assignations en Justice par voie de référé:
l'une justement pour faire annuler la dissolution infondée de l'AESPA,
l'autre visant à faire que France Télévisions suivant les dispositions de la loi du 5 mars 2009 respecte les obligations des chaînes ( à savoir France 2, France 3 et RFO) en appliquant de facto les Conventions Collectives.
LA DEONTOLOGIE DES JOURNALISTES:LE SPC-CGC EN A TOUJOURS FAIT SA PRIORITE
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La rédaction d'un code de déontologie était l'une des conclusions des Etats généraux de la presse écrite, reprise par Nicolas Sarkozy dans son discours du 23 janvier.
L'Etat estime avoir fait son travail en faisant adopter dans la loi Hadopi un statut d'éditeur de presse en ligne. Il s'apprête également à verser 80 millions d'euros au titre de l'aide au portage et à aider les marchands de journaux par des baisses de charges pour un montant de 60 millions.
Il souhaite maintenant que les éditeurs avancent dans deux domaines : la réforme de la distribution sans toucher à la loi Bichet et la rédaction d'un code de déontologie, comportant "des droits et des devoirs", qui serait annexé à la convention collective des journalistes. Pour cela, l'Elysée laisse entendre que les aides promises à la presse pourraient être conditionnées à l'avancement de ces deux dossiers.
Bruno Frappat, le président du directoire de Bayard Presse, dont le mandat se termine fin juin, devrait faire partie de cette commission qu'il souhaite très resserrée. Des représentants d'associations de journalistes font valoir que ce comité devrait compter au moins une organisation patronale et un syndicat de journalistes, des représentants de la presse écrite et audiovisuelle, ainsi qu'un juriste. Ce qui ferait en tout "six ou sept 'sages'". Le code de déontologie devrait ensuite être approuvé de manière paritaire, par les représentants des éditeurs et les syndicats de journalistes.
Xavier Ternisien
RFI: GREVE ILLIMITEE CONTRE LE PLAN SOCIAL PREVU
AFP
07/05/2009
Quatre syndicats de Radio France Internationale (RFI) appellent les salariés de la station publique à une grève "pour une durée indéterminée" à partir du mardi 12 mai pour demander le retrait du plan social prévoyant 206 suppressions d'emplois.
Les syndicats FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT appellent à la grève "à partir du 12 mai, 0H00", précisent-ils dans un communiqué publié aujourd'hui. Ils demandent à la direction de retirer le plan social annoncé en janvier, qui prévoit 206 suppressions d'emplois sur un millier et a déjà fait l'objet d'un recours en justice par le comité d'entreprise.
mardi 5 mai 2009
RDC:RFI COUPE
AFP
05/05/2009
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé avoir interrompu la diffusion de Radio France Internationale (RFI) dans le nord-est du pays pour "des raisons de sécurité nationale". "Le signal de RFI est coupé à Bunia (chef-lieu du district d'Ituri, dans la Province orientale) depuis trois jours", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Lambert Mende.
"Nous reprochons essentiellement à RFI des tentatives de provoquer des mutineries au sein des forces armées (FARDC) dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu (est) et dans la Province orientale, et de créer des conflits inter-ethniques là où nous sommes laborieusement en train de pacifier le pays", a-t-il ajouté.
mercredi 29 avril 2009
GILLES LECLERC ET JEAN LUC HEES :PDG
Jean-Luc HEES : Après le Sénat hier,la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée Nationale vient de donner son feu vert.Sa prise de fonction est prévue pour le 12 Mai à la tête de Radio France,en remplacement de Jean-Paul CLUZEL.
samedi 18 avril 2009
LE JOURNAL DE L'ILE DE LA REUNION EN PASSE DE CHANGER DE MAINS
Hersant se sépare d’un trophée d’outremer
«Le Journal de l’île de La Réunion» va être racheté par le milliardaire musulman Abdoul Cadjee.
LA REUNION, de notre correspondant LAURENT DECLOITRE
Un autodidacte qui collectionne les Porsche, affrète le Concorde pour faire jouer le PSG à La Réunion, invite Zidane pour inaugurer un de ses hôtels, construit le plus grand - et le plus coloré - centre d’affaires du département… est sur le point d’acheter le Journal de l’île de La Réunion (JIR) au groupe Hersant. Abdoul Cadjee, 61 ans, rêvait de s’offrir le titre. «Je suis réunionnais, j’aime ce journal et j’aime les défis», lâche ce musulman habitué des cocktails mondains.
Même si «rien n’est encore signé», le promoteur immobilier a présenté son projet au comité d’entreprise du journal et obtenu le feu vert de la rédaction. «Il a promis de respecter notre indépendance, de ne pas faire de plan social et de conserver la même ligne éditoriale», se rassure l’un des 60 journalistes que compte le quotidien.
Pourquoi Philippe Hersant, le président du Groupe Hersant médias, se sépare-t-il de l’un de ses 27 titres de presse quotidienne régionale ? Créé en 1951, le JIR a longtemps dominé, à droite, le paysage médiatique de La Réunion. Mais en 1976, le lancement du Quotidien, un journal indépendant, met fin à la rente de situation. «La Réunion est le seul département d’outre-mer où nous n’avons pas le leadership», reconnaît Thierry Massé, le directeur délégué du Journal de l’île.
Depuis, avec un tirage de 30 000 exemplaires et une estimation de 20 000 ventes quotidiennes (le journal ne communique pas ses chiffres), le JIR, vendu 1 euro, n’est plus une si bonne affaire. «Les recettes publicitaires et des ventes sont en baisse par rapport à l’an dernier», assume la direction.
Par ailleurs, le journal et son site gratuit Clicanoo doivent faire face à l’explosion des sites d’information sur l’île : rien à craindre de Lequotidien, payant, ni, pour l’instant, des sites participatifs, tel Noutreunion ou Exprimanoo ; mais Zinfos974, qui s’est lancé avec une véritable rédaction multimédias et Linfo, émanation de la chaîne de télé privée Antenne Réunion, grignotent des parts de marché publicitaire.
Or, le groupe Hersant a «besoin de liquidités», souligne Thierry Massé, après le rachat - 160 millions d’euros - à Lagardère, en 2007, de la Provence, Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin et Marseille Plus. La vente du JIR pourrait rapporter à Hersant 22 millions d’euros, chiffre qu’Abdoul Cadjee ne dément ni ne confirme.
L’accord, qui devrait être confirmé dans les prochains jours, intervient dans un contexte brouillé. Jacques Tillier, l’ex-PDG du JIR, avait marqué de son empreinte le journal. Cet ancien journaliste de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute signait chaque samedi des éditos aux accents populistes redoutés par tous les décideurs de l’île, accumulant les procès en diffamation. Parti prendre la tête de l’Union de Reims, autre titre du groupe Hersant, il avait cédé sa place à son concurrent de toujours : l’ancien rédacteur en chef du Quotidien, tiré de sa retraite pour l’occasion ! La mayonnaise n’a pas pris, ce dernier a démissionné après une petite année. «C’est le bordel, vivement que je revienne !» a posté Tillier sur un site local d’information…
lundi 13 avril 2009
LCP-AN : 4 CANDIDATS EN LICE
Richard Michel (candidat à sa succession)
Dominique Martinaud
Gérard Leclerc
Ulysse Gosset
Les auditions débuteront le 4 Mai prochain.Elles dureront chacune 40 minutes.
jeudi 9 avril 2009
LA DIVERSITE DANS LES ECOLES DE JOURNALISME:UN SUJET CHER AU SPC-CGC TRAITE PAR LE CSA
Communiqués de presse
Promotion de la diversité : réunion des responsables des écoles de journalisme
Date de publication sur le site : 26 mars 2009
Communiqué du 26 mars 2009
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et l’Observatoire de la diversité dans les médias audiovisuels ont reçu, le vendredi 20 mars 2009, les responsables des 12 écoles de journalisme (1) reconnues par la Commission nationale paritaire de l’emploi des journalistes (CNPEJ) ainsi que l’école de journalisme de Sciences Po Paris.
Présidée par Michel Boyon, la rencontre avait pour but de connaître les dispositifs mis en place par ces établissements pour promouvoir la diversité.
Il ressort de cette réunion de travail, dirigée par Rachid Arhab et Alain Méar, que ces établissements ont largement pris conscience de la problématique majeure de la diversité et l’enjeu est le même pour tous : faire que la société se voit à la télévision telle qu’elle est.
Les actions positives menées sont nombreuses et constructives. Elles concernent :
1) l’accès aux écoles de journalisme
Plusieurs établissements ont créé des classes préparatoires aux concours d’entrée des écoles de journalisme. Ce dispositif d’égalité des chances permet à des étudiants boursiers ou originaires de zones d’éducation prioritaire de se préparer aux concours sélectifs des écoles de journalisme avec l’aide de professionnels. Les jeunes bénéficiaires peuvent alors concourir à armes égales avec les nombreux autres candidats.
Quelques écoles ont adapté leur concours d’entrée avec l’approbation du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche afin d’effectuer un recrutement le plus large possible (suppression de l’épreuve optionnelle de seconde langue, moindre importance de l’épreuve dite de « culture générale », développement d’épreuves faisant appel à la créativité et à la motivation des candidats…). D’autres ont ouvert une voie de recrutement sélective destinée aux élèves méritants de l’enseignement secondaire en zone d’éducation prioritaire.
2) la scolarité
Afin de permettre à tous les élèves de mener à bien leur scolarité, des mesures d’ordre financier sont prises par les écoles de journalisme. Les frais de scolarité sont réduits voire supprimés pour les jeunes gens boursiers ou issus de quartiers classés en zone d’éducation prioritaire. Des aides complémentaires aux bourses du CROUS peuvent également être attribuées sur critère social afin d’éviter le plus possible de faire peser sur les familles modestes des charges qu’elles ne pourraient supporter.
Par ailleurs, des mesures d’accompagnement pendant la formation sont proposées et des partenariats sont développés avec de grands médias qui signent chaque année quelques contrats de qualification en alternance avec des élèves issus de la diversité. Ces premières prises de contacts avec le monde de l’entreprise sont souvent gages d’une plus rapide intégration professionnelle à l’issue de la scolarité.
3) les débouchés
Les responsables des écoles de journalisme ont insisté sur les difficultés que leurs élèves issus de la diversité éprouvent à entrer dans la vie active. Ainsi, certains établissements accompagnent leurs jeunes diplômés dans leur recherche d’emplois et développent des sessions de formation aux entretiens d’embauche et à la prise de confiance en eux.
Le Conseil conviera, dans les prochaines semaines, des étudiants et anciens étudiants d’écoles de journalisme afin qu’ils portent à sa connaissance leurs expériences concrètes personnelles.
(1) Etaient présents à la réunion du vendredi 20 mars 2009 :
D. DELOIT (ESJ-Lille) - F. THOMELIN (EJT-Toulouse) - A. CHAUVEAU (Sciences Po-Paris) - R. RIEFFEL (IFP-Paris) - B. CABEDOCHE (ICM-Grenoble) - J. CHARRON (IJBA-Bordeaux) - C. DELOIRE (CFJ-Paris) - A. CHANEL (CUEJ-Strasbourg) - V. RICHARD (CELSA-Paris IV) - L. FLEURY (EJCM-Marseille) - P. GUENÉE & T. GUILBERT (IPJ-Paris) - D. RUELLAN (IUT-Lannion) - D. PODER (IUT-Tours).
FRANCETELEVISIONS:DE NOUVEAUX ADMINISTRATEURS
Paule Gonzalès
09/04/2009 | Mise à jour : 08:50 |
Le numérique et la diversité à l'honneur.
C'est un conseil d'administration renouvelé qui devrait aujourd'hui siéger à France Télévisions. La loi audiovisuelle a porté de 4 à 5 le nombre de personnalités indépendantes. Ces dernières sont nommées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Il vient de désigner Patricia Langrand et Jacques Martial. La première est l'ancienne directrice de la division contenus de France Télécom et l'artisan de la politique de développement de l'opérateur de télécommunications en matière de cinéma et d'audiovisuel. Elle est justement à l'origine de l'accord conclu entre France Télévisions et Orange pour un service de « catch-up TV » en semi-exclusivité.
Sa nomination intervient à l'heure où la loi comme le cahier des charges de France Télévisions insiste sur le développement des nouveaux services et du numérique.
Par ailleurs, le CSA a choisi de remplacer l'écrivain Jean-Claude Ruffin devenu ambassadeur, par Jacques Martial, président de la Grande Halle de la Villette. Il apportera une vision culturelle à l'heure où France Télévisions doit développer cette thématique dans ses programmes. Par ailleurs, grâce à ces nominations, le CSA satisfait sa promesse de promouvoir à chaque fois qu'il le peut la diversité. Dans les représentants de l'État, Éric Pillotton, nommé préfet de Mayenne, est remplacé par Richard Samuel, délégué général à l'Outre-Mer.
Réorganisation du groupe
Enfin côté parlementaires, si Christian Kert, demeure au Conseil d'administration de France Télévisions au titre de l'Assemblée nationale, il sera désormais accompagné, par le sénateur Michel Thiollière qui fut le rapporteur au Sénat de la loi création et Internet dont le vote solennel devrait intervenir aujourd'hui même.
Jeudi pour le premier conseil d'administration, Patrick de Carolis exposera son projet de réforme entériné hier. Il réorganise le groupe en six grands domaines d'activités. Le président de France Télévisions devra préciser le calendrier de mise en œuvre. Les salariés l'attendent.
mercredi 8 avril 2009
JACQUELINE BAUDRIER:UNE FEMME D'EXCEPTION QUE LE SPC-CGC SALUE
Nous lui rendons ici un hommage appuyé.
mardi 7 avril 2009
CONVENTIONS COLLECTIVES :DUREE DE VIE : A LA JUSTICE DE TRANCHER
1°) La direction de FTV prétend que "du fait de la fusion en entreprise commune (référence fallacieuse à article L.2261-14 du Code du travail) les accords et conventions collectives en vigueur au sein des sociétés absorbées ont été remis en cause "…FAUX.
Les Directeurs de FTV omettent de mentionner l’article dans son intégralité : "Lorsque l'application d'une convention ou d'un accord est mise en cause dans une entreprise déterminée en raison notamment d'une fusion, d'une cession, d'une scission ou d'un changement d'activité, cette convention ou cet accord continue de produire effet jusqu'à l'entrée en vigueur de la convention ou de l'accord qui lui est substitué ou, à défaut, pendant une durée d'un an à compter de l'expiration du délai de préavis prévu à l'article L.2261-9 sauf clause prévoyant une durée supérieure. (*)
(*) - La durée de survie de l’Avenant Audiovisuel à la Convention Nationale de Travail des Journalistes article 2-2 est de 18 mois + 4 ( à noter qu’après disparition complète de l’Avenant Audiovisuel, les Journalistes, eux, conservent leur Convention Nationale étendue).
Que dit le texte ? Article 2-2. :"Chaque partie signataire pourra toujours se dégager chaque année reconduite, par une notification faite quatre mois avant l'expiration de la période en cours. La partie qui dénonce cet accord doit accompagner la lettre de dénonciation d'un projet de nouvelle rédaction afin que les pourparlers commencent au plus tard trente jours après la date de réception de la lettre de dénonciation.
L'accord dénoncé continue à produire ses effets, jusqu'à l'entrée en vigueur des dispositions nouvelles ou, à défaut, pendant une durée de dix‑huit mois."
- La durée de survie de la Convention Collective de la Communication et de la Production Audiovisuelle article 2-3 est de 36 mois [3 ans] + 3
Que dit le texte ? Article 2-3. :"La Convention ne peut être dénoncée que pour l'intégralité de ses articles, annexes et avenants et que par la totalité des parties représentant, soit les employeurs, soit les salariés. La dénonciation doit être notifiée aux parties par lettre recommandée avec accusé de réception adressée au cours du sixième mois avant la date d'expiration de la Convention et accompagnée d'un nouveau projet de convention. La négociation de ce projet doit s'ouvrir dans un délai d'un mois suivant la notification de la dénonciation.
A défaut d'accord sur un nouveau texte à la date d'expiration de la Convention, celle-ci continue à produire ses effets pendant une période de trois ans au-delà de sa période de validité."
2°) La direction de Francetélévisions prétend que "du fait de la fusion en entreprise commune, les contrats de travail des salariés des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5, et RFO ont été de plein droit transférés à la société France Télévisions en vertu de l’article L.1224-1 du Code du travail [c’est ce que nous allons voir et bien sûr contester devant les juges!!!] et que par ailleurs, les accords et conventions collectifs en vigueur au sein des sociétés absorbées ou leurs établissement ont été mis en cause du fait de cette opération de fusion, en application de l’article 86 de la loi du 5 mars 2009 et de l’article L.2261-14 du Code du travail ".
Que dit l’Article 86 de la loi ?: "L’ensemble des biens, droits et obligations des sociétés France 2, France 3, France 5 et Réseau France outre-mer sont transférés à la société France Télévisions dans le cadre d’une fusion-absorption réalisée du seul fait de la loi, prenant effet à la date du 1er janvier 2009.
La CGC Médias a saisi son avocat pour faire se prononcer la Justice, entre autres, sur ces deux points. Elle a aussi porté plainte en entrave pour l'annonce à 600 cadres et à la Presse d'une réorganisation avant la loi promulguée mais surtout avant d'en avoir informé préalablement les instances de représentation internes.
PATRICE PAPET SE TROMPE !
le 7 avril 2009 16h04 | par
Renaud Revel
Pourquoi les salariés de Radio France se sont-ils mis en grève aujourd’hui ? Et qu’y a t-il derrière la renégociation de la convention collective, objet de toutes les inquiétudes et raison du conflit? J’ai posé la question au directeur général adjoint chargé du Dialogue social et des Ressources humaines de la «Maison ronde », Patrice Papet.
A quand remonte cette convention collective, d’abord ?
A la préhistoire. Pour être précis, en 1984. Inutile de dire que ce texte, vu son age, est dépassé et obsolète. A cette époque, le multimédia n’existait pas et bien des métiers nés des nouvelles technologies, avec. Il était donc logique et urgent de toiletter cette Convention, afin qu’elle s’adapte aux nouveaux enjeux de cette entreprise. C’est le premier point. L’autre raison tient à l’évolution de la loi: le nouveau statut juridique de France Télévisions modifie le contexte, ainsi que le périmètre de l’audiovisuel public. Tout cela nous oblige à prendre l’initiative et à réformer une convention collective qui en avait vraiment besoin.
C’est à dire. ..
Jeudi, sera dissout le Syndicat des employeurs de l’audiovisuel public en raison du fait que, transformé en société holding, France Télévisions n‘en fera plus partie. Cela veut dire que plus des deux tiers des salariés de l’audiovisuel public vont sortir de cette fameuse convention collective. Si bien que « France Télés » a d’ores et déjà commencé à renégocier la sienne. Et que nous ouvrirons à notre tour le même chantier, une fois que les Conseils d’administration de Radio France, de RFI et de l’INA se seront prononcés sur la question. Cela devrait être acté le 15 mai prochain.
Qu’est-ce qui risque de changer pour les salariés de ces sociétés ?
Rien de fondamental, puisqu’il va sans dire que nous ne toucherons pas aux acquis sociaux et salariaux. Nous n’avons même pas à nous pencher sur des questions d’harmonisation de grille salariale, puisque Radio France a déjà un statut d’entreprise unique. En revanche, les discussions porteront sur la définition des nouveaux métiers et de l’intégration des activités liées au multimédia. Il s’agit tout simplement d’ancrer Radio France dans son époque et de d’ajuster une convention devenue, encore une fois, totalement inadaptée : hors sujet
vendredi 3 avril 2009
ET PENDANT CE TEMPS ,L'ASSEMBLEE NATIONALE TRAITAIT DE NOS DROITS D'AUTEUR§
NOUVELOBS.COM | 03.04.2009 | 11:37
Sans avoir besoin de demander l'accord du journaliste, l'éditeur pourra désormais utiliser sa contribution sur tous les supports de la publication pour laquelle il travaille, papier et numérique.
La réforme des droits d'auteurs des journalistes a été adoptée, jeudi 3 avril au soir, dans le cadre de l'examen du texte "protection des droits sur internet". L'Assemblée a en effet adopté un amendement du gouvernement qui transcrit les recommandations des Etats généraux de la presse.
Les députés Patrick Bloche (PS) et Martine Billard (Verts) ont protesté contre des sous-amendements de Christian Kert (UMP). L'un d'entre eux prévoit notamment que "le journaliste peut être amené à travailler sur différents supports du titre de presse", papier et numérique.
Recommandations des Etats Généraux
Selon la ministre de la Culture, Christine Albanel, son "dispositif est issu de la très large concertation interprofessionnelle conduite notamment dans le cadre des Etats Généraux de la presse écrite" entre octobre et janvier dernier.
Cette réforme repose sur deux automatismes. Sans que l'éditeur ait besoin de demander l'accord du journaliste, il pourrait utiliser sa contribution sur tous les supports de la publication pour laquelle il travaille.
Passé une période liée à la périodicité du média, le journaliste percevrait une rémunération complémentaire. L'ensemble du dispositif serait négocié par voie d'accord collectif.
L'opposition a notamment protesté contre un sous-amendement de Christian Kert (UMP), finalement adopté, qui indique que "la collaboration entre une entreprise de presse et un journaliste professionnel porte sur l'ensemble des supports du titre de presse (...) sauf stipulation contraire dans le contrat de travail ou dans toute autre convention de collaboration ponctuelle".
"Trahison des journalistes"
"Pour les contrats de travail en cours d'exécution, un avenant devra être conclu pour prévoir que la collaboration du journaliste est désormais multi-support", ajoute Chritian Kert dans son exposé des motifs.
"Le refus par le journaliste de conclure un tel avenant ne saurait être considéré comme une cause réelle et sérieuse de licenciement", précise-t-il.
Pour cet amendement, la ministre s'en est remise à la sagesse de l'Assemblée, c'est-à-dire qu'elle n'a émis aucun avis ni favorable, ni défavorable.
"Vous trahissez les journalistes Mme la ministre", a alors lancé la députée Verte de Paris Martine Billard. "Quelle est la position des syndicats de journalistes?", s'est-elle interrogée.
Le député PS Patrick Bloche souhaitait également ne s'en tenir qu'aux recommandations des Etats-généraux sur la réforme des droits d'auteurs.
jeudi 2 avril 2009
JEAN-PAUL CLUZEL ANNONCE LE NOM DE SON REMPLACANT
L'Élysée n'a pas encore confirmé.
LES ADIEUX DE CLUZEL
Le président de la République a bien voulu m'informer qu'il s'apprêtait à proposer à l'accord du CSA et à l'avis des commissions compétentes des deux Assemblées Jean-Luc Hees pour me succéder à la présidence de Radio France à compter du 12 mai prochain. Sans préjuger des décisions de ces institutions, je lui adresse mes félicitations. Il avait quitté Radio France en mai 2004 à la suite d'un accord amiable. Les termes en ont été scrupuleusement respectés de part et d'autre. La passation des dossiers s'effectuera dans un esprit professionnel, au service de Radio France, à laquelle je reste profondément attaché.
Avant que ne s'achève mon mandat, je voudrais ici vous proposer mon bilan et vous faire part de mes convictions pour faire de Radio France un acteur essentiel du monde numérique.
Au cours des dernières années, Radio France est devenue le premier groupe radiophonique français, passant devant ses concurrents privés sur tous les critères. Ces succès sont dus à votre talent et à votre travail. Ils ont d'autant plus de valeur qu'ils se situent dans un paysage où l'audience globale du média radio a eu tendance à s'effriter. Ils sont le fruit du renouvellement de toutes les grilles, y compris celle du Mouv', qui est en cours. Radio France, plus que tout autre, a su repérer et mettre à l'antenne de nouveaux talents, qu'ils soient journalistes ou producteurs. Tous les personnels d'antenne et ceux de l'administration ont su se mobiliser pour faire une radio résolument moderne.
Ces succès ont été conduits dans le respect scrupuleux des budgets et dans le souci de maîtriser les coûts. La trésorerie au 31 mars s'élève au niveau inégalé de 87 millions d'euros. Cela devrait permettre à Radio France de financer la part qui lui reviendra dans la réhabilitation de la Maison de la Radio, sans obérer le fonctionnement ni le développement des chaînes et des formations musicales. Une négociation serrée a ramené le coût des principaux lots du chantier de 325 à 240 millions d'euros. Cela aboutit au prix très raisonnable de 2.300 euros au mètre carré, comprenant les équipements techniques et la construction du nouvel auditorium de 1.400 places et son orgue.
La réhabilitation de la Maison de Radio France est entrée dans sa phase concrète. Elle durera jusqu'en 2015/2016. Au-delà de la nécessaire mise en conformité aux normes de sécurité, il s'agit de réaliser un outil performant et adapté au monde des médias numériques. Dès 2012, l'avancement du chantier permettra, si cela est confirmé par mon successeur, aux rédactions de France Inter, de France Info et au Multimédia d'être rassemblées dans la même partie du bâtiment, face à la Seine. La proximité de cette échéance devrait être, selon moi, l'occasion de préparer et d'impulser une nouvelle organisation qui rapproche les forces éditoriales. Son objet serait d'affronter une concurrence qui s'annonce redoutable dans le monde de l'information, tout en renforçant la spécificité et la pertinence du service public.
Le dialogue social a été rénové. Un nombre d'accords sans précédent a été signé, portant sur des champs aussi divers que les mécanismes d'augmentation générale des salaires, la protection complémentaire, la formation, les carrières ou la réduction des inégalités entre hommes et femmes, sans oublier le chantier de la "diversité". Une nouvelle possibilité s'offre de renouveler le "contrat social" de Radio France : suite à la récente loi sur l'audiovisuel, le conseil d'administration sera prochainement saisi des conséquences sur les conventions collectives de la dissolution de l'Association des employeurs du service public (AESPA). N'est-ce pas l'occasion de négocier une évolution dans les automatismes de carrières, le paritarisme ou la définition souvent obsolète des métiers ? Ces caractéristiques sont devenues au fil des ans un frein à la capacité collective de placer le service public en tête de la révolution des médias.
Le projet "Horizon 2015", que je remettrai à mon successeur et qu'il lui appartiendra de valider, insistera aussi sur la nécessité de renforcer l'identité de Radio France et la complémentarité de ses chaînes. L'objectif pourrait être de faire de Radio France un "bouquet" proposant une offre globale : "news", culture, musique, proximité locale, jeune, en s'appuyant sur toutes les chaînes, profondément ancrées dans le multimédia, à l'image de cette référence qu'est la BBC.
La convergence numérique ne doit pas être vécue comme une menace, mais comme une opportunité. Radio France doit être présente sur tous les supports appelés à se développer : radio numérique terrestre, téléphones portables, ordinateurs et tous les nouveaux appareils "nomades". Il faut valoriser et rendre disponible et accessible l'offre de Radio France partout dans l'univers numérique, sous des formats et des durées personnalisables par chaque usager.
Enfin, la construction de l'auditorium de Radio France et celle de la Philharmonie de Paris à La Villette offrent une occasion unique aux formations de prendre une place accrue dans la vie musicale française et internationale, en accentuant leurs complémentarités et en élargissant les publics. Il faut saisir cette chance.
Je souhaite un plein succès à mon successeur. Et vous, chers amis de Radio France, j'aurai, avant de partir le 12 mai prochain, l'occasion de vous remercier du bonheur professionnel que vous m'avez apporté pendant ces cinq années.
Jean-Paul Cluzel
mercredi 1 avril 2009
RUMEURS , POTINS ET INFOS
- PUBLIC SENAT : 2 candidats ,tous deux journalistes,restent en course:Gilles Leclerc de France3 et Claude Sérillon.Réponse au plus tard le 28 Avril
- FRANCETELEVISIONS: Les négociations avec les partenaires sociaux ont débuté ce Mardi, suite à la promulgation de la nouvelle loi sur l'audiovisuel public.Un très mauvais climat y règne dû notamment à la précipitation de la Direction d'en réduire la représentation.
vendredi 27 mars 2009
RUMEURS , POTINS ET INFOS
-Christine OCKRENT toucherait 310.000 euros par an
RADIO FRANCE:REPONSE DE LA CGC AU POINT.FR
Je me dois de réagir, à la lecture de votre "papier", assorti du commentaire de fin: (sic)
Pour être clair et complet, je tiens à préciser les points (cela tombe bien sur ce blog) suivants:
- Nous avons refusé, depuis un mois, de continuer de négocier le protocole d'accord préélectoral, pour la bonne et simple raison que nous sommes victimes de discrimination syndicale (voire entrave), délit pénal, pour lequel nous engageons des poursuites. L’équité de moyens entre organisations syndicales est inscrite dans la Loi. Du fait de la nouvelle loi sur la représentativité syndicale, validée par la CGT, la CFDT et le MEDEF, les élections qui se profilent à Radio France, vitales pour notre représentativité, doivent être organisées de manière équitable. Imaginez qu’à l’occasion du Tour de France, on oblige certaines équipes à courir avec des pneus crevés ? Votre « sic », moqueur, est donc malvenu. Notre organisation syndicale joue sa survie dans ces élections, il n’aura échappé à personne que nos collègues de la CFE-CGC, de FO et de la CFTC viennent de perdre, ce matin, leur représentativité au sein de la SNCF ? Même chose, récemment, à France 3.
- il y a une semaine, une intersyndicale s’était formée pour dénoncer et combattre la casse des conventions collectives de l’audiovisuel public, annoncée comme une ultime provocation par Jean-Paul Cluzel, futur-ex P-DG de Radio France. Cette intersyndicale avait officiellement demandé la prorogation de deux ans des mandats syndicaux, une campagne électorale n’étant pas franchement propice à une solidarité syndicale sans faille dans une période troublée, c’est un euphémisme. D’autre part, l’arrivée, d’ici 1 mois et demi, d’un nouveau P-DG aurait pu également permettre ce décalage, somme toute logique. La Direction a refusé, l’intersyndicale a alors volé en éclat, ce que nous déplorons !
- Le SNJ, syndicat reconnu, au même titre que la CFE-CGC, comme « catégoriel », avait fort logiquement demandé la création d’un collège « Journalistes », création que nous appelions également de nos vœux, puisque nous-mêmes demandions la création d’un véritable collège « Encadrement-Cadres »… ce qui n’est actuellement pas le cas, puisqu’on trouve de tout dans ces collèges : conseiller artistique, chansonnier, collaborateurs spécialisés (sic), intervenants spécialisés (sic) et j’en passe. Devant le refus catégorique de SUD et de la CFDT, le SNJ a fait marche arrière… les journalistes sont donc également électeurs en collège… Cadres !
Tous ces éléments, que vous n’aviez sans doute pas, expliquent notre position. La Direction de Radio France souhaite nous désigner comme bouc-émissaire… en suggérant fortement que nous serions seuls responsables si la Direction Départementale du Travail imposait le CE Unique !
Or, son attitude de pourrissement, depuis trois mois, puis son empressement historique à organiser des élections qui pouvaient légalement être repoussées, démontrent que nous ne sommes ni responsables… ni coupables !
Alain Neau
Délégué syndical central
CFE-CGC Radio France
Le 27 MARS 2009
mercredi 18 mars 2009
DISPARITION DE L'AESPA: LES JOURNALISTES DU SPC EXTRÊMEMENT INQUIETS
Une méthode scandaleuse et irrespectueuse tant sur la forme que sur le fond.
Les journalistes du SPC-CGC sont extrêmement inquiets pour l'avenir de tous les journalistes de l'Audiovisuel Public.
C'est un très sale coup qui vient de leur être porté.
Malakoff,le 18 Mars 2009
mardi 17 mars 2009
RADIO FRANCE: JEAN-LUC HEES .......POURRAIT REMPLACER CLUZEL
INFO LEPOINT.FR - Pour Radio France, le candidat de Sarkozy est Jean-Luc Hees
Par Emmanuel Berretta
L'affaire semble conclue : Nicolas Sarkozy aurait proposé au journaliste Jean-Luc Hees de postuler à la présidence de Radio France. Et celui-ci a accepté. Pour Jean-Paul Cluzel, l'actuel président dont le mandat arrive à terme en mai, le choix du chef de l'État est cruel. Jean-Luc Hees avait été, en 2004, écarté de France Inter par... Jean-Paul Cluzel. À l'époque, pour justifier sa décision, ce dernier avait avancé des résultats d'audience défaillants. Il avait remplacé Jean-Luc Hees par l'un de ses fidèles lieutenants, Gilles Schneider.
Jean-Luc Hees, 57 ans, actuellement à l'antenne de Radio Classique, la radio de Bernard Arnault - pdg de LVMH et ami du Président -, correspond au profil dessiné par Nicolas Sarkozy dans l'avion qui le ramenait du G20 à Rome : "un journaliste ni de droite ni de gauche". Il s'est tenu, en effet, tout au long de sa carrière, entamée en 1972 au sein de l'ORTF, loin de toute chapelle politique. Son terrain de prédilection se situe plutôt aux États-Unis, qu'il connaît bien pour avoir été correspondant de France Inter à Washington. On ne lui connaît qu'un seul ouvrage de politique intérieure : Sarkozy président ! Journal d'une élection (éditions du Rocher), un regard assez neutre sur la présidentielle d'où perce, parfois, une certaine admiration pour l'énergie et le toupet du candidat Sarkozy.
Un parcours du combat tant avant d'être nommé
Il sera le premier postulant à se soumettre à la procédure de nomination telle que définie dans la loi audiovisuelle promulguée le samedi 7 mars 2009. Dans un premier temps, il sera entendu par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, auquel il présentera un projet pour Radio France. Les Sages voteront ensuite à bulletin secret à la majorité simple sur la candidature de Jean-Luc Hees. Si le vote est négatif, son chemin s'arrête là et Nicolas Sarkozy devra proposer aux Sages un autre candidat. Un scénario toutefois assez improbable...
Si le CSA approuve la candidatute de Jean-Luc Hees, celui-ci sera ensuite auditionné par chacune des commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Chacune délibérera et procédera à un vote. Si aucune majorité qualifiée (3/5) ne s'oppose à sa nomination, il sera alors nommé par décret lors du conseil des ministres suivant. Le décret sera assorti d'un rapport dans lequel le conseil des ministres justifiera son choix.
Le nom de Jean-Luc Hees ne devrait pas soulever de polémiques à Radio France tant l'héritage de l'ancien patron d'Inter (1997-2004) en fait le contraire d'un apparatchik. C'est grâce à lui que furent mises à l'antenne les voix de Pascale Clark, Stéphane Bern, Frédéric Bonnaud, Philippe Val...
vendredi 13 mars 2009
LES TITRES CHUTENT EN BOURSE
A chaque fois, les sociétés ont reconnu qu'elles étaient affectées par la baisse du marché publicitaire. Cette contraction soudaine a déjà fait sentir ses effets à la fin de l'année 2008, mais l'onde de choc est plus brutale encore en ce début d'année 2009. Surtout, ces groupes de médias concèdent qu'ils "naviguent à vue", ayant perdu toute possibilité de faire de véritables prévisions.
"Pour la première fois dans l'histoire du groupe, la croissance interne du chiffre d'affaires en 2009 sera négative", a ainsi déclaré Jean-Charles Decaux, le président du directoire de JCDecaux. Pour le premier trimestre de cette année, il anticipe déjà une baisse de l'activité de 10 %. Nonce Paolini, le patron de TF1 a estimé pour sa part le recul de son chiffre d'affaires à 9 % sur l'année 2009, après une baisse de 5,3 % l'année précédente. Son grand rival, le groupe M6, table sur un recul des recettes publicitaires de 7,5 % à 8 % au premier trimestre, et de 13 % sur la seule chaîne M6. "Il n'y a aucune visibilité pour 2009", a ajouté son patron Nicolas de Tavernost.
Une tendance confirmée par le patron de la maison mère de M6, le groupe audiovisuel européen RTL, Gerhard Zeller, qui a déclaré : "Etant donné l'état actuel des marchés publicitaire et les cycles de réservations à très court terme, il est impossible de donner une prévision annuelle fiable." Des déclarations qui ont refroidi les investisseurs et ont confirmé le passage dans le rouge des indicateurs du marché publicitaire.
SOMBRE CONTEXTE
Crise financière, ralentissement économique, baisse de la consommation des ménages : ces signaux inquiétants ont contraint nombre d'entreprises à revoir leur stratégie d'investissement. Et les budgets publicitaires et marketing n'échappent pas à la règle. Au gré des reports ou des réductions de campagne promotionnelle, les prévisions du marché publicitaire ont été revus à la baisse.
En novembre 2008, FrancePub évoquait pour la première fois une baisse des recettes publicitaires des médias français en 2008. Le bilan publié par l'Institut de recherches et d'études publicitaires (IREP) et FrancePub l'a chiffrée à 2,2 %. Ces organismes se refusent à faire des prévisions 2009. Havas Media anticipe de son côté une baisse des investissements publicitaires de 6,9 % au premier trimestre. Tous les médias étant dans le rouge, sauf Internet qui continue à croître, même si le rythme s'est beaucoup ralenti, à + 8,6 %.
Mais la situation s'est dégradée plus vite et plus fortement encore sur d'autres marchés européens. "En Espagne, le premier marché à avoir décroché, la chute des investissements publicitaires a été de l'ordre de 40 % en février. Au Royaume-Uni, la baisse est de 20 % à 25 %", constate Dominique Delport, le directeur général d'Havas Media France.
Dans ce contexte sombre, les groupes de médias ont été contraints de déprécier des actifs. Et leurs résultats 2008 en ont été affectés d'autant. En 2009, l'heure est aux plans d'économie. Lagardère Active compte ainsi réduire ses coûts de 70 millions d'euros, TF1 de 60 millions, M6 de 28 millions et JCDecaux de 24 millions. L'afficheur réduit aussi ses investissements et a décidé de ne pas verser de dividende.
Chacun tente de préserver sa santé financière. Mais pour les plus touchés ou les plus fragiles, l'issue est incertaine. Le mouvement de consolidation devrait s'accélérer remodelant le paysage des médias en Europe et dans le monde. M. Zeiler, patron de RTL, a évoqué une combinaison des chaînes britanniques Channel 4 et Five. De son côté, JCDecaux se dit prêt, avec une ligne de crédit de 700 millions d'euros, à saisir toutes les opportunités.
Laurence Girard
DES SUCCES MALGRE LA CRISE
Le retour des articles longs et du grand reportage Lancé en janvier 2008, le trimestriel XXI dresse un bon bilan de sa première année. "La moyenne des ventes pour les cinq premiers numéros se situe à 35 000 exemplaires et notre point d'équilibre est à 25 000, affirme Patrick de Saint-Exupéry, rédacteur en chef. Les gens ont du mal à nous définir. Magazine, revue, livre ou journal ? Nous sommes nous-mêmes, c'est tout." Vendu 15 euros, XXI propose 210 pages de grands reportages et illustrations, sans publicité. Il a fait le choix d'être diffusé dans les librairies. "A priori, cela n'avait que des inconvénients, souligne Laurent Beccaria, directeur de la publication. La TVA est à 5,5 % au lieu de 2,1 % pour la presse, le contrat de distribution avec les NMPP serait plus intéressant. Mais les avantages contrebalancent : nous sommes seuls, davantage mis en valeur qu'en kiosque. Les libraires indépendants jouent bien le jeu et nous soutiennent."
Le mensuel Books, lancé fin novembre, parie aussi sur des articles longs. Il propose un regard sur l'actualité à partir de traductions d'articles de haut niveau parus dans la presse étrangère, portant sur des livres inédits en France. Il a vendu 30 000 exemplaires de son premier numéro, un chiffre tombé à 16 500 pour le deuxième. Entre-temps, le prix est passé de 3 à 5,40 euros. Il a déjà recruté 4 700 abonnés. "Un lancement satisfaisant dans un contexte morose", déclare Louis Dumoulin, chargé du développement.
Le renouveau des mensuels masculins généralistes La version française du mensuel américain GQ (abréviation de Gentlemen's Quarterly), lancée en mars 2008 par le groupe américain Condé Nast, qui publie par ailleurs Vanity Fair et le New Yorker, a atteint ses objectifs, avec une diffusion France payée de 70 000 exemplaires. Il se définit comme un masculin généraliste et haut de gamme. "Ni niche, ni miche", résume en plaisantant sa rédactrice en chef, Anne Boulay. "Lorsque nous nous sommes lancés, tout le monde nous a prédit un échec, rappelle-t-elle. La presse masculine se portait mal. Quelques titres essayaient de survivre en forçant sur les photos de charme." Non seulement GQ a trouvé son créneau, mais il a redynamisé le secteur des mensuels masculins. Son principal concurrent, L'Optimum, a baissé son prix de vente à 1 euro (au lieu de 3) lors du lancement de GQ et a rénové sa formule. Il enregistre l'une des plus belles progressions de l'OJD en 2008, puisqu'il passe de 44 000 exemplaires mensuels en diffusion France payée 2007 à 64 000. "La concurrence de GQ a redynamisé le secteur", se félicite Emmanuel Rubin, rédacteur en chef de L'Optimum. FHM, catalogué comme magazine de charme, vient de lancer une nouvelle formule plus généraliste. Enfin, le mensuel gay Têtu se rénove et se définit comme "un magazine masculin, sexy et intelligent". Même s'il conserve son "cover boy" en couverture, la partie plus militante du magazine, destinée à la communauté gay et lesbienne, est regroupée dans un cahier séparé.
Le filon toujours vivace de la presse people La presse people continue d'afficher de belles ventes : entre 400 000 et 500 000 exemplaires par semaine pour les leaders du marché que sont Closer (Mondadori), Voici (Prisma) et Public (Lagardère). Un petit nouveau a fait son apparition en 2008 et a atteint les 260 000 exemplaires. Il s'agit de Oops !, quinzomadaire lancé par deux jeunes, spécialistes de la presse de fans. Il se définit comme "un people poil à gratter qui ne se prend pas au sérieux". "Dans ce secteur où la concurrence est à couteaux tirés et les marges très fines, il faut vendre au moins 200 000 exemplaires pour exister, explique Julien Derain, rédacteur en chef. Le défi aujourd'hui est de faire lire des jeunes qui sont nés avec une souris d'ordinateur dans la main, ont un budget limité, en grande partie consacré à payer leur facture de portable et une culture de la gratuité sur le Net."
Xavier Ternisien
LE MONDE :PLUS CHER
NOUVELOBS.COM | 13.03.2009 | 11:45
La direction a expliqué cette hausse par l'augmentation du prix du papier et la baisse des recettes publicitaires.
Le quotidien Le Monde va augmenter son prix de vente de 10 centimes, passant à 1,40 euro, à partir de son édition de lundi (datée mardi), a indiqué la direction du journal, confirmant des informations parues dans La correspondance de la presse.
Le Monde sera vendu 1,40 euro pour ses éditions de semaine et reste à 2,50 euros pour son édition du vendredi (datée samedi). La direction a expliqué cette hausse par l'augmentation du prix du papier et la baisse des recettes publicitaires.
Augmentation générale des quotidiens
Le journal était passé à 1,30 euro en septembre 2006.
Les autres quotidiens généralistes nationaux ont eux aussi augmenté leur prix de vente au cours des derniers mois, le faisant passer à 1,30 euro pour la plupart. Le Parisien/Aujourd'hui en France est à 1,15 euro.
Les Echos est vendu 1,40 euro depuis début 2009.
CAROLIS:J'IRAI JUSQU'AU BOUT DE MON MANDAT
13/03/2009
Patrick de Carolis au Figaro : «S'il n'y avait pas eu l'arrêt de la publicité, je suis certain que TF1 et M6 afficheraient des baisses de recettes non pas importantes mais vertigineuses.»
Patrick de Carolis au Figaro : «S'il n'y avait pas eu l'arrêt de la publicité, je suis certain que TF1 et M6 afficheraient des baisses de recettes non pas importantes mais vertigineuses.» Crédits photo : AFP
INTERVIEW - Patrick de Carolis, le PDG de France Télévisions, détaille sa feuille de route.
LE FIGARO. - C'est la première fois que vous prenez la parole depuis le vote de la loi audiovisuelle. Quels enseignements en tirez-vous ?
Patrick de CAROLIS. - Depuis le début de mon mandat, je ne cesse d'appeler à une réforme permettant d'établir des passerelles entre les chaînes du groupe. La loi lève les obstacles juridiques qui nous empêchaient de transformer en profondeur cette entreprise. Le téléspectateur continuera à regarder les cinq chaînes du groupe mais, en interne, c'est toute l'organisation qui change. La réforme est aujourd'hui en marche. Elle va nous permettre de renforcer France Télévisions dans sa place de premier groupe audiovisuel français et européen, que ce soit en termes d'audience ou de diversité des programmes. Pour cela, nous avons trois objectifs clairs. Stabiliser notre modèle économique, alors que l'ensemble du secteur de l'audiovisuel vit un véritable bouleversement ; car nous faisons tous - acteurs publics comme privés - une télévision trop chère. Il faut donc réduire les coûts de notre organisation interne et les factures de nos fournisseurs. Il faut aussi accélérer la transformation de France Télévisions en média global et faire en sorte que désormais les programmes soient imaginés en prévision d'une diffusion sur tous les supports. Nous devons amplifier notre offre éditoriale et renforcer l'identité de chacune de nos chaînes. Patrice Duhamel et ses équipes travaillent déjà sur la rentrée de septembre. Je leur ai demandé de préparer un changement profond et visible. Dans le contexte actuel, il n'y a pas de risque à être audacieux.
Où en sont les négociations sur votre plan d'affaires 2009-2012 ?
L'État actionnaire et nous-mêmes avons chacun pris nos responsabilités. Les pouvoirs publics en définissant un cadre de réorganisation et France Télévisions en s'engageant résolument dans la réforme. Nous devrions arriver à un accord avec l'État actionnaire sur le plan d'affaires d'ici à fin mars. Damien Cuier y travaille activement et quotidiennement. Puis nous présenterons la réorganisation en entreprise unique à nos salariés et aux partenaires sociaux dans la première quinzaine d'avril. Nous avons une période légale de quinze mois pour définir un nouveau statut social. La période de négociation qui s'ouvre est cruciale pour France Télévisions. En accord avec l'État actionnaire, nous voulons éviter le traumatisme d'un plan social. Je le répète, il n'y aura pas de plan social. En revanche, nous mettrons en place un dispositif de départs anticipés à la retraite fondés sur le volontariat. Selon la photographie statistique de l'entreprise, 900 personnes pourraient entrer dans ce cadre, soit environ 10 % de nos effectifs permanents. Dans le plan d'affaires, il est envisagé que les économies de structures et de coûts de production permettent notamment de compenser le coût de la transformation interne. Compte tenu de nos efforts et de l'évolution des recettes publiques, nous sommes convenus avec l'État actionnaire que 2011 sera la date du retour à l'équilibre opérationnel.
Quel sera le sort de votre régie publicitaire ?
Notre régie est performante, inventive sur le plan commercial et nous constatons une grande fidélité de nos annonceurs. Aujourd'hui, nous avons des signes positifs et encourageants. À ce jour, nous sommes en ligne avec nos objectifs (260 millions d'euros en 2009) et les deux premiers mois de l'année sont positifs. À ceux qui disent que la suppression de la publicité nous protégerait de la crise, je réponds qu'actuellement il est tout aussi difficile d'aller chercher de l'argent à Bercy que sur le marché ! S'il n'y avait pas eu l'arrêt de la publicité, je suis certain que TF1 et M6 afficheraient des baisses de recettes non pas importantes mais vertigineuses. Quant à l'avenir de la régie, nous avons plusieurs hypothèses de travail. Notamment la possibilité de partenariats, voire de prise de participation dans France Télévisions Publicité, qui est une filiale à 100 % du groupe.
Quelle va être votre politique en matière de programmes ?
Compte tenu de la situation de nos concurrents du secteur privé, France Télévisions est désormais le partenaire prioritaire, incontournable, de la création, pour ne pas dire son principal soutien. En 2008, nous avons dépensé en faveur des œuvres audiovisuelles 369 millions d'euros alors que nos obligations portaient sur 364,5 millions. En 2009, ce sont 375 millions que nous devrons investir dans la création. Fin février, 158 millions d'euros ont déjà été engagés. En revanche, d'autres postes budgétaires en matière de programmes doivent baisser. C'est vrai pour le sport, dont les droits ont flambé au cours des dernières années. Il est aujourd'hui temps d'éteindre l'incendie. Le fait que l'appel d'offres pour la Coupe de la Ligue soit resté infructueux alors que nous étions les seuls candidats est révélateur. C'est aussi le cas pour les émissions de flux (jeux, divertissements). Nous comptons baisser une nouvelle fois les curseurs après avoir mis un premier coup de frein en 2005. Pour cela, nous nous appuierons sur des audits que nous avons diligentés. Il est impératif de revoir les contrats de production de flux pour la rentrée. Patrice Duhamel et les responsables des chaînes s'y emploient. Enfin, nous revoyons notre politique en matière d'achat de droits cinématographiques. C'est dans cette perspective que nous avons, par exemple, renoncé à regret à acheter Slumdog Millionaire, que nous estimions trop cher.
On vous reproche de mettre en place une centralisation excessive…
Il est impératif d'harmoniser les processus de sélection, de décision et de fabrication des contenus, car jusqu'à présent il était difficile d'avoir une politique commune entre nos différentes chaînes. Cela ne portera en rien atteinte à la diversité de nos programmes. C'est dans cet esprit que nous allons nommer, la semaine prochaine, des coordinateurs pour les unités de programmes. Leur nombre sera toujours plus raisonnable que celui de directeurs avant le passage à l'entreprise unique.
La réforme sera effective à l'échéance de votre mandat. Faites-vous le sale boulot pour un successeur ?
Ce n'est pas un sale boulot. C'est une mission nécessaire, ambitieuse et passionnante. Mon mandat se termine en août 2010. Cela me laisse le temps de mener à bien cette réforme. C'est le premier point. Le second, c'est qu'il faut avoir une vision qui dépasse mon mandat. Il me semble qu'un manager qui ne dessine l'avenir de son entreprise qu'à l'horizon de ses propres échéances n'est pas un bon manager. Cette réforme, je l'ai voulue, je ferai donc ma part et je la mènerai à son terme car le calendrier me le permet.
mardi 10 mars 2009
RADIO FRANCE:ALBANEL NE SE PRONONCE PAS SUR CLUZEL
“C’est la fin d’un mandat, c’est un moment où va se poser la question d’un renouvellement ou pas”, a déclaré Christine Albanel dans l’émission Le grand journal de Canal + à propos de l’expiration en mai prochain du mandat de Jean Paul Cluzel à la tête de Radio France. Interrogée sur le bilan de ce dernier, qui est candidat à sa propre succession, la Ministre a répondu qu’elle ne pouvait pas “à ce stade donner des bons ou des mauvais points à Jean-Paul Cluzel ou à d’autres”.
“Il va y avoir une future nomination à Radio France, il va y avoir examen des candidatures”, a indiqué Christine Albanel, qui a refusé de commenter de récentes informations de presse sur de vives critiques qu’aurait émises récemment Nicolas Sarkozy contre Jean-Paul Cluzel. Selon Le Canard enchaîné, en effet, le chef de l’Etat, s’exprimant devant ses conseillers, aurait notamment reproché à l’actuel PDG de Radio France de “n’en faire qu’à sa tête, de se laisser manipuler par la gauche et les syndicats” ainsi que d’avoir posé torse nu, déguisé en catcheur, pour un calendrier au profit de l’association de lutte contre le sida Act Up.
Dans un communiqué, Jean-Paul Cluzel avait alors exprimé sa “stupéfaction” devant l’article du Canard, soulignant qu’il ne pouvait accorder “le moindre crédit à des affirmations prétendument rapportées qui porteraient si gravement atteinte à son intégrité, à son honneur et à ceux des personnels de Radio France”.
FRANCETELEVISIONS:POUR SON PDG,UNE CHANCE HISTORIQUE SE PRESENTE
La loi sur l'audiovisuel qui a été au centre de nos préoccupations pendant plus d'un an, vient d'être publiée au Journal officiel. Une période d'incertitude se termine. Une période qui n'a pas toujours été facile à vivre, et cela je le sais, à tous les niveaux de l'entreprise. Désormais s'ouvre à nous une autre période, historique et passionnante, celle-là. En effet, l'entreprise commune France Télévisions est née. À présent, une seule entité juridique recouvre l'ensemble de nos activités d'édition de programmes. Une seule entité qui abrite toute la diversité de nos métiers et de nos savoir-faire, l'ensemble de nos collaborateurs, à Paris, en région et outre-mer.
Le cadre légal est fixé, il nous reste maintenant à reconstruire une maison dans laquelle nous pourrons vivre et travailler sereinement.
Avant toute chose, je tiens à vous rassurer. Je sais que rien n'est pire que la rumeur, et je ne veux pas que l'ouverture de cet immense chantier soit pour vous une source d'inquiétude.
Pour être clair et très concret, dans l'immédiat, pour chacun d'entre vous, rien ne va changer, sauf le nom de votre employeur sur le bulletin de salaire que vous recevez à la fin du mois : ce sera désormais France Télévisions. Vos droits, votre salaire et votre ancienneté sont totalement préservés, et il n'y aura ni nouveau contrat de travail, ni changement de statut. Quant à l'organisation et au mode de fonctionnement de l'entreprise, ils restent identiques pendant toute la période de transition, jusqu'à ce que les partenaires sociaux aient été consultés.
Votre responsable hiérarchique reste le même, et vous allez continuer à travailler dans le cadre de l'organisation et du mode de fonctionnement qui existent aujourd'hui.
En fait, la publication de la loi nous permet d'ouvrir officiellement deux chantiers majeurs.
Le premier, c'est celui de la réorganisation de l'entreprise.
Le second, c'est celui du nouveau statut social. Pour mener à bien ces deux chantiers essentiels, nous allons faire preuve de pragmatisme et de transparence.
L'entreprise commune, ce n'est ni une usine à gaz, ni une fin en soi, c'est un outil. Un outil dont le seul objectif est de rendre notre entreprise plus efficace, mieux organisée pour résister aux défis de la concurrence et des évolutions technologiques.
Vous le savez, des équipes de travail sont déjà en place. Le 8 avril prochain, le projet d'architecture générale décliné par secteurs d'activité sera présenté aux managers réunis en convention et le même jour, les résultats de cette réflexion pourront être présentés aux instances représentatives du personnel.
Pour réaliser ces transformations, essentielles à notre avenir, nous prendrons le temps du dialogue, de la pédagogie et de la négociation. Au cours de cette période, chacun d'entre vous sera tenu informé en toute transparence.
Prendre le temps du dialogue, c'est mon souhait, mais sans perdre de temps, car plus vite nous serons en ordre de bataille, mieux nous pourrons résister à la concurrence et garantir notre avenir. Nous avons devant nous 15 mois, pas plus, pour parvenir à un accord collectif sur nos nouveaux statuts sociaux.
Chaque fois qu'il le faudra, je m'adresserai à vous, je répondrai à vos questions, vos doutes ou aux craintes que pourrait susciter la réorganisation que nous allons vivre et dont nous serons les acteurs.
Je n'ai qu'un objectif, conduire cette réforme avec vous et pour vous, au service de notre public...
Pendant cette période passionnante, mais délicate, j'attends de vous comme des représentants du personnel ce sens des responsabilités et le sang-froid dont vous avez su faire preuve dans les mois qui viennent de s'écouler et qui a fait notre force. De mon côté, vous pouvez être sûrs de ma disponibilité et de ma détermination. J'ai déjà pris un certain nombre d'engagements, je les tiendrai. Pas de plan social. Pas de fusion des rédactions, pour ne citer que ces deux exemples.
La chance qui nous est offerte de bâtir la télévision publique de demain ne se présente qu'une fois tous les vingt ou trente ans. Saisissons-la et ne laissons à personne le soin de le faire pour nous.
Sachez que j'ai une totale confiance en vous, car je suis persuadé que vous serez capables de participer à cet énorme chantier tout en continuant à offrir aux téléspectateurs le meilleur de la télévision et le meilleur de vous-mêmes.
Merci.
Patrick de Carolis
mardi 3 mars 2009
LOI AUDIOVISUELLE:LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL VALIDE
PARIS, 3 mars 2009 (AFP) - Le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi
par les sénateurs socialistes de la loi sur la réforme de l'audiovisuel public,
a validé l'essentiel du texte, a-t-on appris mardi auprès du Conseil.
Les sénateurs socialistes avaient demandé au Conseil de censurer les
articles sur la nomination des présidents de chaînes et la suppression de la
publicité, jugeant qu'ils allaient restreindre l'indépendance de France
Télévisions.
Le Conseil a donné son aval à la nomination des présidents de France
Télévision et de Radio France par le président de la République, après avis
conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et de commissions du
Parlement, qui peuvent exercer un droit de veto à la majorité des trois
cinquièmes.
Pour la révocation des présidents, un point a été censuré : la loi prévoyait
que l'avis du Parlement se situait sur le même plan que pour la nomination,
c'est-à-dire qu'il pouvait exercer un droit de veto à la majorité des trois
cinquièmes. Cette possibilité a été annulée car non prévue par la Constitution,
et l'avis du Parlement devient simplement consultatif. Le reste de la procédure
est validé.
Enfin, l'article prévoyant la suppression de la publicité et la création
d'une taxe nouvelle pour compenser la perte de recettes a été validé à une
réserve près, qui précise les modalités de la compensation financière prévue par
l'Etat.
"Il incombera à chaque loi de finances de fixer le montant de la
compensation financière", précise le Conseil constitutionnel, alors que la loi
ne faisait que prévoir cette compensation financière, sans précision.
paj/so/dv
lundi 2 mars 2009
USA:LA PRESSE TANGUE AUSSI,LE NYTIMES RESISTE
LE MONDE | 02.03.09 | 15h22
Chapeau bas ! Oui, "Chapeau bas !", ont dû murmurer des milliers de lecteurs et fins observateurs du New York Times, en découvrant, le 16 février, le long article que Marc Lacey, correspondant du journal à Mexico, consacrait à l'investisseur venu en décembre 2008 à la rescousse de leur quotidien. Assorti de deux grandes photos, dont une très peu flatteuse, et démarrant à la "une" du cahier "Business", le portrait de Carlos Slim, "un milliardaire du Mexique qui inspire à la fois louange et inquiétude", représentait au fond la quintessence du journalisme estampillé New York Times.
Enquête fouillée, anecdotes cinglantes, distance, style, humour... Marc Lacey précisait que Carlos Slim avait refusé de lui accorder une interview et n'omettait rien de son écrasante influence dans l'univers des médias, son aversion pour les enquêtes sur son compte, son armée d'avocats chargée de déjouer les lois antitrust, son manque de charisme, ni bien sûr son récent investissement dans... le New York Times. 250 millions de dollars (192 millions d'euros) qui confèrent au magnat, outre le prestige d'un lien avec une institution mondialement réputée, des bons de souscription lui permettant, s'il le souhaite, de porter à 17 % la part de 6,9 % qu'il possède déjà dans le capital de la société et qui, toujours selon le quotidien, lui a déjà fait perdre "des dizaines de millions".
Un article équilibré mais critique, donc, qui n'a pu que déplaire à l'intéressé. "Un portrait dans la plus pure tradition du New York Times et parfaitement nécessaire", affirme Alex Jones, ancien journaliste au quotidien new-yorkais et auteur, en 1999, d'un livre de référence sur le sujet - The Trust : The Private and Powerful Family Behind The New York Times. Le message sous-jacent, selon lui, était clair : "Le statut d'investisseur de M. Slim n'implique aucun traitement de faveur. L'intérêt économique du journal ne doit en aucune façon affecter la totale indépendance de sa rédaction." Mais qui, sérieusement, en doutait ?
Dans la grande tourmente qui secoue toute la presse américaine, le New York Times, créé en 1851, reste plus que jamais un étendard, voire une boussole pour journalistes désorientés. Sa constance rassure les amoureux des journaux, consternés d'apprendre chaque jour fermetures, mises en vente ou en liquidation de publications locales, à Baltimore, Denver, Seattle, Chicago, Minneapolis ou Hartford - l'un des derniers quotidiens menacés d'extinction étant le San Francisco Chronicle, qui a perdu 50 millions de dollars en 2008. Le maintien des effectifs de sa rédaction (environ 1 300 personnes) détonne dans un secteur qui a perdu plus de 20 000 emplois en 2008, des milliers d'autres devant disparaître dans les prochains mois.
Blogs et séminaires tiennent des comptabilités affolantes, évoquent des rédactions saignées à blanc et contraintes de déserter de nombreux fronts de l'information, de renoncer aux correspondants à l'étranger, de fermer leur bureau de Washington, l'exemple le plus criant étant le Los Angeles Times, vidé de la moitié de ses journalistes.
Paniqués, ils envahissent le Web de témoignages et de questions sur l'avenir de leur métier et, au-delà, de la démocratie : si plusieurs grandes villes américaines n'ont plus un seul journal local, qui couvrira les informations liées à la police, la justice, les écoles, les fraudes et le système municipal ? Si les grandes rédactions sont fragilisées, qui couvrira l'Irak, l'Afghanistan, les désastres de la crise dans le monde et les débats de Washington ?
"Qui ? Le New York Times !, sourit Bill Grueskin, ancien rédacteur en chef du Wall Street Journal et aujourd'hui l'un des directeurs de l'école de journalisme de l'université Columbia. Malgré les circonstances, il refuse le moindre sacrifice à sa quête d'excellence et d'intégrité." Les aménagements de sa couverture ? "Infimes, comme son plan d'incitation aux départs de l'an passé. A l'heure de la débâcle, il persiste à miser sur son énorme rédaction, ses correspondants, son expertise. Il continue de vouloir couvrir la planète, raconter la société, la culture, les livres. C'est une résistance admirable !"
"Fascinant !, reconnaît Barney Calame, l'ancien médiateur du quotidien. Cette volonté, malgré ses dettes et la récession, de ne pas amputer le budget annuel de plus de 200 millions de dollars consacré à l'information est unique. Ils ne céderont jamais sur la qualité du journalisme. Ils continuent même de recruter, dès qu'une plume talentueuse s'avère disponible !" Le journaliste David Carr confirme, conscient que cette confiance dans la valeur de ses employés lance un défi à la rédaction, l'incitant à se dépasser, innover, enrichir le site Web - "Travailler au Times relève plus de la religion que d'un emploi !" Une énigme ? Non. La "résistance" ne surprend guère ceux qui savent l'attachement historique des propriétaires - la famille Sulzberger - à l'excellence et au rayonnement international de leur journal. "Il serait naïf de croire que la chute de leurs revenus leur est indifférente, souligne Alex Jones. Mais leur engagement dans l'aventure journalistique est total, de même que la solidarité de toute la famille à l'égard d'Arthur, aujourd'hui en charge du journal. Contrairement à d'autres familles (les Bancroft ont vendu le Wall Street Journal à Ruppert Murdoch en 2007), ils ne flancheront pas."
A preuve, le 19 février, le conseil d'administration du groupe a suspendu le paiement de dividendes à ses actionnaires afin d'économiser 34,5 millions de dollars. Une mesure inédite, qui complète d'autres sacrifices récents. En 2008, les revenus publicitaires ont fondu de 14,2 %, et le total des dettes de la compagnie a atteint 1,1 milliard de dollars. Une partie du magnifique immeuble construit à Manhattan par Renzo Piano (600 millions de dollars) et dans lequel vient d'emménager le journal va être revendue en crédit-bail, et la participation de 17,8 % du groupe dans une société actionnaire des Boston Red Stock, l'une des principales équipes de base-ball, devrait être cédée.
Annick Cojean
vendredi 27 février 2009
RADIO FRANCE :JOFFRIN POURRAIT REMPLACER CLUZEL
LE 26 FEVRIER 2009 17H14 | PAR
RENAUD REVEL
Le directeur de la rédaction de Libération, Laurent Joffrin, figure dans le dernier carré, dans la « short-list », des personnalités pressenties pour remplacer Jean-Paul Cluzel à la présidence de Radio France, nous indique t-on à l’Elysée.
C’est en mai prochain qu’expire le mandat de l’actuel PDG de la Maison ronde, un patron en partie affaibli, nous dit-on, par la tonalité de certaines des chroniques récentes de l’humoriste Stéphane Guillon, à l’antenne de France Inter. Ce qui est, au passage, proprement scandaleux si telle serait la raison avancée, en privé, pour justifier la non-reconduction de Cluzel...
Car des informations de la meilleure source tendent à indiquer, en effet, que Jean-Paul Cluzel ne sera pas reconduit dans ses fonctions au printemps. Nicolas Sarkozy semble décidé, ajoute t-on du côté du Château, à nommer un journaliste à la tête de l’entreprise, maison-mère de France Inter, de France Culture, de France Info, de France Musique et de France Bleu.
Le nom de Laurent Joffrin constituerait une vraie surprise et un « coup » politique pour Nicolas Sarkozy. En effet, la nomination à ce poste du patron de « Libé », ( avec lequel le chef de l’Etat a eu de violents désaccords, dans un récent passé), aurait valeur de symbole : un choix d’ouverture habile qui tairait les contestations de l’opposition, où l’on a sévèrement critiqué le nouveau mode de désignation des patrons de chaînes par l’exécutif.
Parmi les autres noms cités, figurent ceux du PDG de l’INA, Emmanuel Hoog, de l’ancien directeur de France Culture et conseiller de Jean-Paul Cluzel, David Kessler ou encore de l’ancien patron du Monde, Jean-Marie Colombani, bien que l’age de ce dernier constitue un obstacle.
RFO PORTE PLAINTE CONTRE LE LKP
Par Emmanuel Berretta (avec agence)
Yves Garnier, directeur général de RFO, a déposé plainte consécutivement à l'invasion des locaux de RFO Guadeloupe, à Baie-Mahault, jeudi, par une centaine de militants du collectif LKP. Les manifestants ont pris l'antenne durant 30 minutes. Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a condamné "avec la plus grande fermeté" cette prise d'antenne intempestive et promet, de son côté, des "poursuites judiciaires".
"Cette pression à l'égard des salariés de RFO est une forme d'intimidation totalement inacceptable, ajoute MAM dans un communiqué. Elle ne peut que nuire à l'objectif partagé par tous d'un retour à des conditions de vie et d'activité normales pour tous les Guadeloupéens." Victorin Lurel, président socialiste du conseil régional de Guadeloupe, a également regretté cette situation "inacceptable en démocratie".
L'antenne de RFO Guadeloupe, silencieuse du fait des grèves, a diffusé depuis 12 h 45 (heure locale) musique et chansons militantes. À Paris, au siège de RFO (groupe France Télévisions), la direction est restée impuissante face à la situation. Il n'y avait aucun moyen de couper l'antenne depuis la métropole. Du reste, l'une des revendications du LPK consiste à refuser de rapatriement du signal technique de RFO à Paris, comme il en est question dans le cadre de la réforme de France Télévisions. Les Guadeloupéens sont privés de télévision depuis plusieurs semaines, à l'exception de quelques films et quelques flashes info.
jeudi 26 février 2009
VIE PRIVEE - VIE PUBLIQUE :ROYAL ATTAQUE MATCH
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Demandant qu'on la "laisse un peu tranquille", Ségolène Royal a dit son intention de porter plainte contre Paris Match après la publication en Une de l'hebdomadaire de photos la montrant en compagnie d'un homme présenté comme son nouveau compagnon.
Dans un communiqué diffusé sur son site internet, la direction du magazine demande d'"arrêter l'hypocrisie".
"Ce sont des photos volées, ce ne serait pas dommage si on me laissait un peu tranquille", a déclaré à la presse l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle.
Revendiquant le droit à la protection de sa vie privée, elle a dénoncé un "télescopage" entre sa visite en Guadeloupe, au coeur du conflit social, et son séjour privé dans la station balnéaire espagnole de Marbella qui fait l'objet du reportage de Paris Match.
L'avocat de Ségolène Royal, Jean-Pierre Mignard, a adressé mercredi une lettre de mise en demeure au magazine après avoir appris qu'il s'apprêtait à publier ces clichés, pris mi-février.
Paris Match a malgré tout publié les photos, déplore-t-on dans l'équipe de la dirigeante socialiste qui évoque une volonté politique d'éclipser son voyage en Guadeloupe. La présidente de la région Poitou-Charentes a regagné Paris mercredi après cette visite dénoncée comme une "récupération" politique par l'UMP.
"ARRÊTONS L'HYPOCRISIE"
"On mélange la vie privée et sa vie de femme publique. C'est une entreprise de déstabilisation politique", s'est indigné Jean-Louis Bianco, l'un des proches de Ségolène Royal, sur Europe 1.
Paris Match, dans une "mise au point", souligne pour sa défense la volonté de Ségolène Royal "d'exister médiatiquement".
"En apparaissant en Guadeloupe à titre personnel, en marge des négociations gouvernementales et sans aucun mandat du Parti socialiste, Ségolène Royal prouve sa volonté d'exister médiatiquement dans la perspective des scrutins à venir", déclare la direction.
"Quatre jours auparavant, en apparaissant au bras d'un compagnon dans les rues de la station balnéaire de Marbella pendant les vacances scolaires, elle donne le signe qu'elle n'est plus seule et qu'elle est prête à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie. Les clichés réalisés par des photographes de presse dans les rues de Marbella sont l'illustration de ce changement", dit-elle.
"Pourquoi les photographes bienvenus pour couvrir sa présence à Pointe-à-Pitre ne le seraient pas dans les rues de la station balnéaire espagnole? Arrêtons l'hypocrisie", conclut-elle rappelant que Ségolène Royal est apparue sept fois en couverture de Paris Match au cours des deux dernières années.
Laurence Parisot a apporté jeudi son soutien à Ségolène Royal. "Elle a raison d'être choquée, les limites sont trop souvent dépassées" dans la presse française, a estimé la présidente du Medef sur Europe 1.
En plus de la photo de couverture, Paris Match publie trois clichés de la présidente de la région Poitou-Charentes se promenant dans les rues de Marbella main dans la main avec un homme d'affaires inconnu du grand public, André Hadjez.
Laure Bretton et Sophie Louet, édité par Gilles Trequesser
mercredi 25 février 2009
AFP:CELA VA MAL AUSSI
LE MONDE | 25.02.09 | 15h06 • Mis à jour le 25.02.09 | 15h06
La crise de la presse n'épargne pas l'Agence France-Presse (AFP). Deux mois après avoir été reconduit dans sa fonction de président de l'agence et après la signature du contrat d'objectifs et de moyens (COM) avec l'Etat, Pierre Louette a adressé, jeudi 19 février, une lettre aux directeurs et contrôleurs de gestion de l'AFP pour leur détailler "les mesures d'économies" à prendre pour 2009.
"Nous serons sans doute amenés à envisager un nouveau plan de départs, sur la base du volontariat, qui pourrait concerner toutes les catégories professionnelles", écrit-il. Il évoque le gel des salaires, la réduction des piges ou celle des frais de mission et se dit prêt à engager "très prochainement" des discussions sur ces sujets avec les partenaires sociaux.
"Nous souffrons d'une crise d'une profondeur exceptionnelle qui mettra du temps à se résorber", justifie M. Louette. Il cite une note récente de la direction financière qui estimait à 2,4 millions d'euros "l'écart négatif" au budget 2009, précisant que celui-ci pourrait atteindre ou dépasser les 5 millions d'euros en raison de la crise économique mais aussi du fait de relations commerciales de plus en plus dégradées avec la presse quotidienne régionale (PQR), qui représente près de 17 millions d'euros par an d'abonnements.
Dans un tract diffusé le 24 février, le syndicat SNJ-CGT interpelle le président de l'AFP : "Dans son projet de casse, de nos carrières, de nos salaires, de nos métiers et de nos conditions de travail, M. Louette trouvera les syndicats, et notamment le SNJ-CGT, sur son chemin." La veille, le syndicat SUD affirmait dans un communiqué que "toutes ces annonces ne sont ni le résultat direct de la crise économique, ni celui de la révolution technologique multimédia mais la conséquence de décisions politiques prises par le gouvernement."
SUD a d'ailleurs décidé de mettre en ligne le texte du COM dont le contenu détaillé n'avait jusqu'alors pas été dévoilé. Dans ce document qui fixe les règles du jeu sur la période 2009-2013, l'AFP s'engage à augmenter ses recettes commerciales de 4,7 % par an. Elles devraient passer de 168 à 203 millions d'euros. La hausse des abonnements de l'Etat, qui représentent près de 40 % de ses ressources, étant limitée à 1,8 % par an.
Dans le même temps, les charges de personnel ne devraient progresser que de 2,84 % par an. Pour cela, l'AFP souhaite miser sur les produits multimédias et les régions en forte croissance. En parallèle, elle envisage de "sceller une nouvelle alliance avec la PQR". L'idée étant "de développer un portail d'information en langue française fédérant les efforts de la PQR pour l'information locale et régionale et de l'AFP pour l'information nationale et internationale".
Pour concrétiser ces projets, l'AFP se dit prête à redéployer 10 % de ses journalistes en France "vers" ses nouvelles priorités. L'agence veut aussi investir 30 millions d'euros dans un nouveau système de production multimédia qui serait financé à hauteur de 20 millions d'euros par l'Etat. Dans cette évolution vers une rédaction multimédia, l'AFP n'exclut pas de devoir quitter son immeuble de la place de la Bourse à Paris.
Enfin, le COM aborde le changement de statut de l'AFP. Celui-ci, fixé par une loi de 1957, a fait de l'agence une société de droit commercial, sans actionnaire, ni capital, et administrée par des représentants de la presse, de l'Etat et du personnel. Le gouvernement a demandé dans une lettre de mission à M. Louette de réfléchir à une "modernisation du statut" et d'étudier "les avantages et les inconvénients d'une évolution vers un statut de société, qui pourrait permettre une participation des salariés au capital de l'entreprise." M. Louette a jusqu'au 31 mars pour rendre sa copie.
Laurence Girard et Daniel Psenny
RFI:VENT DEBOUT CONTRE LE PLAN SOCIAL
LE MONDE | 24.02.09 | 16h09 • Mis à jour le 25.02.09 | 15h52
C'est l'attente à Radio France Internationale (RFI). Depuis l'annonce d'un "plan de modernisation", début janvier, qui prévoit la suppression de 206 postes, sur plus d'un millier de salariés, et la fin de l'émission en six langues (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien), les personnels de la radio multiplient les initiatives pour ne pas se faire oublier.
Financement. Les ressources de RFI dépendent à 95 % de la redevance et des subventions de l'Etat, via le ministère des affaires étrangères et les services du premier ministre. La radio a bénéficié d'un budget de 137 millions d'euros pour 2008.
Effectifs. La station compte plus d'un millier de salariés, dont 465 journalistes, 206 personnels administratifs, techniques et de production, 365 cadres et un réseau de 600 correspondants dans le monde.
Audiences. En 2007, RFI s'appuyait sur 46 millions d'auditeurs dans le monde, dont 27,5 millions en Afrique, 10,5 millions au Moyen-Orient et au Maghreb, 4,2 millions en Amérique, 2,2 millions en Europe (dont près d'1 million en Ile-de-France) et 1,7 million en Asie et Océanie.
Production. RFI diffuse 393 heures par semaine en français et en langues étrangères - soit 56 heures par jour sur 200 flux différents - et compte 580 radios partenaires dans 125 pays.
"Nous essayons de continuer à travailler normalement face à une direction qui veut passer en force. La modernité ne signifie pas être chômeur", dit Elisa Drago, déléguée SNJ-CGT au comité d'entreprise qui, avec ses collègues, a refusé de signer un "accord de méthode" sur une éventuelle procédure de licenciements.
Depuis, chaque partie campe sur ses positions. Les syndicats (FO, SNJ, CGT) ont assigné en référé la direction de RFI au tribunal de grande instance de Paris, le 5 mars, pour des irrégularités dans les procédures de présentation du plan social. "Ce plan n'a ni queue ni tête", expliquent les représentants syndicaux en rappelant que lors de la nomination d'Alain de Pouzilhac en juin 2008 à la présidence de RFI, celui-ci leur avait déclaré "qu'il ne venait pas ici pour licencier".
"VOLONTÉ DE SABORDAGE"
Malgré la durée de la procédure, les syndicats se félicitent du succès rencontré par la pétition "contre le démantèlement de RFI". S'adressant en priorité aux salariés de l'audiovisuel public et aux auditeurs, elle a recueilli plus d'un millier de signatures dont de nombreuses personnalités étrangères.
Hervé Bourges, ex-directeur général de RFI, en est un des signataires et a publié, le 9 février, un appel à sauver la radio dans "TeleVisions", le supplément hebdomadaire du Monde. Les syndicats de RFI ont fait paraître dans Libération une lettre ouverte au président Sarkozy pour lui demander "le retrait du plan social".
"Vous avez l'ardente obligation morale de le faire !", écrivent-ils. "Nous avons plus d'auditeurs, et de loin, que RTL, Europe 1, France Inter et France Info réunis", poursuivent les signataires qui, malgré leur demande, n'ont pas été reçus à l'Elysée.
Tout juste ont-ils été reçus par le conseiller audiovisuel de Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication. "On se moque de nous, ils veulent casser la radio", s'indigne une journaliste pour qui "il y a clairement une volonté de sabordage".
Pourtant, le 13 février, l'Etat a confirmé la recapitalisation de RFI, à hauteur de 16,9 millions d'euros, somme correspondant au déficit des trois dernières années. Vers la mi-mars, dès que la loi sur la réforme de l'audiovisuel sera promulguée, après l'étude des différents recours au Conseil constitutionnel, RFI deviendra une filiale à 100 % de la nouvelle holding de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) qui chapeautera également France 24 et TV5 Monde.
"Cette recapitalisation confirme l'engagement et le soutien de l'Etat à l'AEF et permettra à RFI de redéployer sa stratégie sur des bases économiques et financières saines, sans être pénalisée par l'accumulation de déficits antérieurs", précise la direction de RFI.
"Il faut en finir avec la culture du déficit", souligne M. de Pouzilhac. Les syndicats contestent l'ampleur de celui-ci en s'étonnant qu'il "enfle" d'un comité d'entreprise à l'autre. "La direction y inclut des assignations de l'Ursaff, ainsi que des indemnités de licenciement qui ne correspondent pas au déficit structurel", explique Mme Drago.
Outre la demande d'abandon du plan social, les syndicats dénoncent "un conflit d'intérêt" entre les dirigeants de RFI et leurs activités extérieures qui, selon eux, pourrait nuire à la crédibilité de la radio, notamment à l'étranger.
"Non seulement notre directrice générale, Christine Ockrent, est l'épouse du ministre des affaires étrangères, mais Alain de Pouzilhac cumule ses fonctions avec une présidence dans un groupe de casinos exploitant vingt établissements de jeux d'argent en France", soulignent-ils.
Pour M. de Pouzilhac, "c'est une blague ! Je suis non-exécutif dans trois conseils d'administration à l'extérieur de l'AEF".
Daniel Psenny
mardi 24 février 2009
RELATER:EST-CE ETRE COMPLICE?UN DELICAT PROBLEME DE DEONTOLOGIE
Par Dorothée MOISAN
PARIS, 24 fév 2009 (AFP) - Une journaliste qui voulait dénoncer les méfaits
de la suspension, pratique qui consiste à se faire suspendre par des crochets
plantés dans le dos, a été renvoyée devant des magistrats toulousains qui
devront déterminer fin mars si elle s'est ou non rendue complice de violences.
Le 8 octobre 2006, M6 avait diffusé dans son émission Zone interdite un
reportage sur les modifications corporelles (piercing, scarification...) chez
les jeunes.
Le sujet, d'Isabelle Cottenceau de la société de production TAC Presse,
montrait un adolescent qui expliquait tout à fait librement avoir décidé de
s'offrir une "suspension" pour ses 18 ans et sa mère, qui lui avait donné son
accord.
Les images de la suspension à proprement parler n'avaient pas été diffusées.
En outre, à l'issue du reportage, un psychiatre et une avocate étaient
intervenus sur le plateau de Zone interdite pour condamner une telle pratique.
"Je voulais témoigner pour dénoncer ces pratiques, mais en aucun cas les
cautionner", se défend aujourd'hui la journaliste.
"Loin de relever d'une quelconque complaisance à l'égard de cette pratique,
ce reportage consistait précisément à en dénoncer les dangers et à porter à la
connaissance du public ce type de comportement extrême", renchérit TAC Presse,
pour qui la jeune femme "ne faisait qu'exercer sa profession de journaliste,
c'est-à-dire informer, y compris sur des sujets dérangeants".
Un point de vue retoqué par le parquet de Toulouse qui en 2006 a décidé
d'ouvrir une enquête aboutissant au renvoi en correctionnelle des organisateurs
de la suspension pour "violences volontaires avec arme et en réunion" et de la
journaliste pour "complicité de violences", un délit passible de 5 ans de prison
et 75.000 euros d'amende.
Choqué que celle-ci ait "exhibé un jeune de 17 ans auprès de la France
entière", Me Georges Catala qui défend le jeune et son père, parties civiles,
accuse Isabelle Cottenceau d'avoir "largement contribué" à cette suspension.
De son côté, TAC Presse s'étonne que la journaliste soit inquiétée et pas la mère.
"Si à chaque fois qu'un journaliste filme un délit, que ce soit un trafic de drogue ou de faux papiers, il devait se retrouver en correctionnelle pour
complicité des faits qu'il filme ou décrit, ce serait le métier même de
journaliste qui serait criminalisé", renchérit l'avocat de la journaliste, Me
Richard Malka.
Epinglant une situation "hallucinante", il dit ne pas avoir connaissance
"d'un seul cas de ce type dans les annales judiciaires".
"C'est totalement inédit", confirme Me Basile Ader, avocat spécialiste des
questions de presse qui se souvient toutefois d'un cas à la fin des années
1990.
Une journaliste ayant acheté un billet d'avion pour dénoncer un trafic de
billets avait été condamnée pour faux, le tribunal estimant qu'une fraude
commise dans le cadre d'un reportage n'en était pas pour autant justifiable.
Le procès se tiendra le 24 mars devant la 5e chambre du tribunal
correctionnel de Toulouse.
CONSEIL CONSTITUTIONNEL: TAXES RETOQUEES?FINANCEMENT RETOQUE
Selon quelques confidences, à prendre avec beaucoup de précautions, il semble que ce dernier point, qui fait polémique dans les rangs de l’opposition et pas seulement, on le sait, ne fasse pas l’objet d’une quelconque réserve de la part des sages.
En revanche, le recours à un certain nombre de taxes, (Internet et téléphonie mobile), destinées à financer France Télévisions, pourrait faire l’objet de remarques de la part du Conseil Constitutionnel, voire même d’un avis négatif. Un tel cas de figure serait un cataclysme: il mettrait en pièces, en effet, toute la nouvelle architecture du financement des chaînes publiques.
l'Express 23/02/09
jeudi 19 février 2009
TF1:L'HEURE DES VACHES MAIGRES
Les résultats financiers du groupe TF1 sont à l'image de l'économie générale. En 2008, le résultat net (164 millions d'euros) recule de 28,1 %. Les recettes publicitaires issues de l'antenne de TF1 s'élèvent à 1,6 milliard (- 4,1 % par rapport à 2007) tandis que le coût de la grille reste stable (1 milliard d'euros, en hausse de 0,4 %). En dépit de cette conjoncture morose, TF1 distribuera un dividende de 0,47 euro par action le 22 avril 2009.
Après dix années de croissance forte (30 millions de plus chaque année), la hausse des droits sportifs acquittés par la chaîne a été maîtrisée (4 millions d'euros). Par ailleurs, Nonce Paolini a engagé au cours de l'année 2008 des efforts de rationalisation en réduisant les charges internes (15 millions d'euros d'économies), en cessant les activités non rentables (un gain de 9 millions d'euros), en renégociant des contrats à la baisse (8 millions d'euros d'économies). A contrario, la restructuration du groupe a coûté 42 millions d'euros.
samedi 14 février 2009
CRISE A FRANCE24.L'ARRIVEE DE CHRISTINE OCKRENT ARRANGERA-T-ELLE LES CHOSES?
LE MONDE | 12.02.09 | 15h32
Les restructurations continuent sur France 24. Après les départs mouvementés, fin 2008, de Grégoire Deniau, directeur de la rédaction de la chaîne de télévision, Bertrand Coq, rédacteur en chef, et Ulysse Gosset, qui animait "Le Talk de Paris" (Le Monde du 3 décembre 2008), c'est au tour d'Agnès Levallois, directrice adjointe de la rédaction chargée des contenus en langue arabe. Elle a quitté début février la chaîne française d'information internationale à la suite d'un "différend stratégique" avec la direction sur le devenir de l'antenne arabe.
Une chaîne au budget de 90 millions d'euros
Mission. France 24, chaîne d'informations internationales, a été créée le 6 décembre 2006. Elle diffuse ses programmes vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur le câble, le satellite et le Web, en français, en anglais et en arabe.
Organisation. Elle fait partie de la future holding de l'Audiovisuel extérieur de la France avec RFI et TV5 Monde, et dépend des services du premier ministre. Son budget (90 millions d'euros) est voté par le Parlement. Elle compte 450 salariés, dont 260 journalistes.
Le départ de la journaliste, qui travaillait pour France 24 depuis son lancement en décembre 2006, s'est fait "d'un commun accord", selon la direction de la chaîne. Il s'accompagne de celui de Moktar Gaouad, rédacteur en chef du canal arabe de France 24.
Ces départs ont suscité une vive émotion au sein de la chaîne, car ils interviennent à quelques semaines du développement de la diffusion de France 24 en langue arabe. A partir d'avril, la chaîne devrait en effet diffuser dix heures d'émissions quotidiennes (contre quatre actuellement) sur le canal arabe qui, selon la direction, est un axe essentiel.
La société des journalistes de France 24 a été reçue par Vincent Giret, le directeur de la rédaction, qui "assume" la décision de se séparer de Mme Levallois en raison de "dysfonctionnements" au sein du desk arabe. "A quelques semaines du lancement de la nouvelle version de la chaîne en langue arabe, il ne nous paraît pas très judicieux de débarquer la journaliste qui l'a développée depuis ses débuts", indique Lucas Menget, le président de la Société des journalistes (SDJ).
Cette restructuration est appliquée au moment où la direction de France 24 veut rapprocher la rédaction arabe de la chaîne et celle de Monte Carlo Doualiya, filiale de Radio France Internationale (RFI) qui, désormais, fait partie de la holding de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) avec TV5 Monde. "Il n'est pas question de fusion", précise M. Giret.
CHANGEMENT DE STATUTS
Pour diriger ce nouveau pôle, la direction de France 24 aurait approché Sami Kholaib, chargé de l'antenne et du développement de Monte Carlo Doualiya et Nahida Nakad, grand reporter à TF1.
Jeudi 12 février, le directoire de France 24 doit se réunir pour changer les statuts de la chaîne après le désengagement de TF1 et France Télévisions, qui avaient chacun 50 % du capital.
Désormais, France 24 est propriété à 100 % d'AEF. Le conseil de surveillance et le directoire de la chaîne devraient être supprimés pour faire place à un nouveau conseil d'administration. Composé au plus de 18 membres, parmi lesquels devraient siéger Alain de Pouzilhac, président d'AEF, et Christine Ockrent, directrice générale de la holding, le conseil sera ouvert à trois représentants du personnel qui auront un droit de vote. M. de Pouzilhac deviendrait PDG de France 24 et Mme Ockrent devrait voir ses attributions étendues sur la chaîne.
En revanche, Gérard Saint-Paul, membre du directoire et directeur général chargé de l'information, ne devrait plus faire partie du nouveau conseil d'administration. Cet organigramme de la direction suscite des inquiétudes en interne.
"Il n'y a aucune inquiétude à avoir", assure M. de Pouzilhac, soulignant que le rapport de la Cour des comptes "apporte de solides arguments à la création de la holding AEF" et "conforte le principe même" de sa création (Le Monde du 9 février). La constitution et les statuts de cette holding seront définitivement validés par la promulgation de la loi sur l'audiovisuel public, encore soumise à l'avis du Conseil constitutionnel.
Daniel Psenny
Article paru dans l'édition du 13.02.09.
CHRISTINE OCKRENT NOMMEE A FRANCE24
Lepoint.fr
13/02/2009
Comme les rumeurs l'annonçaient depuis plusieurs jours, Christine Ockrent, 64 ans, a été nommée directrice générale de France 24. L'information a été officialisée aujourd'hui, selon Lepoint.fr. "L'épouse de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, prend ainsi les commandes de la chaîne étatique censée rayonner à l'étranger", affirme le site internet du Point.
jeudi 29 janvier 2009
LES NMPP SANCTIONNEES POUR ABUS DE POSITION DOMINANTE
Le conseil de la concurrence a infligé lundi une amende de 3,05 millions d'euros aux Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) pour abus de position dominante, a indiqué, mercredi 28 janvier dans un communiqué MLP, une messagerie de presse concurrente à l'origine de la saisine.
Les NMPP, principale société chargée de la distribution de la presse en France, n'ont pas souhaité faire de commentaires "sur une décision qui n'a pas encore été notifiée".
Dans une décision rendue lundi, le conseil de la concurrence a jugé que les NMPP et la messagerie associée Transport Presse ont "mis en place des pratiques fidélisantes constitutives d'un abus de leur position dominante", indique MLP.
Il a infligé "au groupe NMPP des sanctions pécuniaires d'un montant total de 3,05 millions d'euros", 2,4 millions d'euros pour la société NMPP et 650.000 euros pour Transport Presse, précise le communiqué.
"Barrer l'accès au marché"
Dans sa décision, le conseil précise que "les pratiques de fidélisation anticoncurrentielles mises en œuvre (par les NMPP) sont graves en ce qu'elles ont eu pour objet et pour effet de barrer l'accès au marché aux messageries effectivement ou potentiellement concurrentes et de renforcer leur propre position dominante".
MLP avait saisi le conseil de la concurrence en 2003 sur des pratiques en cours entre 2000 et 2003 et concernant les tarifs de distribution appliqués aux éditeurs. Ces pratiques ont été modifiées par les NMPP en 2003-2004.
Reuters-nouvelobs.com 29/01/09
PAS DE JOURNAUX VENDREDI
Différentes branches des ouvriers du Livre CGT ainsi que l'intersyndicale des journalistes ont appelé à cesser le travail jeudi dans le cadre de la journée de manifestations et de grève interprofessionnelle à l'appel de huit syndicats.
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"Nous suivons le mouvement: il est décidé une non-parution pour le daté de vendredi", a indiqué un responsable de la section NMPP du syndicat du Livre, selon qui aucun quotidien national ne devrait être distribué.
Les NMPP sont la principale société chargée de la distribution de la presse en France et s'occupent notamment de celle des quotidiens nationaux payants.
Libération, La Croix, L'Humanité, Les Echos, La Tribune, L'Equipe, Le Parisien, Aujourd'hui en France, Le Figaro ont confirmé à l'AFP qu'ils ne paraîtront pas vendredi.
"En raison d'un arrêt de travail des différentes catégories de la presse écrite, les quotidiens nationaux, dont l'Humanité, ne paraîtront pas vendredi", a ainsi averti le quotidien de gauche dans son édition de jeudi.
La plupart des quotidiens mettront leurs éditions de vendredi à disposition de leurs lecteurs sur leurs sites internet.
L'édition du Monde datée de vendredi n'est pas parue en raison du mouvement de grève. En revanche, l'édition datée de samedi devrait paraître normalement, a-t-on appris auprès du journal.
GREVE :JT PERTURBES
A Radio France, les stations France Inter, France Info et France Culture n'ont pas pu diffuser leurs programmes habituels. L'antenne du Mouv' a été perturbée à partir de 10H00 tandis que celle de France Musique était normale, a indiqué la direction de Radio France.
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Le taux de grévistes était estimé à 30,13% à la mi-journée, a-t-elle ajouté.
A la télévision, les journaux de la mi-journée de France 2 et France 3 devraient être perturbés par la grève, a-t-on indiqué à France Télévisions.
A France 3, le taux de grévistes était de 33,83% à la mi-journée. Les chiffres pour France 2 n'étaient pas encore connus.
L'intersyndicale de l'audiovisuel public a appelé les salariés du secteur à une grève de 24 heures le 29 janvier, dans le cadre de la journée d'action interprofessionnelle lancée par huit confédérations syndicales.
Outre les revendications interprofessionnelles, ils demandent notamment un "financement pérenne et dynamique" pour l'ensemble des sociétés de l'audiovisuel public, le "maintien du périmètre" de la télévision et de la radio publiques, ainsi que leur "indépendance politique, éditoriale et stratégique".
En "préalable", ils "refusent tout plan social" à Radio France Internationale (RFI) où la direction de la station a annoncé la suppression de 206 postes sur un millier dans le cadre d'un "plan de modernisation".
SUPPRESSION DE LA PUB SUR RFO ET HAUSSE DE LA REDEVANCE:C'EST FAIT!
NOUVELOBS.COM | 29.01.2009 | 09:45
"En clair, (ça représente) l'adossement sur l'inflation", a précisé Jean-François Copé pour expliquer les conclusions de la commission mixte paritaire.
(Reuters)
(Reuters)
La redevance audiovisuelle doit passer de 116 à 118 euros dès 2009, puis à 120 euros au 1er janvier 2010, voire 122 fin 2010, selon les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP, sept députés et sept sénateurs) sur la réforme de l'audiovisuel, mercredi 28 janvier.
"En terme d'estimation, au 1er janvier 2010, on sera à 120 euros car, en moyenne, cela fait deux euros de plus par an. En 2009, cela fera 118 euros par an", a expliqué Jean-François Copé à la presse.
"En clair, (ça représente) l'adossement sur l'inflation", a-t-il affirmé.
"Comme c'est une estimation au regard de l'inflation, je ne peux pas vous donner un chiffre au centime près", a-t-il ajouté. "Sur la loi, on met 120, parce qu'il faut bien mettre un chiffre".
A l'origine, Jean-François Copé s'opposait à une hausse de la redevance. "Moi vivant, jamais", avait-il même déclaré.
"C'est toujours comme ça en France"
En mai dernier, Nicolas Sarkozy avait lui aussi catégoriquement exclu toute augmentation, même modeste: "C'est toujours comme ça en France, on commence par des augmentations de deux euros et puis, comme on les fait chaque année, à la fin, ça fait plus de deux euros !".
Las, les sénateurs avaient cependant adopté en janvier une hausse de 116 euros à 120 euros au premier janvier 2010, dans un amendement au projet de loi sur l'audiovisuel, désavouant de l'Assemblée nationale.
Mardi, sénateurs et députés de la majorité avaient tenté de trouver un compromis à Matignon en proposant d'indexer la redevance sur l'inflation dès 2008.
"Cela ne nous regarde pas"
Les Sénateurs ont mis en avant la nécessité d'assurer une "contribution à l'audiovisuel public", après la suppression de la publicité sur France Télévisions depuis le 5 janvier.
Pour leur part, les députés PS n'ont pas pris part au vote. "La majorité s'est mis dans une situation impossible en matière de financement de l'audiovisuel public. Cela ne nous regarde pas", a affirmé Didier Mathus (PS).
Chargé d'adopter une version commune Sénat/Assemblée, la CMP a en revanche désavoué sur d'autres dossiers le Sénat pour revenir aux décisions de l'Assemblée.
Suppression de la pub pour RFO confirmée
Ainsi, les présidents de France Télévisions et Radio France pourront être révoqués par l'exécutif plus facilement que ne l'aurait voulu le Sénat (si les trois cinquièmes des parlementaires siégeant dans les commissions concernées ne s'y opposent pas).
Le Sénat avait adopté un amendement selon lequel cette majorité devenait nettement plus difficile à obtenir (trois-cinquième devait approuver la révocation). Une majorité des membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA, cinq sur neuf) devront avaliser la révocation.
La CMP a aussi suivi l'Assemblée contre le Sénat en confirmant la suppression de la publicité sur RFO à partir de 2011.
La CMP est enfin revenu sur le projet sénatorial d'étendre la redevance aux ordinateurs permettant de recevoir la télévision.
La réforme de l'audiovisuel doit être définitivement votée au Parlement début février.
AUDIOVISUEL: ACCORD ENTERINE
B.H. (lefigaro.fr) avec AFP
28/01/2009 |
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La commission mixte paritaire a entériné l'augmentation de la redevance, indexée sur l'inflation. La taxe sur la télévision passera donc de 116 à 118 euros en 2009, puis 120 euros en 2010.
Alors que le Sénat avait voté il y a une dizaine de jours à une écrasante majorité une revalorisation de la redevance télévisée de quatre euros, soit deux de plus que l'indexation sur l'inflation, une réunion des parlementaires UMP à Matignon mardi soir a permis de trouver un accord interne revenant toutefois à une hausse équivalente, confirmée mercredi en commission mixte paritaire (sept députés et sept sénateurs).
La redevance sera donc indexée sur l'inflation non seulement en 2009 mais aussi en 2008. Un compromis qui satisfait tout le monde à l'UMP, le chef des députés Jean-François Copé en tête, qui refusait catégoriquement toute idée d'augmentation de cette redevance hors inflation.
Mais en réalité, l'accord ne change pas grand-chose, l'indexation sur l'inflation sur ces deux dernières années revenant mécaniquement à la hausse de quatre euros votée par le Sénat : la redevance passera donc de 116 à 118 euros en 2009, puis 120 euros en 2010. Une décision entérinée mercredi soir en commission mixte paritaire (CMP) sur la réforme de l'audiovisuel.
Toujours est-il que cet accord donne satisfaction au Sénat et permet surtout à Jean-François Copé de ne pas se contredire, lui qui, en novembre, avait déclaré bien imprudemment : «moi vivant, il n'y aura pas d'augmentation de la redevance» hors inflation. «Donc Copé est toujours vivant !», s'amusait-on dans les coulisses de Matignon mardi soir.
La CMP est revenue au texte de l'Assemblée sur d'autres points importants. Notamment, le président de France Télévisions pourra être révoqué plus facilement que ne l'aurait voulu le Sénat. Il le sera par le chef de l'Etat si les trois cinquièmes des parlementaires des commissions concernées à l'Assemblée et au Sénat ne s'y opposent pas.
Le Sénat avait adopté un amendement selon lequel cette majorité devenait nettement plus difficile à obtenir, avec l'accord de l'opposition (révocation conditionnée à l'approbation des trois cinquièmes au sein des commissions des Affaires culturelles du Sénat et de l'Assemblée).
La majorité sénatoriale a accepté de supprimer l'encadrement du droit de révocation du président de France Télévisions, introduit par la Haute Assemblée. La CMP a aussi rétabli la suppression de la publicité à RFO, instituée par l'Assemblée et supprimée par le Sénat. Elle a également exclu ceux qui regardent la télévision sur leur ordinateur du paiement de la redevance.
Le PS veut saisir le Conseil constitutionnel
«Nous arrivons à un compromis satisfaisant. Nous avons bien entendu la demande de l'Assemblée de ne pas exagérer dans le domaine de l'augmentation de la redevance», a commenté le sénateur UMP Jacques Legendre. «Le Sénat s'est totalement couché dans cette affaire sur une injonction de Fillon. Une fois de plus, on traite le Parlement comme la dernière roue du carosse», a à l'inverse regretté le socialiste Marcel Rogemont.
Le projet de loi sur l'audiovisuel, dont la mesure-phare est la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, en vigueur depuis le 5 janvier, sera définitivement adopté après les derniers votes le 3 février à l'Assemblée et le 4 février au Sénat. Les socialistes ont confirmé leur intention de saisir le Conseil constitutionnel.
mercredi 28 janvier 2009
AUDIOVISUEL:L'OUTREMER GRAND PERDANT
ACCORD PERDANT-PERDANT POUR L’OUTREMER FRANÇAIS
Afin que personne ne perde la face, les parlementaires UMP ont hier soir trouvé un accord sur le dos de l’Outremer :
Tu me donnes la redevance, je te laisse retirer la publicité sur RFO !
Et pour la nomination du Président de Francetélévisions, nous verrons !
Pour 2 euros, c’est donc l’économie des régions d’Outremer qui risque d’être profondément déstabilisée.
Ajoutant à cela que la réforme de Francetélévisions prévoit de fondre RFO dans une sorte de magma informe avec les régions métropolitaines de France3, faisant perdre ainsi à RFO sa spécificité devenue encore plus essentielle à l’heure de la diversité
Les journalistes du SPC-CFE.CGC estiment ces deux mesures choquantes et inacceptables en l’état.
Paris,le 28 Janvier 2009
LES DANGERS D'INTERNET
Le site internet de recherche d'emploi Monster.com a annoncé aujourd'hui avoir été victime d'une vaste attaque de pirates informatiques ayant conduit aux vols de données personnelles d'utilisateurs.
"Nous avons récemment appris que notre base de données avait été illégalement pénétrée et que des données provenant de comptes d'utilisateurs avaient été volées, dont les identifiants et mots de passe, les adresses électroniques, les noms, les numéros de téléphone et certaines données démographiques de base", a indiqué l'entreprise sur son site internet.
Les pirates n'ont toutefois pas accédé aux CV, aux numéros de sécurité sociale et aux données financières des utilisateurs, a assuré Monster.com.
Le site internet conseille à ses clients de changer leurs mots de passe et a affirmé avoir pris des mesures pour rétablir la sécurité. Monster a également prévenu les utilisateurs que les pirates pouvaient utiliser leurs adresses email pour faire du "phishing" : utiliser leurs identités pour obtenir des informations confidentielles (données bancaires).
Monster.com avait déjà été victime d'une attaque similaire en août 2007, selon la société de sécurité informatique Symantec, et quelque 1,6 million de fichiers d'utilisateurs avaient été volés.
AFP 27/01/09
mardi 27 janvier 2009
REDEVANCE: REUNION DE LA CMP DEMAIN
NOUVELOBS.COM | 27.01.2009 | 15:18
Mi-janvier, les sénateurs avaient porté de 116 à 120 euros le montant annuel de la redevance, contre l'avis du gouvernement. La plupart des sénateurs UMP avaient voté avec l'opposition.
Députés et sénateurs de la majorité s'opposent sur la question de l'augmentation de la redevance, principal point à régler lors de la réunion de la CMP du 28 janvier (Reuters)
Députés et sénateurs de la majorité s'opposent sur la question de l'augmentation de la redevance, principal point à régler lors de la réunion de la CMP du 28 janvier (Reuters)
Les députés et sénateurs UMP membres de la commission mixte paritaire sur la réforme de l'audiovisuel se réuniront, ce mardi 27 janvier, autour du Premier ministre François Fillon pour tenter de trouver une position commune, a annoncé le président du groupe UMP Jean-François Copé.
Députés et sénateurs de la majorité s'opposent sur la question de l'augmentation de la redevance, principal point à régler lors de la réunion de la CMP, qui se tiendra mercredi après-midi à l'Assemblée pour rechercher un accord sur les points en discussion entre les deux Assemblées. L'adoption définitive du texte est prévue le 4 février.
De 116 à 120 euros
A la mi-janvier, les sénateurs ont porté de 116 à 120 euros le montant annuel de la redevance, contre l'avis du gouvernement. La plupart des sénateurs UMP avaient voté avec l'opposition.
Les députés UMP sont eux favorables à une indexation de la redevance sur l'inflation, a réaffirmé mardi Jean-François Copé. "Nous allons discuter. Cet amendement ne convient pas en l'état. Nous travaillons sur une autre formule", a dit le président du groupe UMP sans plus de précision.
Faute d'accord en CMP, une nouvelle lecture serait nécessaire devant chaque assemblée, et l'Assemblée aurait le dernier mot.
SARKOZY/CAROLIS:L'APAISEMENT?
info l'Express du 27/10/09
samedi 24 janvier 2009
CSA: Nominations de Françoise Laborde et Christine Kelly
Le Président de la République a décidé de nommer membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel en remplacement de Madame Agnès VINCENT, dont le mandat est arrivé à son terme, Madame Françoise LABORDE.
Le Président du Sénat Gérard Larcher, , a désigné Christine Kelly, journaliste, comme membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel en remplacement d’Elisabeth Flüry–Hérard.
Le Président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a nommé Emmanuel Gabla, un ingénieur des télécommunications, au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), a annoncé la présidence de l'Assemblée.
Emmanuel Gabla a été nommé en remplacement de Christian Dutoit, dont le mandat arrivait à expiration.
vendredi 23 janvier 2009
ETATS GENERAUX DE LA PRESSE:propostion pour les droits d'auteur
Adaptation des droits d'auteur des journalistes à l'ère numérique
Il y a 47 minutes
PARIS (AFP) — Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi que le régime des droits d'auteur des journalistes serait adapté à l'ère numérique, par le remplacement d'un droit lié à la publication dans un support, par un droit lié à un temps d'exploitation.
Clôturant les Etats généraux de la presse qu'il avait convoqués à l'automne, le chef de l'Etat a observé que dans cette matière, "le statu quo est absolument impossible".
Pour lui, la proposition faite par les Etats généraux est "équilibrée" même s'il faudra "aller plus loin plus tard".
Cette proposition consiste à "remplacer un droit lié à un support par un droit lié à un temps d'exploitation de 24 heures", a détaillé M. Sarkozy.
"Pour la première fois on sort chacun de sa ligne Maginot" qui veut que, selon les demandes initiales des journalistes, "l'article doit être payé autant de fois qu'il est publié".
"C'est un premier pas", a jugé le président de la République, appelant journalistes et éditeurs à poursuivre dans le sens de ce dialogue.
"Il y a une marge de manoeuvre collective au sein des entreprises de presse, y compris sur la question de la cession des droits à plusieurs titres au sein d'un même groupe, même si de mon point de vue, donner une identité propre à chaque journal est quand même la meilleure façon de fidéliser ses lecteurs", a nuancé M. Sarkozy.
"Je sais bien que 24 heures, c'est un peu court", a-t-il glissé.
Cependant la ministre de la Culture Christine Albanel "proposera aux législateurs cette solution dans les meilleurs délais", selon M. Sarkozy.
ETATS GENERAUX DE LA PRESSE:Le Prédident de la République annonce 2 mesures d'urgence
Nicolas Sarkozy annonce deux mesures d'urgence pour la presse écrite
Nicolas Sarkozy annonce des mesures d'aide d'urgence à la presse, parmi lesquelles un report d'un an de la hausse des tarifs postaux et le doublement des dépenses institutionnelles en presse écrite.
Le chef de l'Etat s'exprimait lors de la clôture des états généraux de la presse, lancés le 2 octobre dernier pour venir en aide à ce secteur sinistré.
"Depuis la signature des accords presse-Poste de juillet 2008, c'est un fait que le contexte économique a radicalement changé", a dit le président devant des centaines de journalistes et patrons de presse réunis dans la salle des Fêtes de l'Elysée.
"Je vous annonce que l'accord Poste-presse sera reporté d'un an. Le manque à gagner pour la Poste sera intégralement compensé par l'Etat", a-t-il ajouté.
L'enveloppe ad hoc est évaluée à 12 millions d'euros.
Nicolas Sarkozy a aussi annoncé le doublement de la part de la presse dans les dépenses de communication de l'Etat, qui passerait de 20% à 40%.
"De même, l'Etat et l'ensemble des organismes publics placés sous sa responsabilité réorienteront dès cette année, en les doublant, leurs dépenses de communication institutionnelle vers la presse écrite", a dit Nicolas Sarkozy.
Cette dernière décision concernera la presse nationale, régionale, locale, et la presse numérique.
Ces deux mesures font partie des quelque 90 recommandations contenues dans le Livre vert dont la préparation a été lancée il y a trois mois.
Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse
REUTERS
ABONNEMENT GRATUIT POUR LES JEUNES DE 18 ANS
Presse: Nicolas Sarkozy propose un abonnement gratuit pour les jeunes de 18 ans
Les jeunes qui fêtent leur 18e anniversaire pourront bénéficier, à titre expérimental, d'un abonnement gratuit au quotidien de leur choix pendant un an, a annoncé vendredi Nicolas Sarkozy.
Le coût du journal sera financé par l'éditeur et le transport payé par l'Etat, a précisé le président de la République.
Devant cette proposition issue des états généraux de la presse, "j'ai hésité", a reconnu Nicolas Sarkozy, mais "je me suis laissé convaincre par la réussite de l'expérience là où elle a été menée". "Nous la retenons, on va l'expérimenter. On verra bien ce que ça donnera."
Pour Nicolas Sarkozy, cette mesure peut aider la presse écrite à faire face à l'érosion de son lectorat, parce que "l'habitude de lire la presse se prend très jeune". AP
jeudi 22 janvier 2009
RFI : LE SPC-CGC SOUTIENT LE MOUVEMENT
Manifestons avec nos collègues de RFI !
L’intersyndicale de Radio France appelle toutes et tous les salariés à répondre à l’appel
de leurs collègues de RFI et, pour ceux qui le pourront, à rejoindre la manifestation
organisée par l’ensemble des syndicats de RFI afin de leur apporter leur soutien.
Parce que les 206 licenciements annoncés à RFI font partie d’un plan de casse organisé
de l’ensemble de l’Audiovisuel public, parce qu’aucune société n’est à l’abri.
Rendez-vous
Jeudi 22 janvier 09
14h
du Pont de l’Alma au Rond-Point des Champs Elysées
APPEL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS DE RFI
206 suppressions d’emplois sur un total de 945, 6 rédactions de langues fermées sur 17, la moitié du personnel technique et de réalisation évincé, tous les secteurs touchés : voilà le plan que la direction de RFI veut imposer avec l’aval des Tutelles.
Alain de Pouzilhac, PDG de RFI, avait affirmé en prenant son poste : « Je ne viens pas pour
licencier ! » Mme Albanel, ministre de la Culture, avait déclaré : « On ne touchera pas à RFI ! » Les conseillers du ministre des Affaires étrangères et de l’Elysée avaient dit : « On ne veut en aucun cas démanteler RFI, on veut développer l’audiovisuel extérieur. » Ils nous ont menti.
Jeudi 22 janvier, à 14 heures, nous irons manifester à l’Elysée pour dire :
Non au démantèlement de RFI !
Non aux suppressions d’emplois !
Maintien de toutes les langues !
Aucun licenciement !
Retrait du plan !
Nous en appelons à nos collègues de France Télévisions, de Radio France, de l’INA : nous sommes parmi les premiers touchés, mais la menace pèse sur l’ensemble de l’audiovisuel public. Déjà, 135salariés de la régie publicitaire de France Télévisions ont été licenciés, au moins 1000 départs à la retraite ne seront pas remplacés à France Télévisions entre 2009 et 2012. Défendons nous ensemble.
Soyons unis pour dire :
Non aux licenciements ! Non aux suppressions d’emplois ! Halte à la casse du service public !
Paris, le 20 janvier 09
LETTRE OUVERTE DE BERNARD VAN CRAEYNEST AUX MILITANTS ET ADHERENTS
TEL 01.55.30.12.12 • FAX 01.55.30.13.13
CONFEDERATION FRANÇAISE DE L’ENCADREMENT CGC
Lettre ouverte du Président de la CFE-CGC
Bernard Van CRAEYNEST
aux adhérents CFE-CGC
Chers militant-e-s et adhérent-e-s
Chers collègues,
Chers amis,
Hier, mardi 20 janvier 2009, s’est tenu notre Comité Directeur. Une motion a été mise
au vote. Dès le matin même, un article paraissait dans le journal « Les Echos »
faisant état de nos débats en Bureau National de la veille et des propositions
d’évolution du scénario de rapprochement. Cet article annonce également une
« levée de boucliers » anticipant ainsi la teneur de nos débats en Comité Directeur.
Ceci pose la question de l’intégrité et de la transparence des acteurs ayant
participé à cette opposition. En effet, comment une information peut-elle arriver aux
oreilles d’un journaliste si elle n’est pas encore validée ?
Le soir même, une information sur le site CAPITAL.fr rédigée par une journaliste
mentionnait de fausses informations, dont le vote unanime d’une motion de défiance
à mon encontre et « le vote majoritaire pour la suspension immédiate de mon
mandat de Président de la CFE-CGC ». D’autres informations, extraites de la
réunion, étaient présentes dans l’article, ce qui pose à nouveau la question de
l’éthique des protagonistes présents.
Un tel article révèle les actions manipulatrices des participants à nos instances :
posant d’un côté une motion, mais agissant en sous-marin de manière déloyale, ils
dévoilent ainsi leur vrai visage.
En portant sur la place publique les débats internes, les organisateurs de ces actions
montrent que leurs intentions ne sont pas uniquement une simple opposition au
projet, mais un coup d’état sur l’organisation elle-même. C’est une atteinte à la
cohésion de l’organisation, à sa crédibilité et à ses valeurs.
Jusqu’ici, la Direction Confédérale, comme l’équipe projet, a maintenu les débats, en
interne de notre Confédération, afin de préserver notre organisation ; ceci en prenant
le temps nécessaire pour présenter des informations solides à la mise en oeuvre du
projet.
Je tiens donc, compte tenu de ces dérapages exceptionnels et inadmissibles, à
réunir un Comité Directeur extraordinaire le 2 février à partir de 14 heures dans
les locaux de notre Confédération afin que nous décidions des suites à donner
concernant la crise que notre organisation connaît.
La situation est grave.
Dans cette période difficile, les articles des journalistes issus des Echos et de
Capital.fr ne respectent pas l’éthique journalistique (discipline de vérification,
indépendance vis à vis des thèmes et des personnes, conscience professionnelle) à
l’égard de nos sympathisants, adhérents et militants. En travestissant et en
manipulant la réalité, les acteurs de cette opération prouvent de manière explicite
l’orientation et la manipulation organisée.
Le projet de rapprochement syndical dont nous parlons maintenant depuis 9 mois à
chaque Bureau National, à chaque Comité Directeur, à chaque Comité Confédéral, a
deux objectifs : le premier, défendre encore mieux nos adhérents dans un contexte
en perpétuelle évolution tout en pérennisant notre organisation compte tenu des
nouvelles règles de représentativité issues de la loi du 20 août 2008. Le second, être
une organisation innovante et réformiste au regard des enjeux sociétaux. Or les
opposants, défenseurs d’un appareil en voie de disparition ont totalement élagué les
enjeux que la Loi du 20 août 2008 entraîne pour nous tous.
Le monde change, les attentes des salariés aussi. Ce n’est pas une idée, c’est une
réalité. La loi du 20 août 2008 n’a qu’un seul objectif : réduire le nombre de
partenaires sociaux et affaiblir davantage le syndicalisme. Ce qui entend l’idée
que tout partenaire préservant ses « privilèges », ou simplement son
positionnement catégoriel ne peut que disparaître à moyen terme (2013) car
entendu, ni par les grandes organisations, ni par les adhérents, ni par les salariés, ni
par l’Etat.
Il nous appartient de prendre nos responsabilités. Nous pouvons soit : fermer les
yeux, refuser l’évidence, proposer des motions pour rester tel que nous sommes
depuis toutes ces années, soit bouger et oser construire une nouvelle organisation
pour séduire, entre autres, les 92% de non syndiqués, agir et ne pas subir, refuser la
tutelle de la CGT et/ou de la CFDT.
Notre Organisation a démontré par le passé sa capacité d’évolution et sa
détermination. Nous avons ainsi su passer avec succès de la CGC à la CFE-CGC
afin de représenter et défendre l’ensemble de l’encadrement. Aujourd’hui, compte
tenu de la loi du 20 août 2008, ne pas évoluer, serait remettre en cause ce que nous
avons construit ensemble et faire le choix d’une scission, partielle ou totale, au sein
de la CFE-CGC.
L’attitude contestable et irresponsable des « opposants » semble écrire le sens de
l’Histoire. Si tel est le cas, qu’ils l’assument, car pour ma part, c’est le cas.
Je n’ai qu’un objectif depuis le début : faire que demain l’ensemble des
personnels d’encadrement soit encore plus entendu et mieux reconnu. Ceci en
intégrant l’évolution de notre monde. Comment nier les évidences ? Nous
demandons chaque jour aux entreprises d’évoluer, de s’adapter aux demandes
nouvelles de leurs clients et des salariés. Aujourd’hui c’est à nous de démontrer
notre capacité d’évolution et de changement. Nous pouvons le faire et être ainsi
cohérents entre nos discours et nos actes.
Seule la création d’une nouvelle organisation avec nos collègues de l’UNSA et
demain d’autres forces nous permettra de peser dans le paysage syndical, d’être
entendus et reconnus pour défendre encore mieux nos adhérents.
J’assume les choix et actions réalisés depuis un an. J’ai rempli la mission que le
Comité Directeur m’avait confiée à la majorité le 17 avril dernier d’explorer les voies
et les moyens du rapprochement. Je l’ai fait avec éthique. Le Comité Confédéral
m’a renouvelé sa confiance en juin dernier.
J’accepte l’opposition, elle est nécessaire, mais je refuse les actes bas et les
attitudes ne respectant pas nos règles éthiques et déontologiques.
Les articles parus dans CAPITAL.fr et dans les Echos montrent que des individus
font passer leurs intérêts personnels avant le projet commun. C’est donc un choix de
fond et non plus de forme qui se pose. Il semble évident, que le projet n’est qu’un
prétexte pour mieux justifier des ambitions personnelles.
Est-ce l’image que nous souhaitons véhiculer auprès du grand public ?
J’en appelle à votre sens des responsabilités et à votre intégrité.
Pour ma part, je condamne les actions des personnes qui ont mis en oeuvre, sans
état d’âme, ce qu’ils nous reprochaient à tort.
Je prends dès aujourd’hui les mesures nécessaires pour éviter que de tels
agissements se reproduisent.
Bernard Van CRAEYNEST
B.VAN CRAEYNEST REPLIQUE -LES ECHOS CONFIRMENT
CGC : Van Craeynest dénonce un « coup d'Etat » interne
[ 22/01/09 ] LES ECHOS
« Attitude irresponsable ».
Bernard Van Craeynest contre-attaque. Après la suspension mardi par son comité directeur du mandat qui lui avait été confié pour étudier une fusion avec l'Unsa, le président de la CGC a publié hier une lettre ouverte dont la virulence témoigne de l'âpreté des luttes internes dans la centrale des cadres, qui se déchire sur son avenir. Il dénonce une tentative de « coup d'Etat » des opposants à la fusion, à « l'attitude (...) irresponsable. » Ces opposants, parmi lesquels l'essentiel des grosses fédérations de la CGC, refusent que la centrale renonce à son statut de syndicat catégoriel. En réponse, il réaffirme que, avec la réforme de la représentativité, « tout partenaire préservant (...) son positionnement catégoriel ne peut que disparaître à moyen terme ». Le président a convoqué un comité directeur extraordinaire le 2 février, au cours duquel il défendra ses pistes de fusion. Et jouera une partie de son avenir à la tête de la centrale.
· Note de la rédaction. Dans sa lettre ouverte, Bernard Van Craeynest met en cause l'article des « Echos » paru le 20 janvier (« La CGC marque une pause dans sa fusion avec l'Unsa ») en déclarant qu'il ne « respecte pas l'éthique journalistique ». «Les Echos » contestent formellement cette affirmation, les informations publiées étant parfaitement exactes.
ETATS GENERAUX DE LA PRESSE
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mercredi 21 janvier 2009
ASSURANCE CHOMAGE:LA CGC NE SIGNE PAS
Le comité directeur de la CFE-CGC a décidé mardi
"à l'unanimité" de ne pas signer l'accord sur l'assurance chômage négocié avec
le patronat, une décision qui signifie que la CFDT est le seul syndicat à
ratifier le texte, a annoncé à l'AFP l'un de ses membres.
La centrale syndicale des cadres a également décidé d'exercer son droit
d'opposition au texte conclu avant Noël, selon cette source.
Cette non-signature de la convention d'assurance chômage n'est pas une
première dans l'histoire de la CFE-CGC , qui avait déjà refusé de parapher la
première version d'une convention d'assurance chômage en l'an 2000.
Juridiquement, une convention d'assurance chômage est valable dès lors
qu'une organisation syndicale et une patronale la signent.
Mais si elle suscite l'opposition de deux syndicats au Conseil national de
l'emploi, où siègent les partenaires sociaux, le ministre de l'Emploi peut à
nouveau consulter cet organisme avant de donner son agrément.
L'avenir du texte dépend en dernier ressort du gouvernement qui doit
délivrer son agrément pour appliquer la nouvelle convention, conclue pour deux
ans (2009-2010).
La CFDT se retrouve la seule confédération syndicale à avoir choisi de
parapher le texte. Avant la CFE-CGC , la CGT, FO et la CFTC avaient décidé de le
rejeter au motif qu'il n'offrait pas aux chômeurs une indemnisation à la hauteur
de l'ampleur de la crise.
Côté patronal, le Medef et l'UPA (artisans) se sont prononcés pour l'accord,
tandis que la CGPME signera "sous réserve d'une baisse effective des cotisations
au 1er juillet".
Nicolas Sarkozy a estimé lundi qu'il était "essentiel" que le projet
d'accord sur l'assurance chômage soit "mis en place", lors de ses voeux aux
partenaires sociaux.
Le gouvernement "va voir qui signe. S'il n'y en a pas suffisamment, on
posera la question explicitement aux partenaires sociaux de savoir est-ce que
vous vous opposez, ou est-ce que vous vous contentez de ne pas mettre votre
signature?", a précisé mardi le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez.
"Soit on pourra +suivre+ si jamais on a suffisamment de partenaires sociaux
qui implicitement disent +ok on vous laisse passer+, soit on prendra nos
responsabilités, c'est-à-dire qu'on prendra la main", a-t-il poursuivi.
ic/abx/ah AFP
CGC/UNSA :DU PLOMB DANS L'AILE
La fusion avec l'Unsa est presque enterrée
les échos [ 21/01/09 ]
« Suspension » temporaire.
La fusion entre la CGC et l'Unsa s'éloigne fortement. Hier, le comité directeur de la CGC a adopté (25 voix pour, 16 contre, 4 abstentions) une motion de « suspension » temporaire du rapprochement (« Les Echos » d'hier). Les fédérations de la métallurgie, de la chimie, de l'agroalimentaire et de la fonction publique ont voté pour, la banque a voté contre. « Nous prenons un temps mort », a relativisé Bernard Van Craeynest, président de la CGC, à qui il est demandé de clarifier, lors du prochain comité directeur, le 10 février, la nature et les modalités du rapprochement envisagé.
Le comité se prononcera alors sur la reprise du projet ou sur son abandon. Mais, pour beaucoup, l'affaire est en réalité jouée : par cette levée de boucliers, les fédérations et une partie du bureau signifient leur ferme opposition à ce que le syndicat des cadres renonce à son statut catégoriel. Ce qui, de fait, ferme la porte à toute fusion et ne laisse de place qu'à une éventuelle union, avec des collaborations accrues entre les deux centrales mais aucun engagement réel.
Bernard Van Craeynest ne perd toutefois pas espoir d'inverser la vapeur : « Rester catégoriel ne nous suffira pas forcément à survivre à la réforme de la représentativité. Le vrai risque, c'est au contraire de se laisser enfermer dans le collège cadres », a-t-il prévenu hier, désormais bien décidé à « avoir un débat de fond » sur la question.
DEFIANCE CONTRE LE PRESIDENT DE LA CFE.CGC
Exclusif : Bernard Van Craeynest pourrait quitter la présidence de la CFE-CGC
Le comité réclame, à trente-sept voix pour, six contre et une abstention, la suspension immédiate de son mandat. Il lui reproche de mener la négociation d’une éventuelle fusion avec l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) « de manière autoritaire, sans transparence, dans la précipitation, et sans qu’aucun débat de fond avec la base n’ait eu lieu » explique-t-on en interne.
Cela faisait déjà quelques mois que la révolte grondait dans les rangs du syndicat. Certaines fédérations, notamment celle de la métallurgie (dont est issu Bernard Van Crayenest), réclament l’abandon pur et simple du projet. Elles estiment que la CGC, qui représente historiquement des cadres du privé, « perdrait son identité » en se rapprochant de l’Unsa, essentiellement implantée dans la fonction publique. Dans certaines branches, comme la chimie, les relations entre les deux syndicats sont très tendues.
Les tenants de la fusion, dont Bernard Van Craeynest, avancent quant à eux que le rapprochement permettrait d’augmenter l’audience du syndicat qui en résulterait. Une stratégie qui, même si l’argument n’est pas officiellement avancé, n’est pas sans rapport avec la réforme de la représentativité syndicale, votée au printemps dernier. Les petites organisations, comme la CGC, pourraient en effet ne pas y survivre.
Pour pouvoir participer aux négociations nationales, elles devront désormais rassembler au moins 10 % des voix aux élections professionnelles dans les entreprises et 8 % au niveau national et dans les branches. Or, avec respectivement 150 000 et 360 000 adhérents, la CGC et l’Unsa risquent fort de ne pas décrocher le nombre de voix nécessaire…
Cela n’aura donc empêché pas le comité directeur de la CGC de voter la suspension immédiate du mandat de Bernard Van Craeynest. Si ce dernier quitte ses fonctions, le comité directeur assurerait alors l’intérim dans l’attente d’une élection anticipée.
mardi 20 janvier 2009
LE MONDE :LAGARDERE L 'HOMME FORT
Le Monde: veto de Lagardère.

AUDIOVISUEL:LE ROLE DE LA TABLE
Publié le 19/01/2009 à 13:11 - Modifié le 19/01/2009 à 13:40 Le Point.fr
INFO LEPOINT.FR - Loi audiovisuelle : ces quinze jours de tractations secrètes
Par Emmanuel Berretta

Il faut imaginer les trésors de diplomatie gastronomique que Christine Albanel et ses conseillers ont dû déployer, depuis quinze jours, dans le but d'obtenir qu'une majorité de sénateurs centristes adopte le projet de loi réformant la télévision publique © Christophe Petit Tesson / MAXPPP
Politique et ronds de serviette ont fait bon ménage tant dans les salons du ministère de la Culture qu'à la cantine du Sénat. Sur l'ardoise de la ministre, on dénombre ainsi : un dîner avec le sénateur Michel Mercier (président du groupe Union centriste) et Hervé Maurey (Union centriste), trois dîners avec Catherine Morin-Desailly (Union centriste, co-rapporteur de la loi), un dîner avec Bruno Retailleau (sénateur non inscrit), sans oublier de conforter ses propres troupes (deux dîners avec l'UMP Jacques Legendre, président de la commission des affaires culturelles et Michel Thiollière, co-rapporteur de la loi), un apéritif partagé avec Henri de Raincourt (président du groupe UMP) et Catherine Dumas (orateur UMP sur la loi).
Des alliances liées à coups de fourchette
Au bout de la fourchette, ce sont ainsi 22 centristes qui ont voté l'adoption de la loi et seulement cinq qui ont voté contre. Et encore, choyer les centristes n'était pas suffisant. Il fallait aussi que Christine Albanel obtienne la neutralité des radicaux du RDSE (Rassemblement démocratique et social européen). La ministre de la Cuture en fut quitte pour un déjeuner avec Jean-Pierre Plancade, un RDSE par ailleurs vice-président de la commission des affaires culturelles. Grâce à son intervention, 16 sénateurs du RDSE se sont abstenus, deux ont voté pour. Les votes négatifs se sont limités à quatre.
La situation fut compliquée par le fait qu'en plus de devoir convaincre des alliés centristes, Christine Albanel a vu surgir une fronde au sein de son propre camp. Dès le mois de décembre, Jean-Pierre Raffarin avait sonné la charge en déclarant qu'il lui apparaissait "un peu désagréable d'avoir à débattre d'une réforme déjà engagée". Elle tenta de déminer le terrain. Impossible de joindre Jean-Pierre Raffarin ! "Nous l'avons appelé au moins quinze fois", a confié au point.fr l'un des conseillers. À chaque fois, ses assistants nous ont promis un retour. Mais rien !" Finalement, Christine Albanel et Jean-Pierre Raffarin se croisent par hasard dans les couloirs du Sénat. L'ancien Premier ministre se montre patelin : "Mais ma petite Christine, je n'ai rien contre toi..." Paroles, paroles... Au moment du vote de la loi, Jean-Pierre Raffarin s'est abstenu entraînant avec lui dix de ses proches... Manifestement, il n'a pas digéré que Nicolas Sarkozy ne le soutienne pas contre Gérard Larcher dans la bagarre pour la présidence du Sénat.
M6 relance la guerre du doc
La dernière péripétie est intervenue vendredi 15 janvier, au matin, quand une série d'amendements émanant de sénateurs UMP (dont Philippe Dominati) faillirent déclencher une guerre entre TF1 et M6, au grand dam de la ministre de la Culture. Bon gré mal gré, M6 avait signé des accords explicites qui enterraient le conflit portant sur la définition du "documentaire de création". La chaîne, qui avait fait mine de se soumettre, a profité du débat au Sénat pour relancer la guerre du doc. Quelques bonnes âmes se sont en effet chargées de porter ses intérêts par voie d'amendements. Tout l'édifice des relations entre les chaînes et les producteurs placées sous les bons offices d'Albanel était menacé. Un cauchemar...
Sarkozy dénoue les cordons de la bourse
Résultat : durant toute la matinée, Christine Albanel a fait battre les amendements UMP... grâce aux voix de la gauche ! En effet, la sénatrice socialiste Catherine Tasca (ancienne ministre de la Culture) et la ministre en titre ont fait cause commune. Les deux femmes se respectent et Albanel a toujours ménagé son prédécesseur. D'autant que Pascal Rogard, le lobbyiste en chef des auteurs, a adoubé de son magistère moral cette drôle d'union sacrée sur la définition du documentaire de création.
En louvoyant entre les récifs, Christine Albanel a attiré l'attention de Nicolas Sarkozy, observateur silencieux de la geste sénatoriale. Depuis quelques jours, le président de la République ne tarit plus d'éloges sur son sens politique... À Nimes, lors de ses voeux (citant douze fois le nom d'Albanel), il a même ouvert les cordons de la bourse à sa ministre. D'un seul coup, une pluie de 30 millions d'euros sont tombés en faveur du spectacle vivant, et plus de 100 millions d'euros sur le patrimoine. Rue de Valois, on exulte devant cette corne d'abondance inespérée !
vendredi 16 janvier 2009
RADIO FRANCE:LES JOURNALISTES NE VEULENT PAS APPLIQUER LA REGLE
Règle des trois tiers: le ton monte.
le 16 janvier 2009 11h40 | par Renaud Revel
Le ton monte à Radio France où les journalistes de l’ensemble des stations de la maison partent en guerre contre la fameuse règle des trois-tiers qui impose aux rédactions de respecter l’équilibre du temps de parole des hommes politiques.
Une règle absurde, je l’ai déjà dit, qui consiste à réserver un tiers à la majorité parlementaire, (UMP), un second tiers au gouvernement et un dernier tiers à l’opposition, le temps de parole dévolu au très taiseux Nicolas Sarkozy n’entrant pas dans ces trois tiers.
Appliquée à la lettre, cette directive, contraire au pluralisme de l’information, reviendrait à affermer politiquement les chaînes et à donner à la majorité présidentielle et au chef de l’Etat, une part majoritaire, (à plus de 70%), du temps d’antenne. Autant dire que pour les syndicats de journalistes, ce dispositif relève de l’aberration. Leur communiqué est on ne peut plus clair :
.
"L'intersyndicale des journalistes de Radio France, associée à la société des journalistes, constate que la règle des trois tiers que le CSA a décidé d'imposer à nos rédactions, bafoue la plus élémentaire déontologie en institutionnalisant une gestion comptable des temps de parole politique. Aucune injonction, d’où qu’elle vienne, ne peut nous contraindre à bafouer le devoir d’équilibre qui s’impose à chacun d’entre nous. En conséquence l’intersyndicale CFDT, CFTC, SPC-CGC, SNJ, SNJ-CGT, SNJA-FO, SUD, associée à la SDJ, invite les journalistes à ne pas tenir compte de cette directive ».
AUDIOVISUEL:LES SENATEURS SE REBELLENT
LES SENATEURS SE REBELLENT.........
PARIS, 15 jan 2009 (AFP) - Le Sénat a infligé jeudi une série de camouflets
au gouvernement sur le projet de loi sur l'audiovisuel , adoptant contre son avis
une hausse de la redevance, son extension aux ordinateurs et excluant RFO de la
suppression de la publicité.
A une majorité écrasante, 329 voix pour et seulement 4 contre, les sénateurs
ont voté une revalorisation de 116 à 120 euros au premier janvier 2010 de la
redevance, rebaptisée "contribution à l'audiovisuel public".
L'UMP a voté en bloc contre l'avis de la ministre de la Culture, Christine
Albanel. Seuls l'ancien président du Sénat Christian Poncelet et l'ancien
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ont soutenu le gouvernement en votant
contre l'amendement présenté par le groupe Union centriste.
"Cette revalorisation est le seul moyen d'assurer un financement autonome et
pérenne de l'audiovisuel public", a plaidé Hervé Maurey (UC), qui a défendu
l'amendement.
Ce vote ouvre la voie à une approbation de l'ensemble de la réforme par le
Sénat, les centristes ayant conditionné leur vote positif à une hausse de la
redevance. L'UMP ne possédant pas la majorité absolue le gouvernement a besoin
des voix centristes pour faire passer le texte.
Les sénateurs ont également voté l'extension de la redevance aux "terminaux"
permettant de recevoir la télévision, notamment aux ordinateurs. Ils en ont en
revanche exclus les téléphones mobiles.
Cette mesure, contre laquelle ont voté la plupart des sénateurs UMP, ne
s'appliquera toutefois que dans la limite d'une seule redevance par foyer
fiscal, quel que soit le nombre de terminaux possédés.
Enfin, les sénateurs ont fait aussi entendre leur musique sur la suppression
de la publicité qu'ils ont certes ratifiée, mais en refusant qu'elle s'applique
à RFO à échéance 2011, adoptant deux amendements identiques PCF et PS en ce
sens.
Toutes ces dispositions devront toutefois encore être confirmées lors de la
Commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) qui doit se réunir le
28 janvier pour harmoniser les textes adoptés par les deux assemblées et
s'annonce houleuse.
Le Sénat avait déjà voté en décembre une hausse de la redevance dans le
collectif budgétaire 2008, retoquée en CMP. Et le président du groupe UMP à
l'Assemblée, Jean-François Copé, a déclaré que, lui "vivant, il n'y aurait pas
d'augmentation de la redevance télé" hors inflation.
L'écrasante majorité obtenue jeudi va cependant consolider la position du
Sénat lors de cette CMP. "Rendez-vous à la CMP pour que l'honneur du Sénat soit
maintenu dans la durée," a ainsi lancé Marie-Christine Blandin (Verts).
Concernant la publicité, les sénateurs de tout bord ont à nouveau exprimé
leur colère de devoir voter une disposition déjà entrée en vigueur depuis le 5
janvier sur France Télévision sur injonction du gouvernement.
"Le Sénat a été très maltraité sur cette affaire, il faut le dire et le
redire, ce n'est pas de bonne méthode, certains membres de notre groupe ne
l'acceptent pas et le marqueront par leur vote", a averti le président du groupe
Union Centriste, Michel Mercier.
En raison de ces discussions acharnées, l'examen du projet de loi a pris
beaucoup de retard. Le texte devait à l'origine être voté jeudi mais la
discussion pourrait se prolonger au delà de vendredi.
szb/so/luc
mercredi 14 janvier 2009
SONDAGE:LES JOURNALISTES JUGES PAS ASSEZ INDEPENDANTS
Les journalistes jugés pas assez indépendants
Une majorité de Français (61%) estime que les journalistes ne sont pas indépendants face aux "pressions des partis politiques et du pouvoir", 4 % de plus qu'en 2008, selon le baromètre annuel TNS-Sofres-Logica sur la confiance des Français dans les médias, publié jeudi 8 janvier dans La Croix. Par ailleurs, 59% des personnes interrogées jugent qu'ils ne sont pas indépendants face aux "pressions de l'argent" (+ 5 points sur un an). Comme l'année précédente, c'est la radio qui jouit de la plus grande confiance des Français (58 %), suivie par la presse écrite (52 %).
Des chiffres inquiétants pour notre profession qui sont ,néanmoins ,ce que le SPC-CFE.CGC dénonce depuis des années.
PRESSE ECRITE : 2009 ANNEE DE TOUS LES DANGERS
Les rédacteurs du Livre vert synthétisant les travaux des Etats généraux de la presse écrite sont unanimes : il y a "urgence". "L'année 2009 sera celle de tous les dangers", a prévenu Bernard Spitz, délégué à la coordination de ces Etats. Pour y faire face, 90 recommandations ont été remises, le 8 janvier, à Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication.
![]()
Car le constat est alarmant : le chiffre d'affaires de la presse écrite se dégrade depuis 2000. Les ventes ont baissé de 10 % pour la presse quotidienne nationale entre 2000 et 2006 et les recettes publicitaires, stagnantes depuis 2001, devraient reculer de façon importante en 2009.
Dans ce contexte, il est demandé un moratoire d'un an sur les accords conclus, cet été, entre la presse et la Poste, qui prévoient une augmentation des tarifs postaux. Reste à savoir comment cette mesure peut s'appliquer, l'accord ayant été signé par quatre ministres, explique-t-on à la Poste. Autre mesure : la demande d'une exonération temporaire d'une "partie significative" des charges sociales des diffuseurs dont la presse est l'activité principale. Le Livre vert préconise de doubler la part des investissements publicitaires de l'Etat dans la presse écrite. Enfin, une "aide exceptionnelle aux entreprises de presse" pourrait compenser les effets de la récession, comme cela avait été le cas en 1993.
"NOUVEAU PACTE SOCIAL"
Pour la fabrication, dont les coûts sont jugés exorbitants, il est proposé d'ouvrir des négociations avec le syndicat du Livre afin d'élaborer "un nouveau pacte social". "Il faut définir un "new deal"", souligne Arnaud de Puyfontaine, responsable du pôle sur les processus industriels. Pour beaucoup de patrons, c'est "la négociation de la dernière chance".
Le chef de l'Etat avait souhaité, le 2 octobre 2008, en lançant les Etats généraux, "la constitution de grands groupes français de presse et multimédia". Mais ces Etats prennent le contre-pied des ambitions présidentielles. François Dufour, responsable du pôle "Presse et société", estime qu'il ne faut "pas bouger sur la concentration". "Des initiatives comme Marianne ou Rue89 tendent à prouver que l'innovation émane plutôt des petites structures que des grands groupes", souligne-t-il. Patrick Eveno, responsable du sous-pôle "concentration", constate que "la loi de 1986 sur la presse n'empêche pas la constitution de groupes pluri-médias."
De son côté, le Forum des sociétés de journalistes (SDJ) a regretté que le Livre vert ait "assez peu parlé" des journalistes. "Les Etats généraux ne font que des propositions ; c'est l'exécutif qui décidera", a souligné M. Spitz. Les arbitrages devraient être rendus par Nicolas Sarkozy, le 23 janvier, lors de ses voeux à la presse.
Pascale Santi et Xavier Ternisien Le Monde.fr le 14.01.2009
vendredi 3 octobre 2008
Lettre Ouverte à M. Didier Tourancheau
Président du collège employeurs de l’audiovisuel public AESPA
Paris, le 2 octobre 2008
Monsieur le Président,
A l’heure où se profilent des changements importants dans la gestion et l’organisation de l’audiovisuel public, beaucoup de salariés s’interrogent sur le devenir de leurs conventions collectives.
Nombre d’entre eux redoutent en effet une remise en cause de leur statut à travers une restructuration du cadre économique, administratif et juridique actuel. Ces inquiétudes sont légitimes. Voilà pourquoi nous nous tournons vers vous afin d’obtenir des garanties à ce sujet en vous demandant de répondre à trois questions précises :
- Est-il dans l’intention du collège employeurs d’en finir avec les conventions collectives existantes ? Y a-t-il une volonté de les faire éclater ?
- Y a-t-il une volonté de remettre en cause les accords d’entreprise ?
- Si tel est le cas, avez-vous pris la mesure des conséquences qui en résulteraient d’une part pour la qualité de nos antennes, d’autre part pour le statut des salariés PTA et Journalistes de Radio France, ainsi que pour les autres personnels ?
Il va de soi que, si de telles intentions étaient confirmées, notre organisation s’y opposera et appuiera toutes les forces qui s’y opposeront.
Merci de bien vouloir nous éclairer dans les meilleurs délais sur ce point qui focalise toute l’attention des personnels. Vous comprendrez qu’un silence persistant ne ferait qu’alimenter des craintes déjà bien installées.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de nos salutations les meilleures.
Alain Neau Jean-Marc Chardon
Délégué syndical central Représentant syndical
SNPCA-CGC Radio France SPC-CGC Journalistes
Copie : M. Jean-Paul Cluzel, Président de Radio France ;
Syndicats : CFTC ; CFDT ; CGT ; FO ; SNJ ; SUD
jeudi 2 octobre 2008
OUVERTURE DES ETATS GENERAUX DE LA PRESSE
Voici l'intégralité du discours de Nicolas sarkozy .Nous attendons vos commentaires.
DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Ouverture des Etats Généraux de la Presse Écrite
Palais de l’Élysée – Jeudi 2 octobre 2008Madame la Ministre,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs les présidents, directeurs, représentants d’organisations professionnelles, de groupes de presse, de publications,
Mesdames et Messieurs les professionnels de la presse et des médias,
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Mesdames, Messieurs,
Je suis heureux de vous accueillir au Palais de l’Élysée pour l’ouverture des Etats généraux de la presse écrite dont j’ai annoncé l’organisation avant les vacances d’été.
Depuis cette annonce, la plupart d’entre vous avez manifesté votre intérêt pour cette démarche et votre souhait d’y être associés.
La vérité, c’est que vous tous ici présents, journalistes, patrons de presse, imprimeurs, dépositaires, diffuseurs, vous attendiez ces Etats généraux, vous les réclamiez même, depuis longtemps. Chacun d’entre vous savait que c’était nécessaire, que c’était urgent, chacun d’entre vous avait bien conscience que le statu quo ne pouvait plus durer, que la crise s’aggravait d’année en année, cette crise qui est à la fois une crise structurelle, avec la révolution numérique, mais aussi et tout le monde le sait, une crise bien française : coûts d’impression et de diffusion élevés, faiblesse du réseau de distribution, manque d’assise financière des entreprises de presse, perte de confiance entre les journalistes et les lecteurs…
Le Chef de l’Etat, garant des institutions, se doit de veiller à ce que la presse dispose des conditions de son existence et de son développement.
La presse fait partie de l’équilibre des pouvoirs. Ce qui est mauvais pour elle, est mauvais pour la démocratie. La presse est un produit économique, elle obéit à la loi de l’offre et de la demande, elle doit être rentable. C’est encore le meilleur moyen pour elle d’être indépendante. Mais la presse n’est pas et ne sera jamais un produit comme un autre. Pour ce motif, elle ne peut être laissée aux seules forces du marché.
Au lendemain du scellement d’une loi constitutionnelle placée sous le signe d’une République exemplaire, notre pays poursuit donc sa marche vers une démocratie plus adulte, plus équilibrée, en réfléchissant au rôle que joue la presse dans une démocratie irréprochable, et en se donnant les moyens de le conforter.
***
Les difficultés de votre secteur sont multiples, complexes, sensibles. Elles s’étendent, à des degrés certes divers, de nos grands quotidiens nationaux et régionaux à la presse magazine et spécialisée, dela presse papier à la presse numérique. Leur complexité résulte d’un enchevêtrement de problèmes accumulés au cours du temps et jamais réellement traités. Internet, les gratuits aggravent les problèmes. Ils ne les ont pas créés.
La crise financière pourrait nous inciter à reporter une fois de plus le changement. Je crois au contraire que, plus que jamais, elle le justifie.
***
A plus d’un titre, l’Etat est dans son rôle en proposant et en organisant ces Etats généraux.
Chaque année, il consacre près d’1 milliard d’euros à la presse, environ 10% de son chiffre d’affaires.
Acteur majeur du dispositif, l’Etat doit être le premier à s’interroger, avec vous, sur l’efficacité de ces aides publiques.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’Etat a également directement fixé les règles qui régissent la presse encore aujourd’hui. A l’époque, il l’a fait pour des motifs légitimes : le partage de la rareté du papier, des imprimeries et du transport, la disponibilité des rotatives, le pluralisme, la libre communication des idées tout comme la déontologie de l’information. Il a eu raison de le faire.
Mais l’environnement économique et sociétal de la presse a complètement changé. Il appartient dès lors à l’Etat de vérifier que les règles qu’il a créées atteignent encore le but qu’elles s’étaient fixées. Tel n’est pas le cas. Le dispositif de l’après-guerre, inspiré de l’idéal de la Résistance, devait favorise rune presse quotidienne d’information générale et politique florissante, indépendante et diversifiée. Or, jamais la presse quotidienne et généraliste ne s’est aussi mal portée qu’aujourd’hui.
Notre responsabilité, c’est bien sûr d’assurer les conditions nécessaires à l’existence d’une presse libre, indépendante, et pluraliste. La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 est venue nous le rappeler récemment.
Notre responsabilité, c’est aussi de veiller à la bonne santé économique d’un secteur qui fait vivre des dizaines de milliers de personnes, des centaines de PME, et qui contribue au bien-être de tous.
C’est pourquoi l’Etat fera ce qu’il a à faire. Il prendra ses responsabilités.
***
Pour autant, chacun le sait bien ici, l’avenir de la presse relève en grande partie de votre responsabilité. Vos difficultés ne trouveront aucune solution si vous restez divisés, comme si souvent par le passé, au lieu de vous unir pour créer ensemble les conditions du changement.
C’est pourquoi, je ne veux en aucun cas que l’Etat décide à votre place, choisisse à la place de vos entreprises de presse. Il ne le pourrait d’ailleurs pas. Au contraire, j’ai souhaité que des Etats généraux associent l’ensemble des acteurs concernés dans une volonté commune de partager un diagnostic et de dégager des solutions. Je me réjouis de voir que c’est bien ainsi qu’ils ont été accueillis.
Dégager des solutions, c’est le but ultime des Etats généraux. Il ne s’agit pas seulement de faire remonter des doléances, même si cela a son importance. Il ne s’agit pas de rédiger un énième rapport sur le sujet, même si de très bons ont été écrits par le passé. Il s’agit de se mettre d’accord sur un certain nombre de changements à mettre en œuvre pour que la presse écrite française sorte des difficultés inacceptables qui sont les siennes depuis 30 ans et qui ne feront que s’aggraver si l’on ne fait rien.
Aujourd’hui, vous l’aurez compris, je veux vous tenir un langage de vérité. Car je pense que c’est faute d’avoir osé affronter la vérité que votre secteur est en crise.
***
Bien sûr, il ne faut pas caricaturer la situation de la presse française. Les Français sont parmi les premiers lecteurs de magazine au monde. La presse quotidienne régionale et départementale a su préserver l’attachement de ses lecteurs grâce à une information de qualité, de proximité, et une distribution appropriée. Les sites d’information sur Internet sont parmi les plus consultés, traduisant une demande vive d’information et soulignant le rôle structurant des « marques » dans l’univers de la communication numérique.
De même, il ne faut pas sous-estimer les difficultés de la presse écrite dans les autres démocraties occidentales. Nous ne sommes pas les seuls, même si nous sommes parmi les plus gravement atteints.
Partout, dans le monde développé, la presse écrite est confrontée au triple impact de la révolution numérique : la culture de l’instantané, la culture de la gratuité, la transformation du marché publicitaire. Partout, la presse payante imprimée doit justifier sa raison d’être face à l’offre numérique exhaustive, mondiale, immédiatement accessible et en grande partie gratuite. Partout, les journalistes s’interrogent sur l’avenir de leur métier, sur le rôle de leur profession. De moins en moins collecteurs de l’information, ils se demandent, à l’heure des blogs et des sites participatifs, comment convaincre leurs lecteurs que leur médiation est encore utile, est encore nécessaire.
***
Je tiens également à ce que le rôle des uns et des autres dans l’évolution de notre presse écrite depuis
30 ans ne soit pas contrefait ou stigmatisé : vilipender le Syndicat du Livre pour mieux passer sous silence la responsabilité des éditeurs est tellement habituel ; vitupérer contre les droits d’auteur des journalistes pour mieux jeter le voile sur les retards d’investissement dans le web est tellement fréquent ; critiquer les contenus et les choix éditoriaux pour ne pas parler de la fabrication ou de la distribution est tellement classique.
Les Etats généraux ne sauraient être ceux de l’invective, ni d’une vision univoque des problèmes. Ils doivent être ceux de la recherche – de bonne foi – de solutions communes. Les questions qu’ils ont à résoudre sont suffisamment sensibles et complexes pour qu’elles ne soient pas traitées dans l’excès, l’approximation, la caricature.
Sur ce sujet comme sur d’autres, nous ne partons pas d’une page blanche. En matière de presse, plus que dans bien d’autres secteurs, il serait illusoire de dire que l’histoire ne compte pas. Cette histoire, l’histoire particulière de chacun de vos groupes, de chacun de vos titres, nous voulons d’ailleurs qu’elles continuent. Vos cultures, vos traditions journalistiques, nous voulons qu’elles vivent. C’est pour cela qu’aux côtés des grands groupes, il faut préserver les conditions d’une presse autonome issue d’histoires collectives, individuelles ou familiales, qui font de votre secteur un patchwork d’aventures personnelles, de citoyens passionnés, de personnalités engagées.
Cela étant, fuir l’excès, la caricature, la simplification, sur lesquels on ne construit rien, ne saurait nous conduire à nous voiler une nouvelle fois la face devant l’étendue de la crise de la presse française. Baisse de la diffusion, baisse des recettes publicitaires, effondrement du marché des annonces, la presse ne peut faire face parallèlement aux 35 heures, à la hausse des salaires, à celle des matières premières. Attiré par Internet et par les gratuits, ou déçu par les contenus, le lectorat s’effrite et vieillit.
Quant à la presse numérique, elle ne constitue pas, pour le moment en tout cas, un modèle alternatif rentable. Comment le pourrait-elle alors qu’elle est gratuite pour le lecteur, beaucoup moins chère pour l’annonceur, et soumise à une concurrence sans limites ?
Au-delà de l’impasse économique, bien réelle pour beaucoup d’entre vous, c’est le modèle de l’écrit qui est en cause. Nous ne pouvons y être indifférents tant le rôle de l’écrit est nécessaire à la formation des consciences et à la structuration du débat public. Lire régulièrement un quotidien ou un magazine d’information générale et politique, c’est se mettre en situation de recevoir une information générale sur l’état de la société et du monde. C’est une démarche fort différente de celle qui consiste à chercher de l’information sur Internet au gré de ses envies, de ses besoins, de ses centres d’intérêt.
Nous devons préserver et faire vivre ce désir d’information générale, cette éducation citoyenne au long cours. C’est à vous de le faire en travaillant sur les contenus. C’est à nous de vous y aider en créant les conditions d’un modèle économique qui vous permette d’en vivre.
Ce qui a fait et fera toujours la presse, ce qui lui donne et lui donnera toujours son indépendance, ce qui fait qu’elle a des investisseurs, qu’elle est respectée, qu’elle participe au débat démocratique, c’est qu’elle est lue.
Pour cela, elle a besoin d’investir : investir dans des lectorats, investir dans des projets éditoriaux, investir dans des réseaux et des modes de distribution, investir dans des sites numériques, investir dans des rédactions solides, capables de pourvoir aux besoins d’une information d’analyse et d’investigation, vérifiée, hiérarchisée, courageuse et libre.
Or la ligne de plus grande pente de la presse, plus particulièrement celle de la presse d’information politique et générale, la ligne qu’il nous faut combattre, qu’il nous faut redresser, c’est la paupérisation. Paupérisation des contenus quand moins de 20% des prix de vente leur sont consacrés.
Paupérisation des rédactions quand des plans sociaux assèchent les journaux de leur raison d’être, le journalisme. Paupérisation des réseaux avec la disparition d’un trop grand nombre de correspondants étrangers. Paupérisation de la profession avec des journalistes mal payés, mal outillés, précarisés.
Paupérisation des entreprises de presse avec insuffisamment de fonds propres pour investir, innover, préparer l’avenir.
L’enjeu central des Etats généraux, c’est de mettre fin à ce cercle vicieux qui contraint la presse à s’épuiser dans une course en avant, pour survivre à des chocs extérieurs de coûts, de concurrence, de changements sociétaux dont elle n’a pas la maîtrise ou dont elle a perdu le contrôle.
***
Ma conviction est qu’il n’y a pas de fatalité.
Pas de fatalité à ce que les coûts d’impression et de diffusion de la presse soient parmi les plus élevés du monde, et nos journaux parmi les plus chers.
Pas de fatalité à ce que notre presse soit la moins bien distribuée et à ce que les quotidiens arrivent chez les lecteurs quand ceux-ci sont déjà au travail.
Pas de fatalité à ce qu’il soit impensable de créer en France de nouveaux quotidiens, même si j’ai noté, comme vous tous, de récentes annonces en la matière. Voilà la première atteinte au pluralisme et à la libre communication des idées et des opinions.
Pas de fatalité à la baisse de la diffusion, alors que la diffusion augmente en Italie, en Suède, au Danemark, tout comme celle des gratuits, du Parisien - Aujourd’hui en France, des Echos, ou encore de La Croix. La réalité, c’est qu’il existe encore une demande lorsque l’offre répond aux attentes et qu’elle est bien distribuée.
Pas de fatalité à la sous-capitalisation des groupes de presse, pour peu qu’un journal soit une activité rentable. Pas de fatalité à la faiblesse de la présence française parmi les groupes multimédias mondiaux, pour peu de permettre d’abord à des groupes français de se constituer en France. Qu’il soit sur papier ou sur Internet, je crois dans l’avenir de l’écrit car, plus que jamais dans le monde complexe qui est le nôtre, je crois dans la nécessité de l’analyse et de l’investigation.
Je crois dans l’avenir de la presse payante car je crois dans la valeur de l’information vérifiée,analysée, triée, hiérarchisée. Je n’oppose pas la presse gratuite et la presse payante. Si la presse gratuite a des annonceurs, c’est qu’elle a un public. Et si elle a un public, c’est qu’elle répond à un besoin. Mais je ne crois pas qu’il arrivera un jour où plus personne ne sera prêt à payer pour de l’analyse et de l’investigation. Je ne crois pas qu’il arrivera un jour où plus personne ne sera d’accord pour acheter chaque matin un journal, parce qu’en plus de l’info, on achète une culture, une histoire, une maquette, des références, des habitudes, des auteurs, des choix éditoriaux et plus que tout, peut être,une vision, des engagements, des audaces, un talent.
C’est une folie de croire que la publicité financera un jour toute l’information : la gratuité, c’est une vue de l’esprit et la mort de la presse écrite.
Je crois enfin dans l’avenir du papier. Je sais bien que les jeunes générations grandissent dans et avec l’univers numérique. Je sais que des expériences sont en cours pour mettre au point des lecteurs de journaux numériques, à mi-chemin entre l’ordinateur et le téléphone portable, qui concilient le confort du papier et l’accessibilité du numérique. Ce « papier électronique » constitue d’ailleurs un créneau prometteur de nouvelles et vraies recettes pour la presse, à la différence d’Internet qui peine à imposer un modèle payant.
Mais je ne crois pas dans le basculement brutal, irrémédiable, et encore moins total de la presse imprimée vers l’univers numérique. Je crois plutôt dans leur complémentarité.
Ce qui est sûr, c’est que face aux incertitudes de l’avenir, face à l’impossibilité de prédire l’évolution des habitudes de lecture, le rôle de la puissance publique est de créer les conditions pour que votre environnement professionnel soit sain ; pour que vos équilibres économiques soient préservés ; pour que vous puissiez saisir toutes les opportunités d’une société plus que jamais avide de savoir, de culture et d’information ; pour que votre activité puisse en permanence s’adapter sans contrainte et sans frein ; pour que l’innovation soit possible et encouragée.
L’essentiel n’est pas de protéger le support, il est de protéger « la marque ». Il n’est pas de protéger le papier, il est de protéger l’écrit.
Je veux le dire avec clarté : les aides à la presse font naturellement partie du champ de réflexion des Etats généraux. Avec l’ensemble des professionnels, l’Etat doit s’interroger sur leurs objectifs et leur efficacité ; il doit réfléchir à la question du saupoudrage et se demander si les aides vont bien où elles doivent aller.
Mais, si l’Etat est prêt à prendre ses responsabilités pour mieux aider la presse dans ses mutations, la sortie des Etas généraux ne saurait se limiter à une réallocation ou à une augmentation des aides sans aucun changement d’ordre structurel. La presse a besoin d’aides, c’est un fait. Mais elle a aussi besoin d’un contexte économique clarifié. Faute de quoi nous apporterions les mêmes solutions aux mêmes questions.
Pour organiser les travaux, j’ai demandé à quatre personnalités respectées, indépendantes, ayant toutes une grande expérience du monde de la presse, de bien vouloir présider quatre pôles de débats et de propositions, quatre groupes de travail, qui formeront ensemble les Etats généraux de la presse.
Bruno Frappat, grand journaliste et éditorialiste, passé par le Dauphiné Libéré, Le Monde et La Croix,et actuellement président du groupe Bayard, présidera le groupe de travail chargé de réfléchir à l’avenir des métiers du journalisme.
Je crois déterminant de consacrer tout un champ de la réflexion à cette question et au rôle de l’écrit dans la société à venir. Car la crise de la presse est d’abord une crise du journalisme.
Ce groupe sera chargé de réfléchir, notamment, à la formation initiale et continue, à la responsabilité, aux droits et devoirs des rédactions, à la confiance des lecteurs, au statut et à la déontologie des journalistes, à leur rémunération et à leurs droits d’auteurs.
Je veux le dire clairement là aussi : à l’époque où il était si facile de flatter les jeunes en fermant les yeux sur le téléchargement illégal, je me suis battu pour défendre le droit d’auteur des artistes et des producteurs. Aujourd’hui je me battrai pour affirmer que le droit d’auteur est un principe essentiel,mais qu’il est irréel qu’au sein d’un même titre, on ne puisse éditer le même article sur plusieurs supports sans devoir le payer plusieurs fois.
Et puis je veux dire à la presse qu’elle doit réfléchir à certaines de ses pratiques. Outreau, l’affaire Baudis, ce sont des réalités. Vous avez tout à gagner en osant en parler.
Je remercie Bruno Frappat d’avoir accepté de prendre en charge cette réflexion sensible. Je sais que les journalistes, dans leur diversité, mais aussi face aux interrogations majeures que leur pose l’avenir de leur métier, lui font confiance pour créer une dynamique d’espoir, d’honnêteté, de liberté et de responsabilité.
***
Arnaud de Puyfontaine, ancien directeur délégué au Figaro, devenu par la suite président d’Emap et de Mondadori France, et ancien président de l’association pour la promotion de la presse magazine(APPM), présidera un pôle dédié au processus industriel de la presse.
Oui, la presse écrite est une industrie. Imprimer, transporter, distribuer, prospecter, la presse écrite est une logistique extrêmement sophistiquée au service d’un produit extrêmement fragile et périssable : le journal.
Ce chantier est d’autant plus capital qu’il est le lieu de tous les fatalismes, fatalisme de l’impression, fatalisme de la distribution, alors que des progrès concrets peuvent être obtenus pour peu qu’ils soient décidés.
Comme beaucoup d’entre vous, je pense que la distribution est le premier problème de la presse papier. A l’heure où le marketing est devenu si important, il est quand même singulier que la pressesoit aussi mal vendue ! Que le métier de vendeur de journaux soit parmi les plus ingrats et les moins bien rémunérés ! Qu’un diffuseur passe davantage de temps à déplacer des invendus qu’à connaître sa clientèle et améliorer son offre ! Que trouver un journal le samedi, le dimanche ou en vacances, chez un buraliste ou dans un supermarché, relève de l’exploit ! Et qu’à l’étranger, la presse française soit introuvable !
Je m’interroge sur la portée de l’article 1er de la loi Bichet, selon lequel « la diffusion de la presse imprimée et libre », quand cette loi n’offre en réalité aucune flexibilité ?
Il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l’eau du bain, d’oublier que la mutualisation de la distribution permet d’en réduire les coûts et d’assurer une diffusion pluraliste de la presse. Il s’agit de prendre la mesure des archaïsmes de notre système et des inconvénients dramatiques qui en résultent.
Les NMPP ont entrepris un plan de modernisation permettant d’augmenter le nombre de diffuseurs et d’améliorer l’attractivité du métier. Je connais la sensibilité des négociations en cours. Mais nous devons aller plus vite, plus loin, plus fort.
De même, la distribution de la presse par la Poste a fait l’objet récemment de nouvelles négociations.
Je sais l’importance des efforts consentis de la part de tous les acteurs. Mais il faut développer fortement le portage, qui constitue une piste prioritaire pour la distribution de la presse quotidienne et une importante source d’emplois. Les quotidiens régionaux ont très largement montré l’exemple.
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Le numérique suscite beaucoup d’espoir. Il est une presse nouvelle à inventer et offre tant
d’opportunités à saisir.
Mais le numérique présente aussi beaucoup de menaces : la fragmentation et l’évolution des usages, la pression de la gratuité, le respect incertain de la propriété intellectuelle, le risque de relâchement de la qualité de l’information, la mutation du marché publicitaire qui se porte en priorité, et dans les proportions très élevées, sur quelques sites mondialement connus, mais jamais français.
La presse numérique n’a pas encore trouvé son modèle économique, c’est un fait. Elle est pourtant une ligne d’horizon pour une bonne partie de la presse. Cet enjeu majeur sera traité par Bruno Patino, nouveau directeur de France Culture et ancien vice-président du directoire du groupe Le Monde, ancien président du Monde Interactif et de Télérama, dont la réflexion sur ce sujet est visionnaire et reconnue.
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Enfin, François Dufour, journaliste, rédacteur en chef de trois quotidiens pour enfants, co-fondateur du groupe Play Bac, qui a su créer et développer des concepts nouveaux sur support papier, et qui représente la presse quotidienne nationale à l’Association mondiale des journaux, sera chargé de traiter les questions relatives aux rapports entre la presse et la société.
Quel est le rôle de la presse dans une démocratie contemporaine et comment le conforter ? Quelles sont les attentes du lectorat et comment retrouver sa confiance ? Comment moderniser l’offre éditoriale ? Comment ramener les jeunes vers la lecture des quotidiens ? Comment garantir le pluralisme, l’indépendance, la coexistence d’entreprises de presse de toutes tailles ? Quels sont les obstacles à la constitution de grands groupes français de presse et multimédia ?
L’industrie des médias, la culture, la création, seront parmi les plus grands facteurs de richesse et d’emploi dans les années à venir. Il n’y a aucune raison que des groupes étrangers viennent investir chez nous et qu’aucun groupe français, ou si peu, n’investisse en France, ni à l’étranger.
Cette question n’est pas taboue, pas plus que ne l’est celle de la concentration croissante de la presse régionale, ni celle des droits et devoirs des rédactions. Elle n’est pas dissociable, et pas davantage incompatible avec celle de la protection du pluralisme et de la presse d’opinion, dans un contexte où le nombre de supports s’est considérablement développé.
***
Avec ces quatre personnalités, les Etats généraux sont entre de bonnes mains, j’en suis certain. Je ne peux que les remercier, et ceux qui viendront les aider, d’avoir accepté ma proposition. Ils se réuniront fréquemment dans le cadre d’un comité de pilotage dont la coordination sera assurée par Bernard Spitz, mon cabinet, la ministre de la culture et la direction du développement des médias.
J’ai demandé à ces quatre personnalités de procéder à de très larges consultations et de constituer des groupes de travail représentatifs de l’ensemble de la profession. Ils me feront à cet effet des propositions dans les prochains jours, qui tiendront compte de vos suggestions.
Un site Internet, relayé je l’espère par vos propres sites, ainsi que des journées publiques de débat sont prévus.
Je souhaite que les lecteurs, les consommateurs, les citoyens soient associés aux Etats généraux. Il ne s’agit pas pour la presse de ne parler qu’aux professionnels de la presse.
De même, j’ai proposé que les écoles de journalisme qui le souhaiteraient, en lien, le cas échéant, avec des écoles de gestion, participent aux travaux et je les remercie pour l’accueil favorable qu’elles ont réservé à cette proposition.
Enfin, il me paraît essentiel de nous documenter sur le secteur de la presse dans les pays qui nous sont comparables, d’apprendre de leurs succès, comme de leurs échecs, en gardant bien sûr notre lucidité sur les spécificités de notre système et notre liberté de pouvoir les préserver.
Les Etats généraux de la presse ne doivent pas être un simulacre de concertation. Face à l’ampleur des enjeux, je crois en la force de la discussion. J’écouterai et je tiendrai compte de ce qui sera dit. Mon exigence est que les sujets difficiles ne soient pas, une fois encore, esquivés.
Nous n’avons pas le droit d’échouer. Tous les sujets sont sur la table, les plus techniques – les aides de l’Etat, les annonces judiciaires et légales, le régime du mécénat, le partage de la valeur dans la chaîne de distribution, le portage – comme les plus sensibles l’indépendance, le pluralisme, la crédibilité, la loi Bichet, l’avenir des ouvriers du Livre…
Je souhaite qu’une discussion franche aboutisse à des décisions ambitieuses, qui ne se résument pas au plus petit dénominateur commun, qui ne pourrait être que celui des aides de l’Etat. Mon objectif, je le redis, est que nous dégagions des solutions partagées. Pour cela, chacun doit s’engager.
Ce n’est pas seulement l’avenir des éditeurs qui est en cause. C’est celui de toute la profession, les journalistes, les imprimeurs, les rotativistes, les dépositaires, les diffuseurs…
D’ici deux mois, nous ferons un premier bilan d’avancement du processus. Mon souhait est de pouvoir alors rapidement, avec vous, engager les réformes nécessaires, législatives, réglementaires, fiscales et financières annonciatrices d’espoir et de changement.
J’en appelle à la responsabilité de chacun d’entre vous. J’en appelle à votre amour du métier, à votre amour de la presse, à votre amour de la démocratie. La presse doit réussir son adaptation au monde du XXIème siècle. Nous devons être, nous serons, à la hauteur de ce défi. J’en suis persuadé.
dimanche 28 septembre 2008
ETATS GENERAUX DE LA PRESSE
Gageons qu'ils soient fructueux .
jeudi 25 septembre 2008
lettre ouverte à Danièle Giazzi
Respect de la diversité et du pluralisme syndical : lettre ouverte du SPC.CFE-CGC,SJ-CFTC et SJ-FO à Danièle GIAZZI
Paris, le 25 septembre 2008
Lettre ouverte à Madame Danièle Giazzi
Secrétaire nationale de l’UMP
Madame,
Nous avons pris connaissance de votre rapport concernant le développement du numérique dans les entreprises de média et les propositions d’accompagnement destinées à faciliter cette mutation. Votre rapport pose la question de la régulation juridique et économique d’un vaste secteur, conjointement à l’offre de programmes et à la diversité de l’information. Votre étude nous a donc interpellés.
En revanche, nous sommes surpris par l’absence d’audition de plusieurs représentants de syndicats salariés qui participent pourtant à des «courants d’expression socio-culturels » relevant du pluralisme nécessaire.
Sur les 83 personnes auditionnées en effet, on trouve parmi les personnels salariés journalistes ou apparentés: 7 représentants SNJ, 2 CFDT, 1 SNJ/CGT, 1 Filpac / CGT, et 2 représentants associatifs.
En tant que représentants CGC, FO et CFTC, nos analyses et prises de position ne participent-telles pas de la diversité de la presse, et donc du pluralisme que vous affirmez vouloir défendre ?
Nous ne pouvons accepter une telle présentation qui méconnaît la réalité des choses et le combat de nos organisations syndicales, soucieuses de promouvoir une vraie diversité dans les médias. En outre, vous n'ignorez pas que la Loi du 4 mai 2004 sur la formation professionnelle a rendu obligatoire la création d'observatoires prospectifs des métiers et des qualifications au sein des organismes paritaires collecteurs agréés (Opca) de la presse (Médiafor) et de l'audiovisuel (Afdass) au sein desquels des représentants des syndicats d'employeurs et de salariés travaillent en concertation et avec une légitime représentativité sur ces sujets.
Voilà pourquoi nous vous demandons un rendez-vous afin de compléter votre information sur un sujet particulièrement sensible puisqu’il touche à l’avenir de la presse tous médias confondus.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Madame la secrétaire nationale,
à nos salutations distinguées.
Agnès Hillemand Benoît Moyen Gilles Pouzin
Présidente SPC-CGC Secrétaire général SJ-FO Secrétaire général SJ-CFTC
Copie : Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, Palais de l’Elysée 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré 75008 Paris.
Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication.
Madame Emmanuelle Mignon, Conseillère auprès du Président de la République
bruit de couloirs:4 personnalités nommées sous peu par Emmanuelle Mignon pour les Etats généraux de la presse
Quatre personnalités incontestables devraient être nommées sous peu par Emmanuelle Mignon pour conduire les travaux des Etats généraux de la presse:
Arnaud de Puyfontaine, ancien président d'Emap et de Mondadori France et ancien président de l'Association pour la promotion de la presse magazine (APPM), pour les aspects économiques et industriels de la presse.
Bruno Patino, nouveau directeur général de France Culture et ancien vice-président du directoire du groupe Le Monde, ex-président du Monde Interactif et de Télérama, pour le numérique.
Bruno Frappat, président du directoire du groupe Bayard Presse, pour les métiers du journalisme.
François Dufour, fondateur du groupe Play Bac Presse qui édite les journaux pour enfants Le Petit Quotidien, Mon Quotidien et L'Actu, pour les aspects presse et société.
mercredi 24 septembre 2008
Francetélévisions:l'UMP réclame un audit indépendant
Nous reproduisons ici le communiqué qui nous est parvenu ce matin
Service de presse de l'UMP
Paris, le 24 septembre 2008
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
France Télévisions renonce à ses tarifs « Horizon » et revient à un mode de tarification en adéquation avec les usages et demandes du marché. Ce mode de tarification aujourd’hui abandonné est la cause principale de la baisse des revenus publicitaires de France télévisions qui sera sans doute supérieure à 20% en 2008.
Dès la première semaine de janvier 2008, et avant même l’annonce de l’arrêt de la publicité par le Président de la République, cette baisse de 20% était constatée (source TNS/YACAST), et la suite de l’exercice 2008 n’a fait que confirmer cette réalité. Ce choix stratégique fait par France Télévisions a contraint l’Etat à combler financièrement ce manque avant même que les modalités de la réforme ne soient finalisées et que ne soit débutée sa mise en œuvre.
Le gouvernent prépare un plan de sauvetage financier du service public, et au-delà, souhaite lui apporter les moyens qui lui permettront, dans un paysage audiovisuel en pleine mutation, de garantir au travers d’une grille de programmes innovante, la diversité de la création et de l’information.
Pour mener à bien cette mission, j’appelle de mes vœux le déclenchement par la direction de l'entreprise d’un audit indépendant de France Télévisions. Alors que la volonté est de faire une société unique, cet audit aidera à la décision. Il sera aussi l'assurance que les nouveaux financements permettent de sanctuariser la création, gage de la diversité, et l'information, gage du pluralisme. Ce n’est, que confronté à des éléments chiffrés et à des analyses objectives, réalisés par un tiers qui disposera du recul nécessaire, qu’il sera possible d'arbitrer les bonnes décisions pour réaliser cette indispensable mutation au plus grand bénéfice des téléspectateurs.
Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole
Secrétaire national à l'économie
mardi 23 septembre 2008
Francetélévisions ne veut pas fâcher le Chef de l'Etat!!!!
Le CRAN, le Conseil représentatif des associations noires, a décidé de ne pas décerner de prix littéraires lors des Trophées des Arts afro-caribéens qui seront décernés ce mardi 23 septembre. A l’origine de la décision : la pression des organisateurs de l’événement pour exclure de la sélection un livre intitulé L’Afrique répond à Sarkozy : contre le discours de Dakar, de Boubacar Boris Diop (éditions Philippe Rey). Le Cran affirme que France Télévision qui doit retransmettre la remise des prix début octobre s’est opposé à ce qu’un ouvrage ouvertement anti-Sarko puisse être primé, sous peine de non-diffusion. Étonnant, non ?
info Bakchich-23/09/2008
LE SYNDICAT DU LIVRE :UNE VERRUE ,SELON ALAIN MINC
Le syndicat du Livre est "la verrue qui explique l'état calamiteux" de la presse, a affirmé mardi Alain Minc, ancien président du Conseil de surveillance du Monde, qui souhaite que les états généraux de la presse aident à "mettre à bas" son monopole.Les états généraux de la presse sont "une bonne chose si ça peut contribuer à aider les titres qui ont des problèmes de diffusion, aider à mettre à bas le monopole du syndicat du Livre qui a été la verrue qui explique l'état calamiteux
où est la presse française depuis 40 ans", a déclaré Alain Minc sur France Inter. "Il faudra bien faire un jour avec le syndicat du Livre ce qu'un excellent secrétaire d'Etat à la Marine socialiste, M. Le Drian, a fait aux dockers: on a racheté leurs privilèges et on a eu à nouveau des ports", a-t-il ajouté. Alain Minc, qui a quitté le groupe Le Monde en février, a assuré que les états généraux de la presse, annoncés par le président de la République et qui doivent démarrer en octobre, n'étaient "pas spécialement" une de ses idées.
Le Syndicat général du livre et de la communication écrite CGT (SGLCE-CGT) aux sein des NMPP multiplie depuis plusieurs mois les actions et les grèves contre un plan de la direction, baptisé "Défi 2010". Il a empêché la parution de la plupart des quotidiens nationaux mardi dernier.
AFP ctx/ber/phi
lundi 22 septembre 2008
AUDIOVISUEL:NOUVEAU DELAI POUR LE PROJET DE LOI
L'examen en conseil des ministres du projet de loi sur l'audiovisuel public, prévu pour le 8 octobre, a été repoussé, a-t-on appris lundi auprès du ministère de la Culture et de la Communication.
"On est plutôt aujourd'hui sur la date du 15 (octobre, NDLR) mais rien n'est figé dans le marbre", a-t-on indiqué, rappelant que l'ordre du jour d'un conseil des ministres était en général connu la veille. "Le texte de loi doit être complété, il y a des petites retouches à faire sur la forme", a-t-on précisé au ministère. Interrogé sur l'avenir de Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions, le ministère a répondu que "sur le fond, le texte prévoit que l'ensemble des administrateurs resteront à leur poste jusqu'à la fin de leur mandat".Le texte doit d'abord être transmis, concomitamment, au Conseil d'Etat et au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), et cela devrait avoir lieu cette
semaine, selon le ministère. Le Conseil d'Etat doit attendre que le CSA rende son avis pour donner le sien. Il faut en général compter trois semaines entre l'envoi du texte au Conseil d'Etat et son examen en conseil des ministres.
AFP le 22 /09/08 fmp/da/cb
samedi 20 septembre 2008
La presse écrite,les Etats Généraux:interview de Christine Albanel
«L'avenir de la presse écrite n'est pas au statu quo»
Propos recueillis parMarie-Laetitia Bonavita
19/09/2008 | Mise à jour : 20:49 |
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Christine Albanel : «Les pouvoirs publics sont les garants du pluralisme de l'information.» Crédits photo : Le Figaro
INTERVIEW - Christine Albanel, la ministre de la Culture et de la Communication, revient sur les enjeux du «Grenelle de la presse» annoncé par Nicolas Sarkozy.
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Les États généraux de la presse débuteront donc début octobre. Lancé fin mai par Nicolas Sarkozy, le projet d'un «Grenelle de la presse écrite et audiovisuelle» vise à remédier à la situation d'un secteur économique «au bord du précipice économique», selon les termes du président de la République. Le rapport sur «les médias et le numérique» remis cette semaine au chef de l'État par Danièle Giazzi, secrétaire nationale UMP aux entreprises, a suscité ces derniers jours la crainte des organisations syndicales, et notamment du Syndicat national des journalistes (SNJ), majoritaire dans la profession. Ce rapport qui compte 34 recommandations préconise notamment d'assouplir fortement la législation sur la concentration dans les médias.
C'est Emmanuelle Mignon, déchargée de sa fonction de directrice du cabinet à l'Élysée, qui pilotera la coordination des travaux des états généraux. Cette énarque de 40 ans s'appuiera sur les services de la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel. L'objectif est que la ministre de la Culture puisse présenter un point des travaux lors du congrès de la presse, organisé par la Fédération nationale de la presse française (FNPF) et qui se tiendra à Lyon les 19, 20 et 21 novembre.
LE FIGARO. - Le rapport Giazzi soulève la crainte du SNJ-CGT qui met en garde contre un vent de «libéralisme» sur le monde des médias…
Christine ALBANEL. - Les états généraux voulus par Nicolas Sarkozy sont là pour apporter des solutions concrètes, efficaces et rapides à la fragilité de la presse écrite. En soixante ans, une centaine de quotidiens ont disparu, les ventes ne cessent de baisser, révélant la fragilité chronique du secteur. Or, les organes de presse doivent être rentables pour assurer leur pérennité, et ce n'est pas le cas pour tous. Les pouvoirs publics sont les garants du pluralisme de l'information et, malgré l'importance des aides directes versées à la presse française - 283 millions d'euros par an -, celle-ci reste fragile. Nous devons profiter de la réunion des états généraux pour nous interroger sur la meilleure utilisation de ces aides en vue de la modernisation et de la viabilité du secteur.
Le Syndicat général du Livre s'est élevé cette semaine contre le plan de modernisation des Nouvelles Messageries de la presse parisienne qui s'accompagne d'une réduction de 300 à 350 personnes. Qu'en pensez-vous ?
Une fois de plus, c'est totalement inadmissible et irresponsable. Il s'agit d'une initiative isolée d'une branche du Syndicat général du Livre, celle du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT). Cette grève est suicidaire pour l'ensemble du secteur, alors que le volet social du plan de modernisation des NMPP est très généreux : 62 millions d'euros pour 350 départs. L'État a par ailleurs réalisé un effort en 2008 en portant ses aides aux NMPP à 12 millions d'euros contre 8 millions en 2007. Je souhaite donc aujourd'hui que chacun prenne ses responsabilités. L'avenir ne peut être au statu quo.
Durant les états généraux, l'atelier sur le métier du journaliste se penchera sur la question des droits d'auteur. Comment traiter ce sujet sensible ?
Ce sujet est incontournable avec l'arrivée de la presse en ligne. Il s'agit de s'interroger sur les modalités d'utilisation des informations recueillies sur plusieurs supports à la fois papier et électronique. Les éditeurs veulent disposer des droits d'auteur sur tous les supports, alors que les journalistes veulent une rémunération pour chaque exploitation. Aujourd'hui, s'il existe des accords dans certaines entreprises, ils sont juridiquement fragiles. Les états généraux doivent permettre de s'entendre sur un cadre général qui sera posé par la loi. À charge ensuite aux partenaires sociaux, éditeurs et journalistes, de préciser les droits et obligations de chacun dans des accords collectifs ou individuels.
Les éditeurs de presse craignent de faire les frais de nouvelles règles de publicité à la télévision. En guise de compensations, certains souhaitent que l'État favorise les campagnes d'intérêt général dans la presse ?
Pourquoi pas ? Mais il faut faire attention avec le droit de la concurrence.
Comment pousser les jeunes à découvrir la presse ?
Pendant ces états généraux, je compte proposer aux éditeurs un abonnement gratuit à un quotidien pour les 800 000 jeunes qui font leur journée d'appel à la défense.
jeudi 18 septembre 2008
Un nouveau rédacteur en chef pour la TSR
Bernard Rappaz nommé rédacteur en chef de l'actualité
Actuel rédacteur en chef de tsr.ch, Bernard Rappaz est nommé rédacteur en chef de l'Actualité de la TSR. Il entrera en fonction le 1er janvier 2009, succédant à Christophe Chaudet, rédacteur en chef adjoint en charge de l'intérim. Ce dernier est nommé adjoint à la direction des programmes.
Dès janvier 2009, Bernard Rappaz pilotera l'Actualité de la TSR, un département élargi qui couvrira aussi bien l'info en continu sur le web et les nouveaux écrans, que les déclinaisons hebdomadaires de l'actualité, en passant par les différentes éditions du Journal à l'antenne. C'est dans ce cadre que les émissions Mise au Point et Infrarouge, actuellement rattachées au Département des Magazines, relèveront dès 2009 de celui de l'Actualité.
Pour la TSR, il s'agit d'une nouvelle étape dans son développement stratégique, qui permet de répondre aux mutations du paysage médiatique et aux changements d'habitudes de consommation des Romands, évolutions audiovisuelles dont Bernard Rappaz est, depuis plusieurs années, un des meilleurs connaisseurs.
Christophe Chaudet adjoint à la direction des programmes

Christophe Chaudet.
© PAREL & TSR
Christophe Chaudet, rédacteur en chef adjoint d'Actu, assurant l'intérim depuis le départ d'André Crettenand pour TV5 Monde le 1er septembre dernier, occupera le poste d'adjoint de Gilles Pache, directeur des Programmes, soit de l'ensemble des émissions produites par la TSR dès janvier 2009. Christophe Chaudet restera impliqué au niveau éditorial des émissions d'information, tout en élargissant son champ d'action aux domaines du divertissement, du sport et de la culture. Il sera également en charge de projets et de dossiers concernant des questions organisationnelles et de ressources humaines liées au Programme.
Bernard Rappaz
Bernard Rappaz est né à Sierre le 25 septembre 1961. Il est marié et père de deux enfants. Après avoir obtenu le diplôme de l'Institut d'études sociales à Genève, il se tourne vers le journalisme. En 1984, il entre à l'Institut de Journalisme de l'Université de Fribourg avant d'entreprendre un stage à l'Hebdo, où il travaille jusqu'en 1992, principalement en tant que journaliste économique.
Bernard Rappaz a rejoint la TSR en 1992 afin de mettre sur pied une rubrique économique au sein du TJ, rubrique dont il assume la responsabilité de juin 1993 à juin 1997. De 1997 à 2001, il est correspondant de la TSR à Washington. Outre ses collaborations aux journaux télévisés, il réalise un Temps Présent qui obtient le Prix Média Idée Suisse.
Rédacteur en chef de TSR multimédia depuis 2001, il dirige l'équipe ayant mis en ligne successivement les portails tsrinfo.ch et tsrsport.ch, et qui a créé les magazines Nouvo et Géopolitis.
mercredi 17 septembre 2008
Le rapport GIAZZI: à lire avec attention !
Médias : à qui profite le rapport Giazzi ?
Emmanuel Berretta
Le rapport Giazzi sur "les médias et le numérique", que lepoint.fr vous propose en exclusivité , énumère 34 recommandations dont 13 sont présentées comme "incontournables" par son auteur. Danièle Giazzi a rencontré plus de 80 interlocuteurs (des patrons de presse aux syndicalistes en passant par les experts). Les lignes de force qui se dégagent de ses conclusions traduisent les revendications portées par différents types de lobbies. 1. Le lobby industriel Un mot résume leur revendication de longue date : dérégulation . De Martin Bouygues (TF1) à Arnaud Lagardère ( Paris Match , Europe 1, Elle , le JDD ...), en passant par Nicolas de Tavernost (M6), Jean-Paul Beaudecroux (NRJ)... tous revendiquent un allègement du carcan règlementaire. Danièle Giazzi a reçu le message 5 sur 5 et propose de faire sauter les seuils anti-concentration. C'est la recommandation 23. Martin Bouygues pourrait ainsi posséder 100 % de TF1 (au lieu de 49 % aujourd'hui), acquérir un groupe de radio (pourquoi pas NRJ ?) ainsi qu'un quotidien de dimension nationale ( Le Figaro l'intéressait il y a quelques années). En autorisant une telle concentration, Danièle Giazzi entend favoriser l'émergence de groupes puissants, capables, à partir d'une souche française solide, de se projeter dans la compétition mondiale. C'est aussi la volonté déjà exprimée de Nicolas Sarkozy. Mais quid du pluralisme des courants d'opinion, si tant de médias sont concentrés dans si peu de mains ? Danièle Giazzi estime que la liberté d'expression n'en serait pas menacée car Internet pallie les failles, tandis que l'Union européenne veille au respect de la concurrence... Jean-Paul Beaudecroux, le patron de NRJ, milite depuis des années pour que le seuil maximal des 150 millions d'auditeurs pour un opérateur soit relevé à 180 millions. Danièle Giazzi (recommandation 24) y est favorable. Le ministère de la culture n'est pas sur cette ligne. Ce faisant, Beaudecroux (qui possède NRJ, Chérie FM, Nostalgie et Rires et Chansons) pourrait ainsi reprendre ses emplettes et - pourquoi pas ? - racheter son grand concurrent : Skyrock. Ou bien faire son marché chez les radios dites "indépendantes" qui lui font de l'ombre sur le plan publicitaire. Arnaud Lagardère (Europe 1, Europe 2, Virgin) ne verrait pas non plus d'inconvénient à se déployer en avalant d'autres radios... 2. Le lobby des journalistes Danièle Giazzi a bien conscience qu'en libérant l'appétit des industriels des médias, le pluralisme risque de faire partie du banquet. Elle propose donc de préserver ce principe à valeur constitutionnelle en renforçant le statut du journaliste. En somme, posséder un média, ce n'est pas élever en batterie une armée de journalistes aux ordres... Mais comment ? Inscrire l'indépendance de la presse dans la Constitution. Nicolas Sarkozy vient de le faire lors de la réforme des institutions. Mais quelle en sera la traduction concrète dans la vie de tous les jours pour le journaliste de base ? Le rapport Giazzi propose de créer un observatoire du pluralisme dans la presse auprès du Premier ministre... C'est oublier que le Premier ministre est un acteur politique et qu'il n'a pas toujours intérêt à ce que la presse exerce ses investigations à ses dépens. En quoi ce comité théodule sera-t-il le véritable garant de l'indépendance ? Fausse piste, qui ne trompera aucune carte de presse. Plus sérieuse est la proposition consistant à inscrire les chartes déontologiques des journalistes dans leur convention collective (recommandation 6). C'est une revendication du Syndicat nationale des journalistes (SNJ). Danièle Giazzi y accède. Ces chartes seront-elles pour autant mieux respectées ? Seront-elles véritablement opposables aux patrons de presse ? Tout est souvent question de courage personnel, dans ces affaires... Accepter une pression d'en haut, c'est éviter la plupart du temps une punition professionnelle non dite (blocage du salaire et des carrières, placardisation progressive...). 3. La mise au pas de l'AFP Nicolas Sarkozy en veut à l'AFP, c'est un secret de polichinelle. L'agence France presse a eu le malheur de délivrer des informations erronées sur sa vie privée (à l'époque, on a maquillé tout cela derrière le paravent de la condamnation de Ségolène Royal, mais ce n'était pas le vrai motif du courroux présidentiel). Des voix à droite se sont alors élevées pour réclamer une "privatisation de l'AFP". Tout en écrivant que l'agence est "une institution prestigieuse dont la marque est une référence en matière d'information", Danièle Giazzi emprunte aussi ce chemin en proposant que l'AFP "ouvre son capital si nécessaire" afin de disposer de fonds propres. Ce qui agace prodigieusement le pouvoir, c'est que l'AFP, statutairement, n'appartient à personne, et qu'elle est gérée par un conseil essentiellement composé de patrons de presse (voir article précédent). Ce qui la rend très indépendante du pouvoir tout en vivant des deniers publics. 4. Le droit d'auteur des journalistes bousculé Danièle Giazzi se range clairement du côté du patronat : elle estime qu'un journaliste de presse écrite, en l'échange d'un salaire, devrait abandonner ses textes à son employeur qui pourrait ainsi les utiliser à sa guise sur tous les supports (papier, numérique, mobile). Elle concède que, contre une rémunération supplémentaire, le patron de presse pourrait également faire circuler les textes d'un titre à l'autre à l'intérieur de son groupe de presse. En somme, un journaliste qui écrit un article pour son quotidien verrait son texte réduit à quelques lignes pour le mobile et recomposé différemment pour le site Web. Puis, contre un petit supplément, son texte retravaillé pourrait figurer sur un autre titre du groupe, voire à l'étranger. En somme, quel est le statut d'un texte ? De la marchandise "saucissonnable" à volonté. Danièle Giazzi concède tout de même que le journaliste conserve le droit de refuser la cession du "contenu" à l'extérieur du groupe si le support ou le groupe acquéreur ne lui conviennent pas. 5. Où finira le rapport Giazzi ? Dans notre République, les rapports connaissent deux destinations : soit ils finissent au fond d'un tiroir ministériel, et c'est l'oubli ; soit ils deviennent des lois, des décrets et des arrêtés, en tout ou partie. Celui de Danièle Giazzi a l'avantage d'épouser les thèses défendues par Nicolas Sarkozy. Mais il n'a pas vraiment l'approbation de Christine Albanel, ministre de la Culture, qui s'est refusée à la recevoir... Danièle Giazzi n'a pu rencontrer que des conseillers de la ministre. Laquelle des deux femmes aura le plus d'influence auprès du Président ? C'est dans cette lutte de couloir que se joue la destinée du rapport...
jeudi 4 septembre 2008
France 2 décroche.TF1 colle des rustines
Par Emmanuel Berretta-Le Point.fr du 04 09 2008
Catastrophe pour France 2 ! Depuis la fin des Jeux olympiques, la chaîne publique est à l'agonie et plonge à 15,6 % de part d'audience en moyenne (contre 18 % la saison dernière). M6 n'est pas en meilleur état à 9,7 % de part d'audience depuis le dimanche 24 août. Dans ce paysage, TF1 surnage presque miraculeusement à 29,3 %. Des scores qui rappellent quasiment son lustre d'antan. Qui aurait parié sur ce retour fulgurant de la première chaîne ? "Rien n'est perdu !", s'exclame un ancien dirigeant de la chaîne, qui est parti sans aigreur (chose assez rare pour être soulignée). Maintenant, soulevons le capot et voyons ce qui a fait, depuis onze jours, le renouveau (passager ?) du moteur TF1. La réponse tient en deux mots : Viva America ! Pour soigner sa rentrée, TF1 a pris des anabolisants venus d'outre-Atlantique : deux soirées Experts les 30 et 31 août, deux soirées Esprits criminels (les 27 août et 3 septembre). Sans parler des films made in USA (trois en une dizaine de jours). Au total, les prime time de TF1 atteignent un taux d'américanisation de 63,6 % contre 54,5 % sur M6, 27,2 % sur France 2 et seulement 9 % sur France 3 (et encore, il s'agissait de Mondovino , un documentaire exigeant). TF1, la plus américaine des chaînes françaises M6 ne peut s'accrocher qu'aux branches avec sa série NCIS , la seule qui lui permette de se mettre du baume sur les joues le 29 août en signant une journée à 13,1 % de part d'audience. Pour le reste, c'est le naufrage sous la ligne de flottaison des 10 % (objectif clamé par Nicolas de Tavernost), pas moins de 8 soirées sur 11. Mais attention, le label américain ne garantit pas le succès. M6 est la seule chaîne à programmer des séries américaines qui ne fonctionnent pas. Bide pour Medium le 28 août (8,4 %), gadin pour Smallville (5,6 %)... Le problème de France 2 réside notamment dans le retour des "mortelles" séries allemandes de l'après-midi en lieu et place des JO. Patrice Duhamel, le grand programmateur du service public, parle de "série européenne". Le Renard , Rex ... plombent la chaîne publique. Contrairement à TF1, les Américaines de France 2, Cold Case (15 % le 31 août) et Urgences (12,9 % le 29 août), montrent des signes d'essoufflement... Le feuilleton français Terre de lumière s'en tire bien mieux : 20,1 % sur les deux derniers épisodes (les 26 août et 2 septembre).
vendredi 25 juillet 2008
LAGARDERE: reprise du travail
Les journalistes des magazines du groupe Lagardère ont accepté de reprendre le travail sur les sites internet des différents titres en attendant la conclusion d'un accord définitif, selon un
communiqué de la direction publié jeudi et confirmé de source syndicale. Les journalistes des magazines de Lagardère, en particulier ceux de Paris-Match et du Journal du Dimanche, avaient cessé depuis le 19 juin de collaborer au site internet associé à leur journal respectif (www.parismatch.com et www.lejdd.fr), dans l'attente d'accords définissant les conditions de ces
collaborations."La direction générale de la presse magazine France et les organisations syndicales sont parvenues à un accord bi-media de transition pour ne pas freiner les contributions aux sites internet des magazines en matière de texte, photos, vidéos et sons et dans le souci de répondre aux interrogations des journalistes sur l'évolution de leur métier", indique un communiqué de Lagardère Active, le pôle médias du groupe.
La direction de Lagardère Active et les syndicats précisent que l'accord de transition restera en vigueur jusqu'au 30 septembre. Pendant cette période, les négociations se poursuivront en vue d'un accord définitif. Selon Lagardère Active, le futur accord devrait être fondé sur "le volontariat des journalistes" souhaitant collaborer aux sites, "avec l'accord des directeurs de rédaction" concernés.
AFP jpa/Mdf/df
mercredi 23 juillet 2008
Accord pour la distribution des journaux
L'Etat, la Poste et des représentants de la presse sont parvenus mercredi à un accord sur le prix du transport des journaux par la Poste, mais des éditeurs soulignent que l'augmentation des tarifs sera lourde pour le secteur.
L'accord tripartite couvre la période allant du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2015, soit sept ans. La ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, s'est félicitée de cet accord "ambitieux" pour lequel toutes les parties ont "fait des efforts".
"Les éditeurs ont accepté une augmentation progressive des tarifs, la Poste s'est engagée à des efforts de productivité et l'Etat confirme ses engagements", a souligné la ministre.
Cet accord est l'aboutissement d'une mission sur la distribution de la presse par abonnement, confiée en janvier à Marc Schwartz, conseiller référendaire à la Cour des Comptes. Il succède à un précédent accord signé en juillet 2004.
Selon Marc Schwartz, "le principal, c'est que l'Etat confirme la mission de service public de transport postal de la presse, (...) ce qui n'allait pas de soi avec l'ouverture à la concurrence postale dès 2011".
L'Etat continuera de soutenir l'activité du transport de presse pour la Poste à hauteur de 242 millions jusqu'en 2011 pour parvenir à 180 millions en 2015. Cette activité est déficitaire pour la Poste à hauteur de 400 millions d'euros, rappelle Marc Schwartz.
"L'objectif est de faire disparaître ce déficit", explique-t-il.
Pour les éditeurs, l'augmentation des tarifs sera progressive sur sept ans. Pour la presse d'information politique et générale, l'augmentation sera par exemple de 2% en 2009 et de 4% en 2015. Au total entre 2009 et 2015, elle sera légèrement inférieure à 25%. Pour le reste de la presse, elle sera proche de 34% entre 2009 et 2015.
Le Syndicat de la presse magazine et d'information (SPMI, patronal) affirme dans un communiqué que la signature a été "une décision difficile" en raison "d'augmentations tarifaires hors du commun".
Pour le SPMI, "cette progression, d'un impact considérable sur leurs comptesd'exploitation s'inscrit dans un contexte économique particulièrement tendu, et alors que l'élasticité au prix du produit presse interdit toute répercussion sur les prix de vente".
Ce syndicat attend dorénavant "une amélioration des services de la Poste", selon sa présidente, Anne-Marie Couderc. Il espère notamment que les journaux non-urgent seront distribués plus rapidement, à J+3 et non plus J+4.
Pour le Syndicat professionnel de la presse magazine et d'opinion (SPPMO), les hausses tarifaires "extrêmement lourdes (...) fragiliseront un peu plus de nombreux titres", affirme le syndicat dans un communiqué.
"C'est le lecteur qui en pâtira, qu'il s'agisse du prix des publications ou de la réduction de leur pagination", ajoute le SPPMO.
De son côté, François Morel, président du Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN) souligne que l'accord a été "difficile à obtenir" et que "les éditeurs ont eu parfois beaucoup de mal avec leur propre famille".
"Au départ, il était question d'une augmentation tarifaire pour les quotidiens nationaux de l'ordre de 40% (soit presque deux fois plus que ce que l'accord prévoit finalement, ndlr)", a-t-il indiqué à l'AFP, estimant que l'accord était finalement "équilibré". Il se félicite que l'accord "sécurise l'intervention de l'Etat" dans le secteur. Par ailleurs, tous les acteurs attendent beaucoup du portage à domicile, qui sera lui abordé lors des états généraux de la presse à l'automne.
AFP ctx/da/cb
Coulommiers: 1ère ville à passer au tout numérique
Le secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique, Eric Besson, a indiqué mardi qu'il présenterait le 31 juillet au Premier ministre un plan d'action pour le passage à la télévision
tout numérique en France. M. Besson a signé mardi à Coulommiers une convention de partenariat avec cette ville qui sera la première à passer de l'analogique au tout numérique pour la réception de la télévision dès novembre avec un arrêt de l'analogique prévu en février 2009.Neuf communes voisines ont signé des conventions identiques représentant avec Coulommiers un total de 20.000 à 25.000 personnes.Le secrétaire d'Etat a précisé qu'un "schéma national dit de basculement
sera arrêté par le Premier ministre" d'ici à la fin de l'été.Le schéma détaillera la campagne d'information nationale dans les médias qui sera mise en oeuvre par France Télé Numérique, groupe d'intérêt public qui rassemble l'Etat et les grandes chaînes nationales pour accompagner les télespectateurs dans le passage au tout numérique.
Cette campagne se déroulera à la fois au niveau national et local par le biais notamment de la mise en place d'un site internet d'information et d'un centre d'appels. D'autres mesures sont inscrites dans ce plan allant de la formation des sociétés de service effectuant la mise à niveau technique des installations des immeubles collectifs à un mécanisme d'aide aux plus démunis qui recevront sous conditions, "une aide financière afin de couvrir les frais d'achat d'un
adaptateur de TNT". Enfin Eric Besson a demandé au Conseil supérieur de l'audiovisuel "de
publier le calendrier d'extension de la TNT d'ici la fin de l'année" afin que les Français puissent savoir "quand et comment" ils auront accès à la télévision numérique terrestre. Le passage de l'analogique au tout numérique doit se faire d'ici au 30 novembre 2011, date fixée par la loi pour la fin de la diffusion analogique. Deux zones géographiques ont été retenues pour 2009 mais leur nom n'a pas encore été dévoilé.
AFP da/Mdf/ei
La Provence: Didier PILLET à la tête de toutes les rédactions du groupe
groupe
Le PDG de La Provence, Didier Pillet, a annoncé mercredi le départ de plusieurs responsables de la rédaction et indiqué à l'AFP qu'il prenait lui-même "la direction de toutes les rédactions" du groupe régional La Provence (Groupe Hersant Médias ).
Le directeur de la rédaction, Hedi Dahmani, récemment arrivé de la presse people, quitte le journal. Il a été "mis fin à sa période d'essai qui s'achevait fin juillet", a indiqué M. Pillet. Il a précisé qu'il confirmait Jean-Michel Amiel dans ses fonctions de rédacteur en chef des pages générales du quotidien La Provence (172.385 exemplaires) et du site internet laprovence.com (150.000 visites quotidiennes, selon lui).Philippe Minard, directeur des éditions régionales, a demandé à être démis de ses fonctions, ce qui a été accepté. Jean-Michel Marcoul le remplace en tant que rédacteur en chef des éditions régionales, a indiqué le PDG. Guilhem Ricavy, du gratuit Marseille plus, devient "responsable" de Marseille l'Hebdo. "Il est chargé de présenter d'ici à la fin de l'été" un projet d'évolution de cet hebdomadaire du groupe. Patrick Coulomp est pour sa part nommé "responsable" de Marseille plus.M. Pillet a indiqué que cette réorganisation visait à donner "plus de clarté et d'efficacité" dans la mise en oeuvre du projet d'organisation du journal, adopté "à l'unanimité" par le comité d'entreprise le 19 juin. Ce projet prévoit une augmentation des effectifs et une pérennisation des emplois précaire. Il a indiqué que pour la rédaction sportive, le projet allait se matérialiser dès le 9 août avec la publication dans le quotidien de trois cahiers sports par semaine (lundi, samedi, dimanche) au lieu d'un.
AFP ca/ez/sh
mardi 22 juillet 2008
L'AFP avait raison.....
ATTENTION - REVOICI avec coquille corrigée au dernier paragraphe ///
Le Conseil supérieur de l'AFP a rejeté la plainte formulée contre l'Agence par l'un des porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, qui lui reprochait de ne pas avoir traité des communiqués de son parti sur la condamnation de Ségolène Royal, a-t-on appris lundi.
"La plainte de M. Lefebvre est rejetée", indique le président du Conseil supérieur de l'Agence, Jean-Pierre Leclerc, dans un courrier daté du 18 juillet et adressé à M. Lefebvre et au PDG de l'AFP, Pierre Louette.Dans une lettre adressée à M. Louette le 1er mai, M. Lefebvre estimait que,
par deux fois, l'UMP avait été "confrontée à une obstruction volontaire" de l'AFP concernant des communiqués du parti relatifs à la condamnation de l'ancienne candidate PS à la présidentielle. "Il appartient à l'Agence France-Presse, qui n'est soumise à aucune obligation statutaire de retranscription systématique des +communiqués+ des partis politiques dont elle est destinataire, de déterminer, parmi ceux-ci, ceux dont le contenu mérite d'être partiellement ou intégralement repris par le biais d'une ou de plusieurs dépêches et ceux qui n'apportent aucun élément susceptible de justifier une telle diffusion, à la condition expresse que ce choix ne porte
aucunement atteinte à l'exactitude et à l'objectivité de l'information dispensée", souligne le Conseil.
Dans ces conditions, poursuit le Conseil, "M. Lefebvre n'est pas fondé à soutenir que, par les faits en cause, l'Agence France-Presse aurait méconnu les obligations fondamentales énoncées à l'article 2 de la loi du 10 janvier 1957 portant statut" de l'AFP.
Le Conseil supérieur de l'AFP avait entendu le 8 juillet les observations de -notamment- MM. Lefebvre, Louette et Denis Hiault, directeur de l'information de l'Agence.
Le Conseil supérieur de l'AFP a pour mission de "veiller aux obligations fondamentales" de l'Agence qui sont l'indépendance vis-à-vis de tout "groupement idéologique, politique ou économique", la fourniture "de façon régulière et sans interruption, d'une information exacte, impartiale et digne de confiance" et le maintien d'un "réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial". Il compte huit membres: un membre du Conseil d'Etat, un magistrat de la Cour de cassation, deux représentants des directeurs des entreprises éditrices de quotidiens, un journaliste, un représentant de l'audiovisuel public et deux personnalités ayant représenté la France à l'étranger. L'AFP travaille depuis des mois à la mise en place d'un système de médiation, afin notamment d'expliquer ses méthodes et règles éditoriales en s'inspirant de modèles existants dans de grands médias tout en prenant en compte les spécificités de l'Agence, fournisseur des médias plus souvent qu'en contact
direct avec le public.
AFP heg-ms/na
La réaction de Frédéric Lefebvre et de l'UMP:
Direction de la Communication
Service de presse
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
L’UMP prend acte de la décision du Conseil Supérieur de l’AFP dont elle a eu connaissance par un appel téléphonique de l’AFP précédant la dépêche de 17h06.
Nous attendons désormais de voir si les aménagements promis par l’AFP dont elle fait état dans la dépêche et qu’elle a évoqués devant le Conseil supérieur le 8 juillet dernier - notamment la mise en place d’un médiateur pour répondre aux dysfonctionnements en son sein - se concrétiseront effectivement dans les semaines qui viennent. Dans le cas contraire, l’UMP étudiera toutes les voies de recours et par ailleurs se réserve légitimement la possibilité de saisir à nouveau le Conseil supérieur de l’AFP sur le défaut de traitement pendant 48h des réactions de l’UMP sur la présentation du Livre blanc sur la Défense.
Frédéric LEFEBVRE
Dominique PAILLE
Porte-paroles
TV5:nouveau Directeur de l'information
André Crettenand est nommé directeur de l'information de TV5Monde en remplacement de Frédérick Boulay qui est nommé à la tête de la direction des programmes de la chaîne francophone.
Agé de 50 ans, André Crettenand est actuellement rédacteur en chef de l'actualité à la TSR.Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er septembre.
lundi 21 juillet 2008
Christine ALBANEL:Le PDG de Radio France "certainement" nommé par l'éxécutif
La ministre de la Culture Christine Albanel a déclaré, vendredi sur France Inter, que le président de Radio France serait "certainement" nommé à l'avenir par l'exécutif, comme celui de France
Télévisions. "Suite à la réforme constitutionnelle, il va y avoir la définition de toute une série de fonctions qui relèveront du même mode de nomination", a-t-elle dit. Le chef de l'Etat a proposé que le président de France Télévisions soit à l'avenir nommé par le gouvernement avec contrôle du parlement et du CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel).Priée de dire si le président de Radio France serait nommé "de la même façon que le président de France Télévisions", elle a répondu: "certainement. Le président de Radio France, comme celui de France Télévisions, est
actuellement nommé par le CSA.
Au ministère, on précise que la ministre "a exprimé un point de vue de bon sens qui est de dire qu'à partir du moment où on modifie les conditions de nomination du président de France Télévisions, il y aurait une certaine logique à ce qu'on le fasse aussi pour le président de Radio France".
La loi sur l'audivisuel public que Mme Albanel souhaite présenter début septembre au Conseil des ministres pour un passage mi-octobre devant le Parlement, devrait "très, très probablement" comporter un article modifiant les conditions de nomination du président de Radio France, selon la même source.
"Je souhaite clairement que Patrick de Carolis continue sa mission" jusqu'à la fin de son mandat en 2010, a également déclaré la ministre qui a dit s'associer au soutien manifesté par le Conseil d'administration de France Télévisions au président du groupe.
AFP sd/Mdf/phi
vendredi 18 juillet 2008
P.DE CAROLIS : PUBLIC/PRIVE EN CONCURRENCE
Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, a plaidé jeudi pour un service public audiovisuel qui n'ait pas pour unique vocation de répondre à la demande non couverte par le privé, ce qui le condamnerait à une "austérité ennuyeuse"."Les services publics n'ont pas pour vocation de répondre uniquement à la demande qui n'est pas couverte par le secteur privé", a-t-il estimé à
l'ouverture d'un colloque à Strasbourg sur les médias de service public à l'ère
numérique. Selon lui, il faut éviter une "télévision à deux vitesses" avec "d'un côté,
les paillettes du secteur commercial et de l'autre, l'austérité un peu ennuyeuse
du service public".
Patrick de Carolis s'était déjà élevé récemment contre les critiques de Nicolas Sarkozy qui avait jugé les programmes de France Télévisions trop semblables à ceux des chaînes privées.De nombreux participants au colloque, parmi lesquels le président du BBC Trust, l'organe de surveillance de la radio-télévision publique britannique Sir Michael Lyons, et celui du Conseil supérieur de l'audiovisuel, Michel Boyon, ont appelé la Commission européenne à faire preuve de "souplesse" et de "pragmatisme" dans sa révision des réglementations applicables aux services
publics de radiodiffusion en Europe, actuellement à l'étude.
La Commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, a rappelé que Bruxelles était très attaché à encadrer "les aides d'Etat dans des limites équitables" de façon à éviter qu'elles ne donnent lieu à des surcompensations qui pourraient financer des activités commerciales des opérateurs publics. Il existe actuellement dans l'UE une grande variété de modèles de
financement de l'audiovisuel public. Certains sont, comme en Grande-Bretagne,
entièrement basés sur la redevance. D'autres, en Allemagne notamment, offrent un
accès restreint aux ressources publicitaires.
"Quel que soit le modèle choisi, il est essentiel que chaque service public puisse autofinancer son propre développement" et que "la notion de service public ne (soit) pas automatiquement liée à la gratuité", a souligné Patrick de Carolis.
Il est ainsi normal que certains services numériques comme la vidéo téléchargeable à la demande soient payants, dans le respect des règles commerciales, a-t-il estimé.
En tout état de cause, "rien ne serait pire qu'un service public auquel on interdirait le marché des services (numériques) au motif qu'il bénéficie de financements publics", a conclu le président de France Télévisions.
AFP yo/tj/ez/DS
EST REPUBLICAIN:NOUVEAU D.G.
Jean-Claude Bonnaud, directeur général du quotidien les Dernières nouvelles d'Alsace (DNA), a été nommé directeur général adjoint du journal l'Est républicain (ER, diffusé à 197.674 exemplaires), a annoncé mardi le groupe Ebra, qui contrôle les deux quotidiens.
Tout en gardant ses fonctions aux DNA (183.187 exemplaires), il remplace à l'ER Antoine Rousteau qui a "quitté le groupe" depuis "mardi soir ou mercredi matin".
Né en 1958, Jean-Claude Bonnaud avait été débauché en août 2007 du groupe Sud-Ouest, dont il était le président du directoire. Il avait été auparavant secrétaire général de la Charente libre (groupe Sud-Ouest) en 2001, puis son directeur général à partir de 2003.M. Bonnaud, qui a commencé sa carrière à la rédaction sportive de la République du Centre-Ouest à Tours, avait travaillé entre 1989 et 2001 à l'ER.
Il en avait été nommé rédacteur en chef adjoint en 2000, avant de rejoindre la
Charente libre.
Sa nomination survient à l'occasion d'un "remaniement des directions générales du pôle Est du groupe" de presse Ebra (Est-Bourgogne-Rhône-Alpes), dont le président Gérard Lignac garde la présidence des quotidiens DNA et ER.
Le directeur général d'Ebra Gérard Colin conserve ses fonctions de vice-PDG de l'ER et vice-PDG délégué des DNA. Le directeur général adjoint des DNA, Francis Hirn, reste également en fonction.
Bertrand Bommelaer, secrétaire général de l'ER, est quant à lui nommé secrétaire général d'Ebra. Serge Ferreira, directeur des ressources humaines de l'ER et d'Ebra, devient en sus directeur opérationnel de l'ER.
Le Crédit Mutuel a pris fin juin le contrôle d'Ebra, premier groupe de presse quotidienne régionale de France. Celui-ci compte huit quotidiens, 1,1 million de journaux vendus dans 23 départements de l'Est et du Sud-Est et 3 à 4 millions de lecteurs.
AFP jf/tj/cho/DS
AUTO PLUS: CE QU'EN PENSE RACHIDA DATI
La ministre de la Justice Rachida Dati s'est dite jeudi à Toulouse "très attachée à la liberté d'expression" et "de la presse en particulier", à la suite de la mise en examen d'un journaliste du magazine Auto Plus après une plainte de Renault pour espionnage industriel. Mme Dati, qui participait à l'ouverture des travaux d'une réunion des acteurs et partenaires européens de la coopération judiciaire, a rappelé qu'elle avait fait "adopter en première lecture à l'Assemblée nationale l'engagement du Président de la République d'inscrire dans la loi de 1881" le principe de la protection des sources.
"Ce texte comporte quatre avancées majeures", a-t-elle déclaré avant de citer celles-ci.
"D'abord, le journaliste ne sera plus obligé de révéler ses sources à tous les stades de la procédure", a-t-elle poursuivi en notant qu'aujourd'hui un journaliste "ne peut taire ses sources uniquement que quand il est entendu comme témoin devant un juge d'instruction".Rachida Dati a fait remarquer qu'en matière de perquisitions ou de saisies, les "garanties nouvelles" sont "nettement supérieures à celles qui sont accordées aux avocats".
Selon elle, le magistrat devra motiver sa décision, "dire pourquoi on vient
perquisitionner, ce qu'on souhaite perquisitionner et ce qu'on souhaite
saisir".
"Le journaliste, c'est encore une avancée majeure, pourra s'opposer à la
saisie d'un élément, ce peut être un dossier, une pièce, un ordinateur en disant
j'oppose la protection des sources", a-t-il poursuivi. Bruno Thomas, journaliste d'Auto Plus poursuivi dans le cadre de l'information pour espionnage industriel sur plainte de Renault, a été mis en examen jeudi pour cinq chefs dont "recel d'abus de confiance" et "révélation du secret de fabrique".
AFP gr/jmt/pta/
jeudi 17 juillet 2008
France Télévisions et l'UE
Bruxelles a autorisé jeudi une nouvelle injection de capital de l'Etat français de 150 millions d'euros dans France Télévisions, sans se prononcer sur les modes de financement proposés par Paris
pour compenser la suppression de la publicité sur les chaînes publiques. La Commission a estimé que cette injection de capital, destinée à compenser en 2008 la perte de revenus publicitaires qu'a entraînée l'annonce de la suppression à terme de la publicité, était "justifiée, au regard des coûts nets qu'entraînent les missions particulières au service public, compte tenu de l'engagement des autorités françaises quant au contrôle des fonds".
La baisse des recettes consécutive à l'annonce de la disparition de la publicité à terme "a fragilisé l'équilibre financier de France Télévisions à court terme", explique la Commission. Gardienne des traités en matière de concurrence, la Commission rappelle que dans le domaine de l'audiovisuel public, elle "tient compte de la prérogative qu'ont les Etats de décider des moyens adéquats de financement des obligations de service public, dès lors qu'il n'y a pas de surcompensation qui pourrait financer des activités commerciales de l'opérateur.
Mais cette liberté laissée au gouvernement ne signifie pas que la Commission ne suit pas de près les nouveaux moyens de financement proposés pour compenser la suppression de la publicité sur les chaînes publiques après 20H00 dès le 1er Janvier 2009, en attendant sa suppression totale fin 2011.
"Je suis avec intérêt les évolutions sur le marché audiovisuel en France et les initiatives visant à recentrer et renforcer France Télévisions dans des missions de service public auxquelles les citoyens français et européens, tout comme la Commission, sont naturellement attachés", a déclaré la commissaire à la Concurrence .Les nouvelles mesures de financement, quand elles seront précisées, "devront être notifiées et examinées par la Commission", rappelle-t-elle.
Les recettes publicitaires et celles du parrainage de France Télévisions se sont élevées à 823 millions d'euros en 2007. Le manque à gagner doit être compensé par une taxe sur les opérateurs de téléphonie mobile, internet, et une contribution des chaînes privées.
AFP cat/abd/ai
Les journalistes et la justice
PARIS, 17 juil 2008 (AFP) - Plusieurs journalistes ont été mis en examen ces
dix dernières années pour violation du secret de l'instruction :
19 fév 1998 : Philippe Brunet-Lecomte, rédacteur en chef de Lyon-Mag, et
Lionel Favrot, journaliste, condamnés respectivement à 5.000 et 3.000 francs
d'amende avec sursis pour la publication, en octobre 1997, d'un procès-verbal
d'audition de Michel Noir dans l'affaire dite "des comptes suisses" de Pierre
Botton.
2 juil 1998 : Gilles Millet, collaborateur de l'Evénement du Jeudi et de
France 3, pour la détention d'une copie de procès-verbal d'enquête sur les
milieux séparatistes corses après l'assassinat du préfet Erignac. Il est
condamné en octobre 2003 à 1.000 euros d'amende avec sursis.
6 sept 1998 : le journaliste de Nice-Matin Claude Ardid, soupçonné d'avoir
dévoilé, grâce à un magistrat, une affaire de pots-de-vin dans l'attribution du
marché des cantines scolaires de Toulon. Ils est relaxé en novembre 2006.
21 déc 1999 : Hubert Levet, pigiste, et Eric Dadier, directeur de la
rédaction du quotidien économique l'Agefi, pour avoir publié en septembre, deux
jours avant leur annonce officielle, les résultats du groupe Aerospatiale Matra.
Le titre avait perdu 6,10 % dans la journée. Ils sont relaxés en février 2002.
18 oct 2000 : Arnaud Hamelin, pour avoir filmé les confessions de
Jean-Claude Méry, financier occulte du RPR. Il obtient un non-lieu.
13 oct 2005 : cinq journalistes de L'Equipe et du Point pour des articles
sur l'affaire de dopage concernant l'équipe cycliste Cofidis.
17 nov 2005 : Roberto Cristofoli, journaliste au Parisien, soupçonné d'avoir
obtenu d'un policier la remise de matériel permettant d'écouter les fréquences
de la police.
13 déc 2006 : Denis Robert, pour avoir eu en mains les listings de l'affaire
Clearstream.
7 déc 2007 : Guillaume Dasquié, pour avoir eu en mains des notes de la DGSE
"confidentiel défense" dans une affaire de terrorisme.
17 juil 2008 : Bruno Thomas, d'Auto Plus, pour la publication de photos
inédites d'une future voiture.
doc-or/mmr/epe/sd
EUROPE1:LAURENT GUIMIER A LA TETE DE LA REDACTION
PARIS, 17 juil 2008 (AFP) - Laurent Guimier, directeur de la rédaction du
Figaro.fr, a été nommé directeur de la rédaction d'Europe 1 (groupe Lagardère)
en remplacement de Benoît Duquesne, a annoncé jeudi la radio dans un
communiqué.
Agé de 37 ans, Laurent Guimier a débuté sa carrière de reporter à Europe 1
en 1994, successivement aux informations générales, au service politique et au
service société, avant d'être nommé en 2003 correspondant permanent de la région
Bordeaux-Aquitaine. En 2005, il est devenu rédacteur en chef de la matinale de
la radio.
Depuis octobre 2006, il était directeur de la rédaction du Figaro.fr.
Remercié "pour divergences sur la stratégie", Benoît Duquesne, 51 ans, avait
été engagé à Europe 1 en août 2007 par Jean-Pierre Elkabbach, qui a présidé la
station jusqu'à son remplacement par Alexandre Bompard en juin.
Mdf/da/pta/
Journaliste d'Auto-Plus mis en en examen:il est urgent de légiférer
Il est URGENT de légiférer
Notre confrère d'Auto Plus poursuivi dans le cadre de l'information pour espionnage industriel sur plainte de Renault, vient d'être mis en examen notamment pour "recel d'abus de confiance" et "révélation du secret de fabrique", à l'issue d'une garde à vue de 48 heures.
Le SPC-CGC apporte tout son soutien à ce journaliste et demande que la protection des sources soit réellement une priorité dans notre pays.Il y va de la liberté d'informer et donc,de toute notre démocratie.
Nicolas Sarkozy:La presse est une industrie stratégique
Nicolas Sarkozy affirme, dans une interview au Monde daté de jeudi, que "la presse est une industrie stratégique qui mérite d'être développée" au même titre que les autres secteurs économiques. Interrogé sur ses interventions dans le secteur de la presse qui par nature
est "un contre-pouvoir", le chef de l'Etat dit contester "l'idée d'un contre-pouvoir".
"Les médias sont un pouvoir qui ne vit pas seulement dans la confrontation. Le président de la République n'est pas illégitime à développer la filière nucléaire française. Il n'est pas illégitime à sauver la sidérurgie française. Il n'est pas davantage illégitime à vouloir favoriser l'émergence de groupes de communications forts", explique-t-il. Pour lui, "la presse est un secteur économique, une industrie stratégique qui mérite d'être développée au même titre que la santé, les transports,
l'environnement".
M. Sarkozy juge encore que "le problème de la France, c'est que nous n'avons pas de groupes de communication français de dimension internationale". "N'est-ce pas de la responsabilité du président de la République que d'essayer de construire un modèle économique qui permettra à de grands groupes français d'être indépendants?", s'interroge-t-il.
Quant à sa proposition d'une nomination du patron de France Télévisions par
le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy estime qu'elle n'est "pas anormale". Il n'est "pas anormal que le président de la République nomme le président d'une entreprise propriété de l'Etat à 100%. Avec deux verrous: un avis conforme du CSA et celui des commissions du Parlement. Où est le trouble?", déclare le chef de l'Etat. "Il faut bien que quelqu'un propose un nom", ajoute-t-il. Le 25 juin, lors de la présentation de ses projets pour l'avenir de l'audiovisuel public sans publicité, Nicolas Sarkozy avait indiquer vouloir une nomination du PDG de France Télévisions "par l'exécutif, après avis conforme du CSA, sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle".
AFP Mdf-fmp/da/abx
mardi 15 juillet 2008
JRI en CDD sur France2 : peuvent-ils faire grève?
Par Chloé Leprince Rue89 14/07/2008 18H58
Un précaire peut-il faire grève? Pas plus à France2 qu'ailleurs, semble-t-il, si l'on en croit le témoignage de deux journalistes reporters d'image (les JRI, qui tournent les sujets). Ils se sont heurtés, tout le week-end, à leur hiérarchie. Interviewés par Rue89, tous deux ont préféré conserver l'anonymat. Pas tant aux yeux de la direction de la chaîne publique, qui n'aura pas grand mal à les reconnaître, mais plutôt parce que, pigistes, ils travaillent aussi ailleurs.
Or A., comme B., refusent de participer à ce qu'on appelle les "bureaux d'été". En clair: des unités de tournage itinérantes qui couvrent l'actualité de "la France des vacances". A. qui a signé, lundi 7 juillet, un CDD de trois semaines, entend se solidariser avec le mouvement de grève du service des JRI, qui proteste contre la suppression des preneurs de son dans ces équipes.
"La polyqualification, c'est aussi une manière de valoriser les gens"
Depuis près de sept ans, France 2 tente en effet de "désanctuariser" la présence systématique de preneurs de son en tournage. A trois reprises au moins, ces dernières années, un bras de fer s'est entamé entre la direction et le service des preneurs de son. Les JRI, solidaires, refusent d'assurer systématiquement la prise de son en reportage
Jointe lundi par téléphone, Arlette Chabot, directrice de l'information, faisait valoir "une nécessité d'évoluer":
"Le métier doit évoluer à France 2, comme il a évolué dans toutes les autres télévisions. Nous n'avons plus les moyens de faire partir cinq personnes à chaque fois en mission.
"Nous avons fait une offre très intéressante aux preneurs de son en leur proposant de faire aussi du montage. La polyqualification, c'est aussi une manière de valoriser les gens et de les payer plus."
Pourtant, la grogne n'a pas molli, et les JRI ont maintenu leur préavis de prève. Ce lundi, la totalité des 7 JRI en CDI inscrits au planning faisaient bien grève. Certains des 8 pigistes ou CDD qui assuraient la journée auraient voulu leur emboîter le pas.
"On ne va pas embaucher des gens pour qu'ils fassent grève"
C'est le cas de A. et B., nos deux JRI anonymes, par ailleurs non syndiqués. Mais, vendredi soir, A. a été convoqué à la direction de l'information. Il affirme qu'Arlette Chabot l'aurait suggéré de "faire une croix sur son avenir à la 2" s'il faisait grève. Avant de promettre de casser son contrat s'il n'obtempérait pas:
"J'ai maintenu ma position et assuré que je ne me désolidariserais pas des JRI statutaires qui, eux, sont en grève."
Une démarche inacceptable, aux yeux d'Arlette Chabot:
"Je veux bien croire qu'il ait reçu des pressions pour faire grève mais dans aucune entreprise, une personne recrutée en CDD pour remplacer ceux qui sont en vacances ne peut se permettre de dicter ses conditions. On ne va pas embaucher des gens pour qu'ils fassent grève pendant trois semaines!"
Cassera-t-elle les contrats en cours? A., qui est en CDD depuis la semaine dernière et faisait bien grève lundi 14 juillet, n'est en effet pas seul dans ce cas. Il y a aussi B., qui devait commencer aujourd'hui un contrat de cinq semaines. Gréviste dès son premier jour, lui n'a pas été convoqué par la direction mais joint par téléphone, vendredi soir:
"Personnellement, je sais faire du son et j'en fais ailleurs quand je travaille sur d'autres chaînes ou dans des agences.
"Mais la pige est alors majorée. Or, quand je travaille à France 2, je touche 125 euros bruts... contre 240 euros bruts en agence. Si le métier doit peut-être évoluer, alors faisons une vraie négociation salariale, sans chantage à la suppressions des piges!"
"Une direction qui s'en prend aux précaires révèle sa faiblesse."
La SDJ, qui a placardé dans les locaux de France 2 ce courrier que Rue89 s'est procuré, parle quant à elle de 'tentative d'intimidation" et dénonce "deux poids-deux mesures" aux frais des pigistes et CDD: "Une direction qui s'en prend aux précaires révèle sa faiblesse."
Contacté par Rue89, Philippe Luzzi, chef du service (une quarantaine de JRI statutaires et un pool de 45 pigistes), reconnait, guère à l'aise, la tension qui entoure cette passe d'armes mais voulait temporiser, lundi, en fin d'après-midi:
"Les menaces ponctuelles ont sans doute été violentes. Mais les choses semblent se calmer et je pense pouvoir dire que les contrats ne seront pas cassés."
Dans les locaux de France 2, certains racontent que Philippe Luzzi et Roger Motte, le rédacteur en chef responsable des JRI, auraient mis leur démission dans la balance pour que leurs journalistes en CDD ne fassent pas les frais d'un rapport de forces qui couvait depuis longtemps.
NMPP: déficit de 29 Millions d'euros.
Les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), principale société chargée de la distribution de la presse, ont enregistré en 2007 un déficit net de 29 millions d'euros, dû notamment à une importante provision pour restructuration, ont-elle indiqué jeudi.
En 2006, les NMPP avaient enregistré un déficit net de 2,1 millions d'euros,
précisent-elles dans leur rapport d'activité 2007.
La société, qui a engagé un vaste plan de restructuration prévoyant notamment 350 suppressions d'emplois, a constitué en 2007 une provision pour restructuration de 62 millions d'euros, correpondant aux départs en préretraite programmés en 2009 . Le déficit d'exploitation a, quant à lui, été ramené à 11 millions d'euros en 2007, contre 15 millions d'euros l'année précédente.
Les ventes de presse (quotidiens et magazines) ont représenté 2,4 milliards d'euros en 2007, en baisse de 0,6% par rapport à 2006, contre une baisse de 3,3% l'année précédente. Dans le détail, les ventes de quotidiens ont représenté 552 millions d'euros, en hausse de 2,7% grâce à "une actualité porteuse mais aussi à des hausses de prix". Le taux d'invendus des quotidiens a baissé de 0,8 point en valeur, passant de 42,3% à 41,5%. Les ventes de publications presse (magazines) ont représenté 1,8 milliard d'euros, en baisse de 1,6% par rapport à 2006, après une baisse de 3,4% l'année précédente. Cette amélioration provient essentiellement des bons résultats des
titres people et des news magazines. Le taux d'invendus des publications a baissé de 1,3 point en valeur, passant de 50,5% en 2006 à 49,2% en 2007.
Les ventes de produits hors presse ont représenté 313 millions d'euros en
2007, en baisse de 21,1%.Les effectifs des NMPP et de sa filiale à 100% SPPS, ont baissé de 129 en 2007, pour atteindre 1.349 salariés en CDI au 1er janvier 2008. Les NMPP ont lancé fin 2007 un vaste plan de modernisation baptisé "Défi 2010", comportant un volet de restructuration industrielle et sociale et un volet de dynamisation et de développement du réseau de vente. Dans ce cadre, "le cap des 30.400 diffuseurs (de presse) a été franchi" fin
juin 2008, soit un solde positif de 584 points de vente par rapport à juin 2006,
se félicitent les NMPP.
AFP ber/fmp/sd
Droits d'auteurs : attention à la rentrée
Syndicat de la Presse - Communication
COMMUNIQUE
Après l’échec d’un amendement restrictif sur les droits d’auteur des journalistes au sénat, le SPC-CGC restera vigilant afin qu’une nouvelle démarche en ce sens ne puisse aboutir. Les journalistes du SPC-CGC estiment que toute remise en cause des droits d’auteur porte préjudice à la qualité de l’information, à la presse en général et ne sert pas les intérêts véritables des éditeurs. Ils demandent, comme les autres représentants syndicaux, que la question des droits d’auteurs fasse l’objet d’une réflexion objective et positive lors des Etats généraux de la presse et des médias à l’automne.
Paris, le 15 juillet 2008
vendredi 11 juillet 2008
SUD-OUEST FINALISE SA REORGANISATION
Le groupe Sud Ouest (GSO) a achevé la réorganisation de ses organes de direction après le rachat des Journaux du Midi fin décembre et le retour de Pierre Jeantet à sa tête en février, indique le groupe dans un communiqué jeudi Le groupe a quasiment doublé en deux ans son chiffre d'affaires à 550 M d'euros en 2007, ainsi que le nombre de ses salariés, à 4.300. Il publie 8
quotidiens, dont Sud Ouest, La Charente Libre, Le Midi Libre, 9 hebdomadaires, 6 magazines, et comprend un pôle d'édition, un télévision (TV7 Bordeaux), 2 quotidiens d'information gratuits et plus de 30 sites internet. GSO est présent dans les journaux gratuits d'annonces, avec 127 titres.
Aux côtés du directoire présidé par Pierre Jeantet, un comité exécutif a été installé, composé de représentants des principales filiales: la Sapeso, société éditrice du journal, représentée par le président de son directoire Bruno Franceschi et son vice-président Patrick Venries, Les journaux du Midi par Alain Plombat et Joël Canis, président et vice-président du directoire de cette
filiale.
Sont aussi membres de ce comité Emmanuelle Ripert, dirigeante de la S3G, filiale regroupant les gratuits, Wilfrid Pliya, directeur administratif et financier du groupe, et Jean-Michel Audineau, directeur délégué auprès du président. Ce comité, qui instruit les dossiers et aide à la décision du directoire, se réunit chaque mois.
Un Comité opérationnel Groupe, regroupant une quarantaine de cadres dirigeants, doit être créé à l'automne, avec des réunions trimestrielles visant à "partager les choix stratégiques et les décisions, afin de pouvoir les relayer vers l'ensemble des équipes".
Le directoire de GSO a lancé un projet d'entreprise, "Cap 2012", qui "vise à construire le modèle économique du groupe en tenant compte des évolutions de ses marchés". Le groupe entend "se donner toutes les chances de réussir le tournant du multimédia et de réinventer ses métiers".
Pour ce projet, de mai à octobre, une douzaine de groupes de travail définiront "des plans d'actions et scenarii d'évolution" avant "validation par les actionnaires et instances dirigeantes". Les plans d'action seront intégrés dans les budgets 2009, pour mise en oeuvre au prochain exercice.
AFP
Le CSA félicite France Télévisions.......
Les chaînes de France Télévisions ont "très largement respecté" leurs obligations en 2007, a annoncé jeudi le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), soulignant "un effort particulier" dans la
production inédite et les documentaires. Le CSA a auditionné jeudi matin, comme chaque année, les dirigeants de France Télévisions dans le cadre du bilan des chaînes du groupe pour 2007. A la
sortie de cette audition, interrogé par l'AFP, le PDG du groupe Patrick de Carolis s'est félicité d'un rapport "très élogieux" du CSA.
Le Conseil "a constaté que les chaînes de France Télévisions ont très largement respecté, en 2007, les obligations inscrites dans les cahiers des missions et des charges, le contrat d'objectifs et de moyens conclu avec l'Etat et les engagements pris devant le Conseil par M. Patrick de Carolis lors de la présentation de sa candidature en 2005", indique le conseil dans un communiqué.
Le CSA souligne en outre "la poursuite de l'investissement dans la création audiovisuelle avec un effort particulier dans la production inédite et les documentaires, l'offre de nouveaux formats dans le domaine de la fiction, une meilleure exposition des programmes culturels, scientifiques et de découverte, ainsi qu'une offre de sport diversifiée et une offre jeunesse enrichie".
Par rapport à la réforme de la télévision publique, le Conseil a rappelé "son attachement à la poursuite de la rénovation du groupe France Télévisions, au renforcement de ses missions de service public et au développement de ses activités sur les nouveaux médias ".
AFP 10 juillet
DROITS D'AUTEURS: LES SENATEURS RECULENT
Un amendement au projet de loi de modernisation de l'économie (LME), visant les droits d'auteurs des journalistes et très contesté par des syndicats de journalistes n'a finalement pas été défendu en séance jeudi soir et de ce fait a été annulé. Les trois sénateurs UMP, Louis de Broissia, Jacques Valade et Catherine Dumas, qui avaient déposé cet amendement n'étaient pas présents dans l'hémicycle lorsque l'amendement, après l'article 34 bis de la LME a été appelé en discussion.
Cet amendement visait à "instaurer un dispositif légal reconnaissant la cession automatique à l'éditeur de droits exclusifs sur les contributions journalistiques pour tous les supports que l'entreprise édite. Deux syndicats et les journalistes de la Société civile des auteurs multimédia (Scam) avaient protesté mercredi contre cet amendement qui conduirait, selon eux, à "brader leurs droits sociaux".
AFP 11 Juillet 08
LE SPC-CGC a également protesté mais l’AFP,une fois de plus, n’a pas tenu compte de notre communiqué.Sa partialité est honteuse.
jeudi 10 juillet 2008
LE RAPPORT DU CSA SUR LA TNT OUTREMER
RAPPORT
SUR LES MODALITES DE DEVELOPPEMENT
DE LA TELEVISION NUMERIQUE
DANS LES COLLECTIVITES D’OUTRE–MER
FAIT
à la demande du Gouvernement et au nom du Conseil supérieur de l’audiovisuel
Par M. Alain Méar
Membre du Collège
2
Sommaire
INTRODUCTION 4
I – UNE DEMANDE LEGITIME, EXPRIMEE AVEC FORCE, D’UNE OFFRE
TELEVISUELLE ELARGIE ET GRATUITE 7
I.1. Une demande née de l’étroitesse de l’offre hertzienne gratuite 7
I.1.1. Une constante : le fil rouge de Réseau France Outre-mer (RFO) 7
I.1.2. Une variable : l’offre privée gratuite 8
I.1.2.1. Une variable variée 9
I.1.2.2. Une variable précaire 9
I.1.3. Un correctif : l’offre privée payante 11
Un réseau câblé en devenir 12
L’arrivée du « triple play » ou le défi de la convergence 13
I.2. Une demande amplifiée par les potentialités du numérique 13
I.2.1. Des projets relancés 13
I.2.2. Des projets émergents 14
Des projets de « chaînes institutionnelles » 14
I.2.3. Des desseins politiques 15
I.2.3.1. Une « chaîne partagée » 15
I.2.3.2. Le droit au retour 16
I.2.3.3. La télévision numérique, outil de rayonnement de la francophonie 17
II – UNE REPONSE POSITIVE, ADAPTEE AUX SPECIFICITES DES PAYSAGES
AUDIOVISUELS DES COLLECTIVITES ULTRAMARINES 18
II.1. Des paramètres à prendre en considération 18
II.1.1. Des données structurelles 18
II.1.1.1. Des publics restreints 18
II.1.1.2. Des marchés publicitaires modestes 20
II.1.2. Des réticences aux résistances 22
II.1.2.1. Les motivations à éclipses des chaînes privées métropolitaines 22
II.1.2.2. Les craintes des chaînes privées locales 23
II.2. Une démarche pragmatique 25
II.2.1. Un processus progressif 25
II.2.1.1. Des préalables technologiques 25
La norme MPEG-4, ou le nec plus ultra technologique 25
Une solution efficiente : la numérisation des fréquences de Tempo 26
II.2.1.2. Une montée en puissance numérique en trois vagues successives 27
Le passage au tout numérique 30
II.2.2. Une nouvelle frontière pour RFO 32
II.2.2.1. Les deux métiers de RFO 32
RFO : opérateur naturel de l’offre numérique 32
Vers une identité plus affirmée de RFO, éditeur de service 34
3
II.2.2.2. RFO et la publicité 35
Une situation contrastée 35
Une solution viable ? 39
CONCLUSION DES DEUX PREMIERES PARTIES : LES RECOMMANDATIONS DU
CONSEIL SUPERIEUR DE L’AUDIOVISUEL 41
III – LA TELEVISION NUMERIQUE ULTRAMARINE : MODE D’EMPLOI 43
III.1 Garantir la plus large accessibilité à l’offre numérique 43
III.1.1. Le satellite, solution de diffusion économique pour les éditeurs
Métropolitains 44
III.1.2. Le satellite ne répond cependant pas à l’objectif de gratuité de l’offre 45
III.1.3. Le projet de Canal Overseas pose avant tout des problèmes de concurrence et
de pluralisme 46
III.1.4. Des modes de diffusion complémentaires 46
III.1.5. Une couverture adaptée pour la partie terrestre 47
III.2 Le MPEG-4 : Une norme adaptée aux enjeux ultramarins 49
III.2.1. Une question légitime au regard du calendrier de lancement de la TNT en
outre-mer 49
III.2.2. Les atouts du MPEG-4 51
III.2.3. Les risques du MPEG-4 52
III.2.4. Scénarios pour la mise en oeuvre du MPEG-4 53
III.3. La télévision mobile personnelle en outre-mer 54
III.4. La préparation des plans de fréquences 55
ANNEXES
Annexe A : Liste des personnalités rencontrées 56
Annexe B : Compte rendu des « Etats généraux de la télévision numérique » 64
Annexe C : Les outre-mers en chiffres 82
Annexe D : La production audiovisuelle locale 87
Annexe E : Lettre de mission 89
4
Par une lettre en date du 19 décembre 2007, Mme Christine Albanel, ministre de la culture et
de la communication, et M. Christian Estrosi, à l’époque secrétaire d’Etat chargé de l’outremer,
ont confié au Conseil supérieur de l'audiovisuel, autorité indépendante, le soin de
« mener une mission d’évaluation, d’analyse et de proposition sur les modalités de
développement de la télévision numérique outre-mer ».
Cette demande, en forme d’hommage rendu à l’impartialité, à la réactivité et à l’expertise du
Conseil supérieur de l'audiovisuel, chef de chantier du passage au tout numérique pour
l’ensemble du territoire national, s’inscrit dans la perspective du rapport que le Gouvernement
doit déposer sur le bureau de chacune des deux assemblées qui composent le Parlement.
Dans sa rédaction issue de la loi du 5 mars 2007 sur la télévision du futur, l’article 105 de la
loi du 30 septembre 1986 dispose, en effet, dans son premier alinéa, qu’« avant le 1er juillet
2007, le Gouvernement dépose devant le Parlement un rapport sur les modalités de
développement de la télévision numérique dans les départements, régions et collectivités
d’outre-mer et en Nouvelle Calédonie formulant des propositions relatives à la mise en place
d’une offre de services nationaux gratuits de télévision identique à la métropole, en vue de
l’extinction de la diffusion analogique sur l’ensemble du territoire national ».
Ces dispositions poursuivent un double objet : d’une part, prévoir les adaptations nécessaires
à l’introduction de la télévision numérique dans les collectivités ultramarines et, d’autre part,
encadrer cet exercice d’adaptation par un rappel protecteur des principes fondateurs de la loi
sur la télévision du futur, qui est applicable outre-mer, à savoir la mise à disposition des
Françaises et des Français d’une offre télévisuelle élargie et gratuite.
En l’occurrence, force est de relever que le législateur a tenu à souligner la nécessité de la
mise en place d’une offre télévisuelle numérique élargie, gratuite et, de surcroît, identique
à l’offre métropolitaine.
Dès lors, il était loisible de considérer que la réflexion sur « les modalités de développement
de la télévision numérique » dans les collectivités ultramarines devait porter davantage sur
les modalités de transport et de diffusion des services de télévision numérique que sur le
périmètre de l’offre gratuite. Tous les champs du possible technologique devaient être
envisagés et explorés comme en atteste la non utilisation du qualificatif « terrestre » après les
mots « télévision numérique ».
Cette interprétation était confirmée par la lettre de mission cosignée par les deux ministres
dans la mesure où cette missive demandait au Conseil supérieur de l'audiovisuel de veiller,
dans l’accomplissement de cette mission, « à prendre en compte l’ensemble des
technologies : la voie hertzienne terrestre, le satellite, le câble, l’ADSL et les technologies
sans fil ».
Cet examen comparatif des avantages respectifs des technologies en présence ne saurait,
toutefois, s’effectuer à la seule aune de la performance technique, qui ne pouvait constituer
une fin en soi.
5
D’autres considérations devaient être prises en compte et, en premier lieu, l’adéquation entre,
d’une part, les performances et le coût d’une technologie et, d’autre part, sa capacité à traduire
et à mettre en oeuvre les principes retenus par le législateur, au premier rang desquels se situe
la gratuité pour le téléspectateur d’une offre télévisuelle élargie et enrichie.
En outre, l’introduction de la télévision numérique dans les outre-mers français ne saurait
s’effectuer in abstracto sans tenter d’appréhender les conséquences de l’avènement d’une
offre élargie et gratuite pour les paysages audiovisuels existants.
Telles sont les raisons pour lesquelles, Mme le ministre de la culture et de la communication
et M. le secrétaire d’Etat chargé de l’outre-mer ont demandé au Conseil supérieur de
l'audiovisuel de bien vouloir agir « en concertation avec les chaînes publiques et privées ainsi
que toutes les professions impliquées ».
Dans le même état d’esprit, les ministres commanditaires de la mission confiée au Conseil
supérieur de l'audiovisuel ont émis le souhait que des « concertations locales » puissent être
menées dans chacune des collectivités concernées « afin de déterminer l’impact qu’aura
l’introduction de la télévision numérique sur les paysages audiovisuels locaux, notamment en
termes d’offre potentielle et d’évolution du marché publicitaire ».
En accord avec l’esprit et la lettre de cette « feuille de route », le Conseil supérieur de
l'audiovisuel, a confié à M. Alain Méar, tout à la fois président du groupe de travail sur la
gestion de la ressource numérique et vice-président du groupe de travail sur l’outre-mer, le
soin de mener à bien la mission sollicitée par le Gouvernement.
Accompagné de Mme Magdalena Muzikova et de M. Aurélien Louis, respectivement chargée
de mission et ingénieur dans les services du CSA, l’auteur du présent rapport s’est rendu,
depuis le début de l’année, dans la quasi totalité des collectivités d’outre-mer.
Ces déplacements lui ont permis de rencontrer, lors d’entretiens particuliers et de réunions
collectives, les acteurs politiques, audiovisuels, culturels, économiques et techniques
concernés par l’avènement de la télévision numérique1.
Ces réunions publiques intitulées, par un clin d’oeil historique, « Etats généraux de la
télévision numérique », ont donné lieu à des échanges constructifs qui ont permis de mesurer
la force de la demande d’une offre télévisuelle élargie et gratuite, mais aussi de recueillir les
attentes, les craintes et les doléances des différents acteurs.
1 Voir en annexe B la liste des personnalités rencontrées lors des entretiens particuliers et des « Etats généraux
de la télévision numérique » auxquels a donné lieu ce périple ultra-marin. Ces rencontres ont été complétées par
des entretiens à Paris avec les dirigeants de France Télévisions, des chaînes privées gratuites de la TNT, de
Canal Overseas et de TDF.
6
C’est ainsi que les principales chaînes privées locales, dont les fonds de grille sont constitués
de programmes émanant des chaînes privées historiques de métropole (TF1 et M6), ont
exprimé la crainte que l’arrivée de ces deux éditeurs en hertzien gratuit se traduise par un
bouleversement de leur modèle économique et s’apparente, pour elles, à la chronique d’une
disparition annoncée.
Cette vive inquiétude manifestée par les télévisions locales privées les a conduites à faire de la
suppression de la publicité sur les écrans des « télés pays » de RFO un préalable à
l’introduction de la télévision numérique hertzienne.
C’est l’une des difficultés auxquelles se heurte l’avènement d’une offre télévisuelle élargie et
gratuite, des difficultés, certes réelles, mais qu’il convient de surmonter pour pouvoir
satisfaire, dans toute la mesure du possible, les attentes impatientes de nos compatriotes
ultramarins.
Telle est la raison pour laquelle le Conseil supérieur de l'audiovisuel, soucieux d’éviter
l’apparition d’une fracture numérique entre la France métropolitaine et la France d’outre-mer,
considère que la demande légitime, exprimée avec force par nos concitoyens d’outre-mer,
d’une offre télévisuelle enrichie et gratuite (I) appelle une réponse résolument positive mais
adaptée aux spécificités ultramarines (II).
7
I - Une demande légitime, exprimée avec force, d’une offre télévisuelle élargie et gratuite
La demande d’une offre télévisuelle élargie et gratuite s’exprime avec d’autant plus de vitalité
et d’ampleur qu’elle est suscitée par la physionomie des paysages audiovisuels ultramarins et
amplifiée par les potentialités ouvertes par la technologie numérique.
I.1 Une demande née de l’étroitesse de l’offre hertzienne gratuite
Diversité dans la spécificité, différences dans la diversité : ces formules illustrent les trois
traits caractéristiques de la physionomie des paysages audiovisuels ultramarins.
En effet, ces paysages audiovisuels sont composés d’une constante, avec la présence de l’une
ou des deux chaînes de RFO, d’une variable, avec l’absence ou l’existence, en nombre
variable, de télévisions locales privées et, enfin, d’un correctif avec l’essor d’une offre
télévisuelle payante.
I.1.1. Une constante : le fil rouge de Réseau France Outre-mer (RFO)
En vertu des dispositions de l’article 44 (I, 4°) de la loi du 30 septembre 1986, précisées par
l’article 2 de son cahier des missions et des charges, Réseau France Outre-mer (RFO) doit
assurer, dans les collectivités françaises d’outre-mer, une double mission de continuité
territoriale :
· une mission susceptible d’être qualifiée de « continuité républicaine » avec
l’existence, dans chacune de ces neuf collectivités, d’une chaîne généraliste de
proximité dénommée « télé pays » et déclinée sous les appellations de : Télé
Réunion, Télé Martinique, Télé Guadeloupe, Télé Guyane, Télé Mayotte, Télé
Saint-Pierre et Miquelon, Télé Wallis, Télé Polynésie et Télé Nouvelle-
Calédonie, soit un total de 9 « télés pays » incarnant la permanence du service
public ;
· une mission de continuité de programmes de l’audiovisuel public par le
truchement de Tempo, chaîne à composante culturelle et éducative, qui diffuse
un florilège, composé à Malakoff, siège social du réseau, du « meilleur des
programmes » de France Télévisions. Cette seconde chaîne de RFO est
présente dans l’ensemble des collectivités ultramarines, à l’exception de
Mayotte et de Wallis-et- Futuna.
Pour ces deux collectivités d’outre-mer, les moins bien dotées, puisqu’elles ne disposent pas
de télévisions locales privées, l’offre hertzienne gratuite, qui se résume à une seule chaîne,
s’apparente au paysage audiovisuel métropolitain d’avant 1964, date de l’apparition de la
deuxième chaîne, devenue Antenne 2 en janvier 1975 et France 2 en 1992.
8
Les programmes locaux des « télés pays » (journaux et information locale, magazines
échangés entre les stations du réseau, magazines produits par France Ô) représentaient 29 %
de la programmation totale du réseau en 2006.
Ce pourcentage, même s’il n’englobe que des programmes propres au réseau RFO, et non pas
des productions locales, stricto sensu, témoigne cependant des efforts consentis par cette
chaîne publique pour répondre au reproche, souvent formulé à son encontre, de manquer à son
obligation de proximité. En effet, cette proportion des programmes RFO dans la
programmation totale des télés pays est passée progressivement de 18,1 % en 2001, à 24 %
en 2004 et, enfin, à 29 % en 2006.
Pour le reste, soit 71 % de la programmation totale des télés pays, mesurée en volume horaire,
les programmes provenaient, en 2006, pour 3,9 % de TF1, pour 32,1 % de France 2, pour
27,7 % de France 3, pour 1,3 % de France 4, pour 5,5 % de France 5 et, enfin, pour 0,5 %
d’Arte.
Quant à Tempo, sa programmation, exclusivement composée de programmes réalisés par les
sociétés de programme de France Télévisions, comporte pour moitié (50 %) des programmes
en provenance de France 5, la chaîne de « l’accès au savoir, à la connaissance, à la
formation et à l’emploi ».
En 2007, RFO, avec ses neuf entités géographiques2 a réalisé un chiffre d’affaires de 261,7
millions d’euros, en progression de 5,1 % par rapport à l’année précédente.
Au sein de ce chiffre d’affaires, la part du produit de la redevance a représenté 87,5 % des
recettes avec un montant de 228,9 millions d’euros, la publicité 7 % des recettes avec un
résultat de 18,4 millions d’euros, en valeur nette, et le parrainage 2 % des recettes pour un
montant de 4,2 millions d’euros, en valeur nette.
Au chapitre des dépenses, les coûts de grille de RFO ont atteint, pour la même année 2007,
165 millions d’euros à raison de 126,4 millions d’euros pour les deux canaux, Télés pays et
Tempo3 et de, 38,6 millions d’euros pour la radio.
I.1.2 Une variable : l’offre privée gratuite
Cette offre télévisuelle publique, parfois considérée comme venue et « plaquée » de
l’extérieur, a laissé ouvert, en dépit de l’étroitesse des marchés publicitaires ultramarins, un
espace propice à l’émergence de télévisions locales privées fondées sur la recherche de la
proximité.
2 La Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane, Mayotte, Polynésie française, Wallis-et-Futuna, Nouvelle-
Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon.
3 La deuxième chaîne de RFO, Tempo n’est pas diffusée à Mayotte et Wallis-et-Futuna.
9
I.1.2.1. Une variable variée
Deux catégories peuvent être distinguées au sein de l’ensemble constitué par les télévisions
privées locales.
La première catégorie regroupe des télévisions privées généralistes de proximité dont la
programmation associe à des productions locales un fond de grilles constitué par des
émissions en provenance de TF1 et de M6. La « recette » de cette formule audiovisuelle,
réplique privée du modèle des « télés pays », de RFO, peut atteindre 70 % de programmes de
TF1 et de M6. A cette catégorie appartiennent Antenne Réunion à la Réunion, Antilles
Télévision (ATV) à la Martinique, La Une en Guadeloupe, Antenne Créole Guyane (ACG) en
Guyane et Tahiti Nui Télévision (TNTV) en Polynésie française. TNTV présente la
particularité d’être une société d’économie mixte locale dont la Polynésie française détient
80 % du capital et assure plus de 90 % des recettes, en dépit de l’instabilité qui affecte
l’exécutif de cette collectivité d’outre-mer dotée d’un statut de large autonomie.
La seconde catégorie rassemble des télévisions privées « d’ultra proximité » dont la
programmation est faite d’émissions de couverture d’évènements locaux, d’émissions de
plateau et de « libre expression », avec tous les risques de dérapages verbaux inhérents à ce
type d’émissions, ainsi que d’émissions de captation et de diffusion des séances plénières des
conseils régionaux, des conseils généraux et des conseils municipaux des communes les plus
importantes des collectivités concernées, avec, en définitive, une part importante de
rediffusions.
A cette seconde catégorie appartiennent des chaînes comme KMT à la Martinique, Canal 10
et Eclair TV en Guadeloupe, Carrib’INTV à Saint Barthélémy et à Saint Martin ainsi que Télé
Kréol à la Réunion.
I.1.2.2. Une variable précaire
A l’exception d’Antenne Réunion, seule chaîne locale privée « rentable », qui renoue avec les
bénéfices (1,1 million d’euros en 2007), au terme d’un plan de redressement particulièrement
rigoureux4, toutes les chaînes locales privées ultra-marines connaissent une situation
financière fragile, pour ne pas dire précaire.
En Martinique, la chaîne ATV, qui connaît un fort endettement (3,7 millions d’euros), est en
train de finaliser, sous l’égide d’un mandataire ad hoc désigné par le tribunal de commerce de
Fort-de-France, un plan de reprise par de nouveaux actionnaires locaux.
En Guadeloupe, la Une Guadeloupe, dont l’endettement (4 millions d’euros) équivaut à plus
de 3 années de chiffre d’affaires, connaît une situation difficile.
4 La dette d’Antenne Réunion devrait s’éteindre en 2009.
10
En Guyane, l’entrée dans le capital d’ACG, à hauteur de 55 %, du groupe Gaddarkhan,
propriétaire de la Une en Guadeloupe, a constitué pour la chaîne guyanaise une bouffée
d’oxygène.
En Polynésie française, TNTV, qui présente la particularité d’être une société d’économie
mixte locale, a reçu de la collectivité, en 2007, une subvention d’exploitation de 10 millions
d’euros, qui représente 92,5 % de ses charges de fonctionnement, une subvention
d’équipement d’environ 3,7 millions d’euros et, enfin, une subvention « d’apurement des
dettes » d’un montant de 3 millions d’euros.
Paradoxalement, ce sont les petites chaînes privées, chaînes d’ultra proximité, chaînes de
niches, qui tirent le « moins mal » leur épingle du jeu, en dépit d’une couverture limitée et
d’une audience restreinte. Elles survivent, bon an, mal an, grâce aux subventions versées par
les collectivités locales en contrepartie notamment de la captation et de la diffusion des
réunions des conseils municipaux, généraux et régionaux.
Ces chaînes pallient, aux yeux des exécutifs locaux à la recherche de vitrines pour mieux faire
connaître leurs actions, le déficit de proximité dont ils font reproche à RFO.
En définitive, l’offre télévisuelle hertzienne gratuite, mesurée en nombre de chaînes
publiques et privées, se présente de la manière suivante dans les outre-mers français :
Offre télévisuelle hertzienne gratuite ultra-marine
POM
Réunion Martinique Guadeloupe Guyane Mayotte
St Pierre et
Miquelon
Wallis et
Futuna
Polynésie
française
Saint-Martin
Saint-
Barthelemy
Nouvelle
Calédonie
Offre
publique 2 2 2 2 1 2 1 2 2 2 2
Offre privée 2 2 3 1 0 0 0 1 1 1 0
Total 4 4 5 3 1 2 1 3 3 3 2
Source CSA
DOM/ROM COM
Ce tableau met en évidence la disparité des offres télévisuelles gratuites entre les différentes
composantes territoriales de notre République. En effet, le nombre de chaînes auxquelles peut
accéder, d’une part, un habitant de Wallis-et-Futuna ou un habitant de Mayotte et, d’autre
part, un de ses concitoyens résidant en métropole, dans une région couverte par la télévision
numérique terrestre, est désormais de 1 à 18 chaînes. Pour un habitant des départements
d’outre-mer (DOM), cet écart se situe entre 3 et 18 chaînes.
Au regard de l’offre télévisuelle publique, la situation des DOM, les mieux lotis (2 chaînes),
s’apparente à celle de la métropole avant l’apparition de la troisième chaîne, le 31 décembre
1972.
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Le constat de cet écart substantiel entre, d’une part, la richesse de l’offre télévisuelle
hertzienne gratuite dont peuvent bénéficier nos concitoyens métropolitains couverts par la
TNT et, d’autre part, la modicité de l’offre dispensée à nos compatriotes ultramarins, rend
indispensable et urgent un enrichissement des paysages télévisuels gratuits ultramarins. Ce
nécessaire enrichissement de l’offre télévisuelle publique gratuite ultramarine s’apparente
d’autant plus à une ardente obligation républicaine et citoyenne que le montant de la
redevance audiovisuelle, à laquelle sont assujettis nos compatriotes résidant dans les
départements d’outre-mer, s’élève à 74 euros, pour un accès limité à deux chaînes publiques
(Télé Pays et Tempo) alors que les métropolitains sont redevables d’une redevance de 116
euros pour une offre publique élargie à 6 chaînes publiques5, voire 7 pour les franciliens6.
I.1.3. Un correctif : l’offre privée payante
Cette modicité de l’offre télévisuelle hertzienne gratuite a suscité l’apparition d’un correctif
sous la forme d’une offre télévisuelle privée payante dont le succès traduit le besoin
d’ouverture sur le monde qu’éprouvent nos compatriotes ultramarins.
C’est ainsi que le paysage audiovisuel des collectivités ultramarines se caractérise par une
forte pénétration des bouquets satellite numériques payants, en dépit du coût relativement
élevé des abonnements. Le taux de pénétration de l’offre satellitaire, supérieur à celui constaté
en métropole, s’élève à 59 % à la Réunion7, à 58,6 % aux Antilles, à 49,4 % en Guyane et à
50 % en Nouvelle-Calédonie8.
Le principal opérateur, Canal Overseas, filiale de Canal +, compte 250 000 abonnés dans
l’aire géographique Antilles-Guyane desservie par le satellite Intelsat 801, 120 000 abonnés
à la Réunion et à Mayotte couvertes par le satellite Eutelsat W2 et 35 000 abonnés en
Nouvelle Calédonie et à Wallis-et-Futuna, collectivités desservies par le satellite Intelsat
701.
En situation de monopole aux Antilles, en Guyane, et en Nouvelle Calédonie, Canal Réunion,
filiale de Canal Overseas, subit, dans l’océan indien, la concurrence de Parabole Réunion,
propriété d’un homme d’affaires mauricien, qui compte 50 000 abonnés à la Réunion.
Un communiqué commun de Canal Réunion et de Parabole Réunion, publié le 11 juin 2008,
a annoncé que les deux opérateurs « étudient actuellement les conditions d’un éventuel
rapprochement de leurs activités de télévision payante ».
En Polynésie française, l’offre satellitaire TNS (44 000 abonnés) est proposée par un
opérateur public, l’OPT qui cumule sur le territoire les métiers exercés en métropole par la
Poste, France Telecom et Orange.
5 France 2, France 3, France 4, France 5, Arte, LCP (LCP/AN et Public Sénat).
6 Les habitants de la région Ile de France peuvent recevoir France Ô depuis septembre 2007.
7 Source : Canal Réunion.
8 Source : Canal Calédonie.
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Les bouquets satellitaires existants distribuent la plupart des chaînes métropolitaines ainsi que
les deux chaînes de RFO. En revanche, les chaînes de France Télévisions ne sont pas, à ce
jour, accessibles par satellite.
Canalsatellite propose 68 chaînes de télévision et 10 chaînes de radio aux Antilles, 58
chaînes de télévision et 7 chaînes de radio à la Réunion, 45 chaînes de télévision et 9
chaînes de radio en Nouvelle-Calédonie.
Pour sa part, Parabole Réunion, commercialise 48 chaînes de télévision et 20 chaînes de
radio. Quant au bouquet TNS, proposé en Polynésie française, par l’OPT, il regroupe 27
chaînes.
Le tarif mensuel (T.T.C.) de « l’offre liée » de Canal Overseas , qui comprend les chaînes de
Canal + et tout Canalsat, c’est à dire l’offre maximale, s’élève à 93,71 euros en Nouvelle-
Calédonie, à 71,87 euros aux Antilles-Guyane et à 52 euros à la Réunion ou Canal Réunion
est en situation de concurrence avec Parabole Réunion.
Cette « offre optimale » représente 35 % des abonnements aux Antilles, 43,6 % en Guyane,
50 % à la Réunion et 57 % en Nouvelle-Calédonie.
Canal Overseas propose également à la Réunion, depuis 2007, un bouquet « gratuit » de
télévision numérique par satellite, TNT Sat qui regroupe les deux chaînes de RFO (Télé
Réunion et Tempo), Antenne Réunion, France Ô, la chaîne parlementaire (LCP/AN et Public
Sénat), Kanal Austral, I Télé, TMC et TV Afrique. Cette offre implique soit l’achat pour le
prix de 109 euros d’un « paquet » comprenant un terminal, une carte d’accès et une parabole,
soit la location de ce « paquet » à raison de 7 euros par mois. Une offre similaire pourrait être
prochainement proposée aux Antilles.
Un réseau câblé en devenir
Cette offre satellitaire est complétée par des réseaux câblés aux Antilles et à Saint-Pierre-et-
Miquel